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CHAPITRE III: ANALYSE ET INTERPRETATION DES RESULTATS

III.1 PARAMETRES VEGETATIFS

III.1.1. Hauteur de plants

Les différentes moyennes de la hauteur (en centimètre) des plants à trois, six et neuf mois après la plantation sont repris sur la figure 2. Les données chiffrées sont reprises en annexe.

Figure 2: Hauteurs moyennes des plants à trois, six et neuf mois après la plantation

L’analyse de la variance de la hauteur moyenne des plants est reprise dans le tableau 4.

Tableau 4: Analyse de la variance de la hauteur moyenne  des plants neuf mois après plantation.

Source de variation

DDL

SCE

CM

F

Probabilité

Signification

Répétitions

2

 2219,59

 1109,80

 13,60

Variétés

10

 8085,51

 808,55

 9,91

<0,001

**

Altitudes

2

 7658,90

 3829,45

 46,94

<0,001

**

Variétés x Altitudes

20

 2944,98

 147,25

 1,80

 0,039

*

Erreur résiduelle

64

 5221,59

 81,59

Total

98

26130,57

CV : 14,4%                                                                                

Il ressort des résultats de l’analyse de la variance du tableau 4 qu’au seuil de 5% les variétés et les altitudes ont hautement influencé la hauteur de plants alors que leurs interactions ont peu influencé sur ce paramètre.

La comparaison de moyennes au niveau de l’interaction entre les variétés et les altitudes est reprise dans le tableau 5.

Tableau 5: Comparaison de moyennes de la hauteur de plants (en centimètre) au niveau de l’interaction entre les variétés et les altitudes.

Variétés X Altitudes

  moyennes

Groupes homogènes

JACKSON X 1473m

106,11

A

BM71 X 1473m

85

B

CATUAI X 1473m

81,11

BC

KABARE X 1473m

79,11

BC

JACKSON X 1561m

75,89

BC

HARARE X 1473m

72,56

BC

BM139 X 1561m

72,11

BC

MULUNGU X 1473m

71,89

BC

CIZUNGU X 1473m

71,56

BC

JACKSON X 1791m

71

BC

BM139 X 1791m

70

C

KAHUNDAHUNDA X 1473m

69,33

C

BM139 X 1473m

68,67

C

HARARE X 1791m

63,89

C

HARARE X 1561m

63,22

CD

KABARE X 1791m

62,56

CD

BM71 X 1791m

61,78

CD

ABYSSINIE X 1473m

61,78

CD

BMJ X 1791m

57,78

CD

CIZUNGU X 1791m

56,78

CD

BMJ X 1473m

56,67

CD

BM71 X 1561m

52,89

D

KABARE X 1561m

52,89

D

CATUAI X 1791m

52,89

D

BMJ X 1561m

52,33

D

MULUNGU X 1791m

49,22

D

CIZUNGU X 1561m

48,44

D

CATUAI X 1561m

48,11

D

MULUNGU X 1561m

47,89

D

KAHUNDAHUNDA X 1561m

47,78

D

ABYSSINIE X 1791m

46,89

D

KAHUNDAHUNDA X 1791m

46

D

ABYSSINIE X 1561m

41,44

D

Ppds : 14,733

Il ressort des résultats de ce tableau qu’il existe six groupes dont quatre d’entre eux sont homogènes et deux sont secondaires. Les plus grandes moyennes sont observé sur l’interaction JACKSON X 1473 suivi de l’interaction BM71 X 1473m Ces résultats pourraient être attribués aux caractères intrinsèques de chaque variété, de la capacité de prélèvement des ressources disponibles et à la présence des conditions influençant leur croissance. Certains éléments climatiques tels que la température et les précipitations ont un impact plus important que les autres sur ce type de culture (Davis et al., 2012). Ces éléments sont pour la plupart de fois sous la dépendance de l’altitude. Les variétés peuvent en effet réagir différemment aux conditions édaphiques auxquelles elles sont soumises (Bouharmont, 1995).

III.1.2. Diamètre au collet

Les différentes moyennes de diamètre au collet (en centimètre) des plants à trois, six et neuf mois après la plantation sont reprises sur la figure 3. Les données chiffrées sont reprises en annexe.

Figure 3: Diamètres au collet moyens des plants à trois, six et neuf mois après la plantation

L’analyse de la variance du diamètre au collet des plants est reprise dans le tableau 6.

Tableau 6: Analyse de la variance du diamètre au collet.

Source de variation

DDL

SCE

CM

F

Probabilité

Signification

Répétitions

2

 2,15502

 1,07751

 17,40

Variétés

10

 7,20272

 0,72027

 11,63

<0,001

**

Altitudes

2

 7,52097

 3,76048

 60,74

<0,001

**

Variétés x Altitudes

20

 4,58718

 0,22936

 3,70

<0,001

**

Erreur résiduelle

64

 3,96220

 0,06191

Total

98

 25,42809

CV : 17,2%

Il ressort des résultats de l’analyse de la variance du tableau 6 qu’au seuil de 5% les variétés, les altitudes ainsi que leurs interactions ont hautement influencé le diamètre au collet des plants.

La comparaison de moyennes au niveau de l’interaction entre les variétés et les altitudes par le test de Duncan est reprise dans le tableau 7.

Tableau 7: Comparaison de moyennes du diamètre au collet (en centimètre) au niveau de l’interaction entre les variétés et les altitudes.

Variétés X Altitudes

 Moyennes

Groupes homogènes

JACKSON X 1473m

2,69

A

BM71 X 1473m

2,02

B

HARARE X 1561m

2,02

B

JACKSON X 1561m

2,01

B

BM139 X 1561m

1,93

BC

MULUNGU X 1473m

1,87

BC

KABARE X 1473m

1,86

BC

KAHUNDAHUNDA X 1473m

1,82

BC

HARARE X 1473m

1,81

BC

CATUAI X 1473m

1,76

BC

BM171 X 1473m

1,67

BC

CIZUNGU X 1473m

1,64

BC

HARARE X 1791m

1,63

BC

ABYSSINIE X 1473m

1,56

C

CATUAI X 1561m

1,55

C

BM71 X 1791m

1,47

CD

BM139 X 1791m

1,38

CD

KABARE X 1791m

1,35

CD

BM71 X 1561m

1,33

CD

BMJ X 1473m

1,29

CD

CATUAI X 1791m

1,25

CD

MULUNGU X 1561m

1,18

CD

KABARE X 1561m

1,09

D

CIZUNGU X 1791m

1,08

DE

JACKSON X 1791m

1,08

DE

CIZUNGU X 1561m

1,05

DE

BMJ X 1791m

1,01

DE

BMJ X 1561m

0,97

DE

ABYSSINIE X 1791m

0,95

DE

KAHUNDAHUNDA X 1561m

0,94

DE

ABYSSINIE X 1561m

0,93

DE

KAHUNDAHUNDA X 1791m

0,79

DE

MULUNGU X 1791m

0,74

E

Ppds : 0,406

Les résultats du tableau 8 montrent que les interactions entre les variétés et les altitudes présentent huit groupes dont cinq d’entre eux sont homogènes et les trois autres sont intermédiaires au niveau de la comparaison des moyennes du diamètre au collet des plants à neuf mois après plantation. Les plus grandes moyennes sont observées sur l’interaction JACKSON X 1473m suivie des interactions BM71 X 1473m, HARARE X 1561m et JACKSON X 1561m. L’interaction MULUNGU X 1791m a donné une moyenne moins élevée par rapport à d’autres interactions. Ces différences seraient dues aux caractères intrinsèques de ces variétés et à l’hétérogénéité du milieu d’étude qui est influencée par l’altitude qui a l’impact sur différents éléments du climat nécessaires à la croissance et développement.

III.1.3. Nombre d’entrenœuds

Les nombres moyens d’entrenœuds de plants à trois, six et neuf mois après la plantation sont reprises sur la figure 4. Les données chiffrées sont reprises en annexe.

Figure 4: Nombres moyens d’entrenœud de plants à trois, six et neuf mois après la plantation.

L’analyse de la variance du nombre d’entrenœuds est reprise dans le tableau 8.

Tableau 8: Analyse de la variance du nombre d’entrenœuds.

Source de variation

DDL

SCE

CM

F

Probabilité

Signification

Répétition

2

 56,168

 28,084

 10,79

Variétés

10

 88,453

 8,845

 3,40

  0,001

**

Altitudes

2

 355,437

 177,718

 68,30

<0,001

**

Variétés x Altitudes

20

 162,341

 8,117

 3,12

<0,001

**

Erreur résiduelle

64

 166,523

 2,602

Total

98

 828,922

CV : 11%                                                                                   

Les résultats de l’analyse de la variance du tableau 8 montrent qu’au seuil de 5% il y a une différence très significative au niveau de la variété, hautement significative au niveau de l’altitude et de l’interaction Altitudes x Variétés en ce qui concerne le nombre d’entrenœuds.

La comparaison des moyennes du nombre d’entrenœuds au niveau de l’interaction Variété x Altitude est reprise dans le tableau 9.  

Tableau 9: Comparaison des moyennes du nombre d’entrenœuds au niveau de l’interaction Variétés x Altitudes.

Variétés X Altitudes

Moyennes

Groupes homogènes

BM71 X 1473m

19,88

A

KABARE X 1473m

19,33

AB

JACKSON X 1473m

18,22

AB

BM139 X 1791m

18,22

AB

KAHUNDAHUNDA X 1473m

17,77

AB

ABYSSINIE X 1473m

17,22

B

JACKSON X 1791m

17,11

BC

MULUNGU X 1473m

16,77

BC

BMJ X 1473m

16,66

BC

CIZUNGU X 1473m

16,44

BC

CATUAI X 1473m

15,99

BC

HARARE X 1791m

15,77

BC

BM139 X 1473m

15,33

BC

BM71 X 1791m

15,11

BC

CATUAI X 1791m

15,11

BC

CIZUNGU X 1791m

14,88

BC

ABYSSINIE X 1791m

14,55

C

BMJ X 1791m

14,33

C

KABARE X 1791m

14,22

C

BM71 X 1561m

13,99

C

BM139 X 1561m

13,77

CD

KABARE X 1561m

13,11

CD

BMJ X 1561m

12,99

CD

HARARE X 1561m

12,88

CD

MULUNGU X 1791m

12,77

CD

HARARE X 1473m

12,55

CD

KAHUNDAHUNDA X 1791m

12,22

CD

CATUAI X 1561m

12,11

CD

KAHUNDAHUNDA X 1561m

12,11

CD

JACKSON X 1561m

11,99

CD

ABYSSINIE X 1561m

11,22

D

CIZUNGU X 1561m

10,99

D

MULUNGU X 1561m

10,11

D

Ppds : 2,631

Des résultats de comparaison des moyennes de nombre d’entrenœuds par plant de caféier, il ressort quatre groupes homogènes et trois groupes intermédiaires. Les plus grandes moyennes sont observées sur l’interaction BM71 X 1473m suivie de KABARE X 1473m, JACKSON X 1473m et BM139 X 1791m. Les interactions MULUNGU X 1561m, CIZUNGU X 1561m et ABYSSINIE X 1561m ont donné les moyennes les moins élevées par rapport à d’autres interactions. C’est dans le champ situé à 1473 m d’altitude qu’on observe une   valeur élevé par rapport à d’autres sites. La culture du caféier nécessite des conditions environnementales très spécifiques. La température, les précipitations, l’ensoleillement, le vent et le sol sont très importants mais les conditions nécessaires changent selon les variétés cultivées. (Gliifford et Wilson, 1988).

III.1.4 Nombre de branches

Les nombres moyens de branches à trois, six et neuf mois après la plantation sont repris dans la figure 5. Les données chiffrées sont reprises en annexe.

Figure 5: Nombres moyens de branches à trois, six et neuf mois après la plantation.          

L’analyse de la variance du nombre de branches est reprise dans le tableau 10.

Tableau 10: Analyse de la variance du nombre de branches.

Source de variation

DDL

SCE

CM

F

Probabilité

Signification

Répétitions

2

 66,289

 33,144

 5,63

Variétés

10

 459,953

 45,995

 7,81

<0,001

**

Altitudes

2

 403,127

 201,563

 34,22

<0,001

**

Variétés x Altitudes

20

 190,478

 9,524

 1,62

  0,076

NS

Erreur résiduelle

64

 376,961

 5,890

Total

98

 1496,807

CV : 19,4%

De ce tableau ci haut, il en résulte qu’il y a une différence hautement significative au niveau des variétés et des altitudes et non significative au niveau de leur interaction en ce qui concerne le nombre moyen des branches dans notre aire d’étude.

La comparaison des moyennes du nombre du nombre de branches au niveau des variétés par le test de Duncan est reprise dans le tableau 11.

Tableau 11: Comparaison des moyennes du nombre des branches au niveau des variétés.

Variétés

Nombre des branches

Groupes homogènes

JACKSON

17,18

A

HARARE

14,66

B

BM71

13,81

B

BM139

13,40

BC

KABARE

13,22

BC

CATUAI

12,77

BC

CIZUNGU

11,51

C

KAHUNDAHUNDA

11,26

C

BMJ

10,77

C

ABYSSINIE

9,77

C

MULUNGU

9,59

C

Ppds : 2,286                      

Les résultats de comparaison des moyennes du nombre des branches sur les plants de caféier à neuf mois après plantation ont montré l’existence de trois groupes homogènes et un groupe intermédiaire. La variété JACKSON suivie de la variété HARARE et la variété BM71 ont montré un nombre des branches relativement élevé par rapport à d’autres variétés sous étude.

Une explication relative à ces résultats serait due à la capacité que posséderaient ces variétés à valoriser les ressources du milieu en vue de maximiser leur croissance.

La comparaison des moyennes du nombre du nombre des branches au niveau des altitudes par le test de Duncan est reprise dans le tableau 12.

Tableau 12: Comparaison des moyennes du nombre de branches au niveau des  altitudes.

Altitudes

Nombre des branches

Groupes homogènes

1473m

15,38

A

1561m

11,41

B

1791m

10,83

B

Ppds : 1,194

Il ressort des résultats du tableau 13 de la comparaison des moyennes du nombre des branches sur les plants de caféier en fonction des altitudes, une existence de deux groupes homogènes dont le premier est l’altitude à 1473m et le second par les altitudes à 1561 et à 1791m. C’est dans le champ situé à 1473 m d’altitude qu’on observe une valeur élevée du nombre de branches par rapport à d’autres sites. A la suite de la diminution de la température en région d’altitude, il s’en suit une modification dans le régime de la plante surtout au niveau de la croissance et la résistance aux maladies et aux ravageurs. Au niveau de la croissance le cycle végétatif s’allonge avec l’augmentation de l’altitude (Nyabyenda, 2007).

III.2. Paramètres phytosanitaires

III.2.1. Rouille

  1. Incidence de la rouille

Les figures 6,7 et 8montrent les incidences de la rouille à trois, six et neuf mois après plantation dans le milieu d’étude. Les données chiffrées sont reprises en annexe.

Figure 6: Incidence (%) de la rouille à trois mois après plantation.

Cette figure montre l’incidence de la rouille à trois mois après plantation sur les différents niveaux d’altitude considérés dans cette étude. On constate qu’à ce niveau toutes les variétés présentent des symptômes de la rouille sur tous les niveaux d’altitude. Une explication relative à la présence de la maladie peut être celle selon laquelle les effets de l’altitude n’ont pas encore marqué leur influence sur les plants de caféier. Néanmoins, les précipitations observées dans le mois d’octobre, novembre et décembre suivies des faibles précipitations qui ont eu lieu dans le mois de janvier peuvent être aussi à l’origine de cette incidence de la rouille. La maladie se manifeste surtout à la fin de la grande saison de pluie, ou au début de la saison sèche (Autrique et al., 1989).

Figure 7: Incidence (%) de la rouille à six mois après plantation.

Cette figure montre l’incidence de la rouille à six mois après plantation sur les différents niveaux d’altitude considérés dans cette étude. On constate que la maladie semble disparaitre sur les plants situés à 1791 mètre d’altitude. Ces résultats peuvent être dus à l’influence des éléments caractéristiques des zones de hautes altitudes qui jouent un rôle défavorable au développement de la maladie.

Figure 8: Incidence (%) de la rouille à neuf mois après plantation

Cette figure montre les variations de l’incidence de la rouille sur les variétés de café à neuf mois après plantation sur les différents sites sous étude. Ici on constate que les variétés réagissent différemment selon les altitudes. Les effets de l’altitude corrigent les problèmes de l’incidence de la rouille dans cette étude. La maladie est surtout grave en altitude basse caractérisée par un climat chaud et humide, et est influencée par les conditions de culture (CIRAD, 2012). Ce qui traduit une résistance acquise chez certaines variétés situées sur 1791m d’altitude notamment la variété MULUNGU et la variété BMJ tandis que la variété JACKSON et la variété BM139 situés à 1473m d’altitude ont été les plus atteintes par la maladie.

  1. Sévérité moyenne de la rouille

Les figures 9, 10 et 11montrent les sévérités moyennes de la rouille respectivement à trois, six et neuf mois après plantation dans le milieu d’étude. Les données chiffrées sont reprises en annexe.

Figure 9: Sévérité moyenne de la rouille à trois mois après plantation.

Cette figure montre la sévérité moyenne de la rouille sur les différentes variétés de café à trois mois après plantation sur les différents niveaux d’altitude. On constate à ce niveau que les variétés réagissent différemment à l’attaque de la maladie et il n’y a pas différences remarquable de cette attaque sur les altitudes considérées. La majorité de ces variétés ont une sévérité moyenne de 3 (moins sévère). Seule la variété Cizungu se démarque des autres variétés avec une sévérité moyenne de 5 (moyennement sévère).

Figure 10: Sévérité moyenne de la rouille à  six mois après plantation.

Cette figure montre la sévérité moyenne de la rouille sur les différentes variétés de café à six mois après plantation sur les différents niveaux d’altitude considérés. Cette faible attaque de la rouille observée sur les plants situés à 1791 mètre d’altitude pourrait être attribuée aux effets inhibiteurs des facteurs climatiques et environnementaux sur la maladie. Cette résurgence de la rouille sur certaines variétés serait attribuée à la présence des conditions favorables au développement de la maladie.

Figure 11: Sévérité moyenne de la rouille à  neuf mois après plantation.

Cette figure montre la sévérité moyenne de la rouille sur les différentes variétés de café sur les différents niveaux d’altitude. On constate que ces variétés réagissent différemment à la pression de la maladie. L’écologie joue certainement un rôle non négligeable, les planteurs se sont rendu compte, eux-mêmes, dans toutes les régions de culture ou sévit la rouille, que les caféières implantées en altitude résistaient mieux aux attaques que celles qui sont situées dans les zones basses (David, 1928).

III.2.2.  Anthracnose

  1. Incidence

Les figures 12, 13 et 14 montrent les incidences de l’anthracnose respectivement à trois six et neuf mois après plantation. Les données chiffrées sont reprises en annexe.

Figure 12: Incidence de l’anthracnose à trois mois après plantation

Cette figure montre l’incidence de l’anthracnose sur les plants de café à trois mois après plantation sur les trois niveaux d’altitude qui sont considérés dans cette étude. A ce stade de croissance on constate que l’anthracnose est beaucoup plus fréquente à 1473 mètre d’altitude par rapport à d’autres sites. 

Figure 13: Incidence de l’anthracnose à six mois après plantation.

Cette figure montre l’incidence de l’anthracnose sur les plants de café à six mois après plantation sur les trois niveaux d’altitude qui sont considérés dans cette étude. Ici on constate que les effets des faibles altitudes ont corrigé l’incidence de l’anthracnose dans le champ situé à 1473 mètre d’altitude car l’anthracnose est une maladie des hautes altitudes mais sans valeurs absolues.

Figure 14: Incidence de l’anthracnose à  neuf mois après plantation.

Cette figure montre l’incidence de l’anthracnose sur les variétés de caféier à neuf mois après plantation sur des altitudes différentes. Les variétés interagissent différemment selon les altitudes quant à l’incidence de l’anthracnose. L’anthracnose est beaucoup plus incidente sur le site situé à 1561m où les variétés les plus atteintes sont : CATIMOR, BM71 et KABARE tandis que les variétés situées à 1473m d’altitude ont acquiert une certaine résistance hormis la variété HARARE et BM139. La maladie est donc plus fréquente et plus dommageable dans les régions d’altitude (Autrique et al., 1989). Bock  en 1956 a constaté effectivement qu’aux plus basses altitudes la plupart des variétés sensibles sont indemnes de la maladie, tandis qu’aux altitudes plus élevées, le Caféier semble en général plus sensible.

  1. Sévérité moyenne

Les figures 15, 16, et 17 montrent les sévérités moyennes de l’anthracnose respectivement à trois six et neuf mois après plantation. Les données chiffrées sont reprises en annexe.

Figure 15: sévérité moyenne  de l’anthracnose à trois mois après plantation.

Cette figure montre la sévérité moyenne de l’anthracnose sur les plants de café à trois mois après plantation sur les trois niveaux d’altitude qui sont considérés dans cette étude. On constate qu’à 1473 mètre d’altitude toutes les variétés ont été attaquées à niveau moins sévère hormis la variété JACKSON et CATIMOR qui ont été attaqué à un niveau moyennement sévère. D’après les caractères spécifiques de variétés étudiées, la variété JACKSON et la variété CATIMOR ont une forte sensibilité à l’anthracnose, ce qui justifierait les résultats de cette figure. Dans les autres champs on constate que la majorité des variétés a résisté contre les attaques de la maladie.

Figure 16: sévérité moyenne  de l’anthracnose à six mois après plantation.

Cette figure montre la sévérité moyenne de l’anthracnose sur les variétés de caféier à six mois après plantation sur les différentes altitudes. On constate que le niveau de l’attaque de la maladie est élevé à 1561 mètre d’altitude par rapport à d’autres niveaux considérés dans cette étude.

Figure 17: sévérité moyenne  de l’anthracnose à neuf mois après plantation.

Cette figure montre la sévérité moyenne de l’anthracnose sur les variétés de caféier à neuf mois après plantation sur des altitudes différentes. La maladie sévit différemment selon les variétés et selon les altitudes. On constate que la maladie n’a pas encore atteint un niveau sévère pour toutes les variétés, néanmoins la variété KABARE située à 1561m d’altitude atteint déjà un niveau moyennement sévère.

III.2.3. Cercosporiose

  1. Incidence

Les figures 18, 19 et 20 montrent les incidences de la cercosporiose respectivement à trois, six et neuf mois après plantation.

Figure 18: Incidence  de la cercosporiose à trois mois après plantation.

Cette figure montre l’incidence de la cercosporiose sur les variétés de caféier à trois mois après plantation sur différents niveaux d’altitude. On constate à ce niveau que la maladie est présente sur tous les niveaux d’altitude. Mais la maladie est prononcée chez la variété Kabare 16 située à 1561 m (incidence 50%).

Figure 19: Incidence  de la cercosporiose  à six mois après plantation.

Cette figure montre l’incidence de la cercosporiose sur les variétés de caféier à six mois après plantation sur différents niveaux d’altitude. On constate que la maladie est présente sur tous les niveaux d’altitude mais elle est beaucoup plus incidente dans le champ situé à 1791 mètre d’altitude. Ce résultat se justifie par le fait que le pathogène a trouvé les conditions idéales pour son établissement.

Figure 20: Incidence  de la cercosporiose à neuf mois après plantation.

Cette figure montre les variations de l’incidence de la cercosporiose sur les variétés de café à neuf mois après plantation sur les différents sites sous étude. On constate sur ce graphique que la cercosporiose est beaucoup plus présente sur le site à 1791m d’altitude, notons aussi que la maladie se présente différemment sur les variétés. Dans ce milieu, les variétés telles que CATUAI, ABYSSINIE, MULUNGU et BM71 ont été beaucoup plus atteinte par la maladie que d’autres variétés. En plantation l’apparition de cette maladie est généralement liée à une déficience nutritionnelle (Autrique et Perreaux, 1989). La dynamique de ces déficiences peut être à l’origine de ces variations

  1. b) Sévérité moyenne

Les figures 20, 21 et 22 montrent la sévérité moyenne de la cercosporiose respectivement à trois, six et neuf mois après plantation. Les données chiffrées sont reprises en annexe.

Figure 21: Sévérité moyenne  de  la cercosporiose à trois mois après plantation.

Cette figure montre les variations de la sévérité de la cercosporiose sur les variétés de café à de trois mois après plantation sur les différents sites sous étude. Hormis la variété ABYSSINIE à 1473 mètre et la variété CATIMOR à 1561 mètre d’altitude, on constate que les autres variétés atteintes par la maladie sont attaquées à un niveau faible.

Figure 22: Sévérité moyenne  de  la cercosporiose à six mois après plantation.

Cette figure montre la sévérité moyenne de la cercosporiose sur les variétés de café à six mois après plantation sur les trois niveaux d’altitude. L’attaque de la maladie est faible à 1791 mètre d’altitude par rapport à d’autres sites. La variété MULUNGU à 1561 mètre d’altitude a été beaucoup plus attaquée que d’autres variétés.   

Figure 23: Sévérité moyenne  de  la cercosporiose à neuf mois après plantation.

Cette figure montre la sévérité moyenne de la cercosporiose sur les variétés de caféier à neuf mois après plantation sur des altitudes différentes. On constate que la maladie n’avait pas une pression suffisante sur les plants de caféier. Ces variétés ont seulement montré la présence des symptômes de la maladie sans pour autant avoir un certain degré de sévérité.

 

 

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