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Les IMF doivent se doter de procédures qui permettent à leurs dirigeants de gérer les risques actuels et de s’adapter aux nouveaux.
Un processus de gestion des risques comprend :
Comme soulignent deux sociologues européens, Ulrich Beck et Antony Giddens, « nous sommes dans l’ère du risque ». Il convient donc aux entreprises de maîtriser leurs risques. La gestion des risques permet d’évaluer les risques auxquels peut être confrontée une entreprise et de les traiter. Ce processus repose sur une posture anticipative. Chaque entreprise est confrontée à de nombreux facteurs de risques, qui seront appréciés en fonction de l’appartenance au risque propre à chaque entreprise. [1]
L’évaluation des risques est un processus continu qui comporte généralement trois étapes :
Une bonne gestion du risque de crédit est conditionnée par l’existence d’une fonction de crédit répondant à des critères objectifs et se fondant sur des principes sains. Pour cela, certains éléments clés doivent être réunis tels qu’une politique de crédit définie par écrit, l’existence de procédure d’approbation et d’administration des prêts et une documentation appropriée sur le crédit.
Toute IMF doit se doter de CAAR pour l’ensemble de ses produits de prêts. Il s’agit des critères auxquels se référeront les agents de crédit dans l’analyse des dossiers de prêt. Il s’agit d’identifier pour tout prêt ou engagement financier :
L’IMF doit procéder à une segmentation assez fine de son portefeuille en classifiant ses clients par catégorie sur base de critères tels que :
Après l’étude du dossier, le chargé de crédit le transmet au comité de crédit qui effectue une contre analyse avant de donner sa décision.
Bien que la décision d’octroi du crédit ait été prise, le prêt ne peut être octroyé tant que les garanties requises n’ont pas encore été prises.
Le suivi de crédit peut se conduire au moyen d’une balance dite « balance âgée ». C’est un tableau qui dégage l’ensemble des bénéficiaires de crédit ainsi que les remboursements effectués dans le temps. Il arrive qu’un client se relève manifestement défaillant, il convient de prendre un certain nombre de mesure :
Comme tous les autres marchés, le marché de crédit est déterminé par l’offre et la demande de crédit. Cette dernière émane des entreprises et des ménages qui sont en besoin de financement de leurs activités.[2]
Le taux d’intérêt est le prix du prix : c’est le montant que les emprunteurs paieront et que les porteurs reçoivent. Le taux d’intérêt assure l’équilibre de la demande et de l’offre de prêts sur ce marché, le préteur et l’emprunteur échangent une promesse de remboursement à l’échéance. Le non remboursement du montant emprunté peut provenir de plusieurs causes qui est l’objet principale de notre étude. De même une entreprise cliente peut se trouver en état de cessation de paiement suite à la dévalorisation de son actif « risque d’actif ». Lespréteurs se préoccupent donc d’évaluer la qualité de la qualité de la promesse de l’emprunteur c’est-à-dire sa probabilité de défaillance. Il existe de ce fait une asymétrie d’information entre le prêteur et l’emprunteur.
Selon VARIAN, dans une situation d’information imparfaite et asymétrique entre les banques et les emprunteurs, ces derniers sont privilégiés car ils ont une meilleure information sur leur propre risque de défaillance.[3]
STIGLITZ et WEISS ont montré qu’en cas d’asymétrie de l’information, le rationnement du crédit peut apparaitre de façon endogène. Les situations d’information incomplètes conduisent à des problèmes d’aléa moral et desélectionadverse.
La question subsidiaire que ses auteurs tente de résoudre, c’est comment connaître avec certitude les emprunteurs possibles présentant les risques de défaut les plus élevés, alors que préteurs et emprunteurs disposent d’informations différentes.
L’IMF est créée pour une mission sociale, cela veut dire qu’elle est totalement au service de l’acteur principal qui est son client. C’est particulièrement visible quand l’IMF est constituée sous la forme mutualiste ou sous la forme d’une association.
Le marketing consiste à connaitre les clients, le secteur informel dans lequel ils évoluent, les produits dont ils ont effectivement besoin et l’environnement concurrentiel. Ce sont les personnes qui ont des fonctions en contact avec la clientèle et en particulier les agents d’accueils et les agents de crédit qui sont la source d’information essentielle de l’IMF.
Ainsi chaque membre du personnel de l’IMF participe au dialogue avec les clients. Ecouter le client et surtout rendre cette écoute utile permet d’orienter l’organisation vers un meilleur service. Le client fait part d’inquiétude, de besoins d’assurances, l’IMF pourra innover. Dans de nombreuses IMF, les réunions de service hebdomadaires ou mensuelles sont l’occasion de faire remonter les informations relatives aux besoins des clients.
Figure no 1 : Les institutions de microfinance et le marketing
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Définition du marketing étudier et connaître le client pour lui vendre des produits ou services |
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Objectif du marketing : ETRE L’IMF CHOISIE |
Le marketing apparaît comme une question majeure pour les IMF car il permet :
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Reconnaître Accueillir Ecouter Accompagner |
Source : ENCYCLOPEDIE DU MICRO CREDIT : ce qu’il faut savoir sur les institutions de microfinance (IMF), décembre 2006.
La réglementation bancaire fait obligation aux banques de respecter des normes de gestion sous forme notamment de ratios (liquidité, solvabilité…). Ces normes sont destinées à sécuriser l’ensemble du système bancaire.
L’intermédiation financière ou la finance indirecte constitue un autre moyen de financement de l’économie nationale. Appelé également le financement externe indirect, il suppose une intervention des institutions ad-hoc qui sont des institutions financières pour servir d’intermédiation entre les agents économiques à besoins de financement et les agents à capacités de financement. Ces institutions émettent des titres secondaires au bénéfice des agents à capacité de financement qui cherchent à rentabiliser leur épargne liquide pour collecter les ressources financières nécessaires au financement des titres primaires.
Selon SYLVIE DE COUSSERGUES, « avec la finance indirecte, un intermédiaire financier s’intercale entre les agents à capacité et à besoins de financement. Cet intermédiaire financier emprunte aux agents à capacité de financement leur épargne en leur proposant des contrats de type « contrat de dépôts », ce faisant l’intermédiaire collecte des capitaux. Puis, il va prêter les capitaux ainsi collectés aux agents à besoins de financement en leur proposant des contrats de crédit. »[4]
Les problèmes d’asymétrie d’information tels que l’aléa moral et la sélection adverse influencent le fonctionnement des marchés financiers libéralisés ou décentralisés. La sélection adverse ou l’anti-sélection se réfère à l’accroissement du risque de sélection de mauvais clients par une institution financière en situation d’information incomplète. Elle est donc relative aux situations où les débiteurs de risque élevé et de faible performance sont ceux qui sont susceptibles de choisir un programme de crédit à taux d’intérêt élevé contrairement aux emprunteurs à faible risque qui se retirent du marché.[5]
Selon Agenor (2000), l’aléa moral ou hasard moral est un effet d’incitation adverse. Il est défini comme l’ensemble des actions des agents économiques qui maximisent leur utilité au détriment de celle des autres dans les situations où les agents ne supportent pas toutes les conséquences (coûts) de leurs actions à cause de l’incertitude ou de l’incapacité des contrats utilisés à imputer l’ensemble des dommages à l’agent responsable.
Selon encore LaDue (1990), l’idée de hasard moral sur le marché financier vient de ce que les prêteurs ne peuvent pas contrôler ou contrôlent mal les actions des emprunteurs et par conséquent le rendement des prêts. Dans une situation d’information imparfaite et asymétrique entre les banques et les emprunteurs, les seconds sont privilégiés car ils ont une meilleure information sur leur propre risque de défaillance.
Stiglitz et Weiss (1981) ont montré qu’en cas d’asymétrie d’information, le rationnement du crédit peut apparaître de façon endogène et que pour diminuer le risque associé aux mauvais payeurs la banque doit diminuer la taille du prêt et par conséquent elle ne doit pas augmenter le taux d’intérêt.
[1] DEMAZY A. et Ali, Op.cit. P.79
[2] KALALA, F-T, La restriction de l’Espace microfinance au Kivu « l’Est de la RDC, 2006.
[3]VARIAN cité par MITIMA CLOVIS, Evaluation et Gestion de risque de Crédit dans les IMF de Bukavu, Cas du PAIDEK, Mémoire, UCB, Inédit, 2OO7
[4]COUSSERGUES, Op.cit. P.102
[5]LADUE E.L, “Moral hazard in federal farm lending”, American Journal of Agricultural Economics, August,1990.