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INTRODUCTION

L'agriculture fait vivre plus de personnes que n'importe quelle autre activité économique ; la majorité de ces personnes sont des paysans indépendants pratiquant une agriculture de subsistance et vivant sous les tropiques. En dépit d'une urbanisation rampante, 75% des pauvres du monde vivent dans des zones rurales et l'agriculture reste la première source de leurs moyens de subsistance. La mise en valeur de l'agriculture est donc très importante pour soulager la pauvreté dans le monde en développement, directement (en offrant des emplois) et indirectement (en créant des emplois hors des exploitations agricoles et en faisant baisser les prix alimentaires) (Anonyme 2009).

Néanmoins sous l’action combinée des maladies, des attaques des ravageurs et de la concurrence des adventices, on estime que près de 50 % de la production agricole mondiale est perdue avant ou après la récolte (Anonyme 2011).

Les problèmes liés aux modifications climatiques se manifestent partout dans le monde et ont des conséquences directes sur les cultures. La recherche du microclimat favorable aux cultures reste une préoccupation majeure de l’agronome pour une bonne production

Le café est la première denrée agricole et la deuxième matière première (en valeur) commercialisée dans le monde, loin derrière le pétrole, mais devant le blé, l’acier, le sucre et le cacao. Le café est une boisson universellement populaire : 600 milliards de tasses de café sont consommées chaque année (Anonyme, 2014). La production et le traitement du café emploient plus de 25 millions de personnes dans le monde entier (O‘Brien et Kinnaird 2003).

En R.D.C, la production agricole est encore traditionnelle et accuse une tendance générale à la baisse depuis 1998 (Tollens, 2003). La région du sud Kivu présente les caractéristiques idéales pour produire du café arabica de haute qualité, les exploitations sont à prédominance paysannes (Dayez, 2012).

De 1970 à 1980, la région du lac Kivu à la limite de la RDC et du Rwanda était la principale exportatrice du café en Afrique. Mais les vagues de la violence qui ont commencé en 1990 accouplés à la pauvreté et aux maladies ont réclamé la vie de plus de 5 million de personne, un grand nombre de déplacés et détruit le gros du marché de café dans le pays avec une diminution d’une production de 110000 tonnes en 1980 à 50000 tonnes en 2009(De Groot, et al., 2013).Aussi, cette productivité a énormément chuté ces dernières années à cause des plantations vieilles de 30 à 40 ans, des pratiques agricoles non durables et non respectueuses de l’environnement et enfin du mauvais entretien des plantations entraînant la présence des maladies et des ravageurs (Anonyme, 2012).

La pression phytosanitaire importante au niveau des zones d’exploitation du café constitue une contrainte sérieuse en caféiculture. Cette pression s’exerce tout particulièrement sur Caféier arabica dont les variétés les plus cultivées se sont avérées sensibles à la plupart des maladies et parasites du caféier, tel que la rouille orangée, les nématodes ou encore les scolytes des baies (Mahé, 2007).

Des parasites et des maladies affectent fortement la rentabilité du caféier, ce qui ne favorise pas sa grande productivité. En effet, deux grands fléaux ont ravagé les plantations de caféier dans le monde au cour des cent dernières années et causent encore des destructions considérables. L’un est la rouille due au champignon Hemileia vastatrix ; l’autre un insecte parasite du grain, scolyte du grain, Hypothenemus hampei ferarri (Anonyme, 1993a).

Nsambu et al., (2014) ont récemment conclu qu’au Sud-Kivu, précisément dans le Kabare Nord, l’anthracnose, la rouille, le die-back et la cercosporiose étaient les principales maladies tandis que les Thrips enrouleurs, la punaise du caféier, la punaise à dentelles, les chenilles rongeuses des feuilles, les pyrales de drupes et les hannetons du caféier constituaient les principaux ravageurs.

En effet, il existe un domaine où le phytopathologiste travaillant en liaison avec le généticien et l'agronome peut prétendre obtenir des résultats intéressants, c'est la recherche de variétés résistantes (Meiffren, 1957).

Ce travail s’articule sur l’hypothèse selon laquelle ; les conditions climatiques qui caractérisent les zones d’altitudes différentes auraient une grande influence sur le comportement de ces différentes variétés de caféiers quant à la vitesse de croissance et sur l’incidence et la sévérité des maladies dans le groupement d’Irambi Katana.

L’objectif poursuivi par ce travail est de déterminer les variétés de café qui auront une grande aptitude de croissance, résistantes aux maladies et aux conditions éco-climatiques de Katana sur les différents niveaux d’altitude qui seront énumérés en vue de réduire le problème des pestes dans cette partie du territoire de Kabare et arriver ensuite à l’amélioration de la production du café.

A part cette brève introduction et la conclusion, cette étude comprend trois chapitres dont en premier lieu, les généralités sur le café et les maladies et ravageurs du caféier, le second traitant la partie expérimentation consacrée au milieu, matériel et une méthodologie, et le troisième enfin qui parlera des résultats et leur discussion et quelques recommandations et suggestions pour clôturer cette étude.

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