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CHAPITRE II. MATERIELS ET METHODES

21. CADRE D’ETUDE :

Notre travail a été réalisé  dans le service d’imagerie médicale de l’HGR de Panzi, notamment au niveau de l’unité tomodensitométrique. Cet hôpital est situé sur l’avenue MUSHUNUNU dans le quartier Panzi, commune d’Ibanda, ville de Bukavu, province du Sud Kivu en République démocratique du Congo. C’est un hôpital universitaire qui collabore avec de la Faculté de Médecine de l’Université Evangélique en Afrique de Bukavu. Il a une capacité d’accueil d’environ 450 lits repartis dans plusieurs départements : chirurgie, médecine interne et spécialités, chirurgie et spécialités, gyneco-obstétrique et spécialités, pédiatrie et spécialités, Anesthésie et réanimation-urgences, psychologie clinique,  dermatologie,dentisterie, pharmacie, laboratoire ; du moins pour ceux à caractères médico-chirurgicaux.                                                                                                                                               Le service d’imagerie comporte 4 compartiments dont la radiographie standard, la mammographie, l’échographie et le scanner. Ce service est coordonné par un Radiologue et assisté par 3 médecins généralistes, 2 techniciens d’imagerie médicale, des infirmiers manipulateurs et deux techniciennes de surface. Il dispose  d’un appareil tomodensitométrique  marque G.E, de deux barrettes qui nous a permis de réaliser les examens des patients ; on y retrouve également, 4 appareils  d’échographies dont 3 qui sont munis des sondes superficielles, et un d’entre eux a une option doppler.

2.2. MATERIELS

Notre étude a porté sur 121 patients admis dans le service d’imagerie médicale et qui avaient bénéficié d’un scanner cérébral, sur   un total de 245  patients enregistrés en vue d’un examen scannographique durant la période allant  allant du 1ier Octobre 2016 au 1ier Mai 2017.  

Il s’agissait de 65 patients de sexe masculin contre 56 de sexe féminin et leur âge variait d’un mois à 80ans, avec une moyenne  de 46,5ans.  Nous nous étions servis des différents dossiers médicaux et registres de patients du service. Il s’agissait aussi bien des patients externes que des hospitalisés.

Etaient inclus:

  • Tout patient qui a bénéficié d’un scanner cérébral au service d’imagerie durant la période d’étude.
  • Les patients ci hauts cités et dont les dossiers étaient complets

N’étaient pas inclus:

  • tous les patients qui avaient bénéficié d’un scanner autre que le scanner cérébral.
  • 4 patients dont les données étaient imprécises et leur iconographie non retrouvée dans la banque des données du scanner.
  • Les autres lésions découvertes fortuitement notamment du massif facial et du rachis cervical proximal au cours de l’acquisition encéphalique n’étaient pas signalées.

2.3. METHODOLOGIE

C’est une étude rétrospective. L’examen était réalisé à l’aide d’un appareil tomodensitométrique type General Electrique GE, mis en service à l’HGR de Panzi depuis juin 2014.

Dès l’arrivée du patient dans le service, l’identité du patient et l’indication de l’examen étaient lues sur le bulletin de demande. L’examen était réalisé sans ou avec injection du produit de contraste iodé. Cette dernière n’était consacrée qu’aux renseignements de type infectieux tumoral oui secondairement certaines anomalies vasculaires après avoir éliminé les contre-indications. Elle permet un rehaussement focal traduisant une rupture de la membrane hemato-encéphalique ou un  contingent vasculaire de la lésion.  Sur un patient en décubitus dorsal couché sur le lit d’examen scannographique, un scoot view de repérage de profil était réalisé sur la tête  prenant le vertex jusqu’au niveau du rachis proximal après avoir rassuré le patient de la procédure de l’examen. Des coupes axiales de 5mm étaient réalisées suivies de reconstruction dans les plans frontal et sagittal. Les images scannographiques des patients étaient dès lors retrouvées sur la console et transférés sur la deuxième console dédiée pour l’interprétation. Les différentes lésions encéphaliques retrouvées  étaient notées. Elles étaient regroupés de façon syndromique (traumatique, infectieux, dégénérative, vasculaire, tumorale, malformative…) puis détaillées selon chaque rubrique par rapport aux étiologies retrouvées.

Les paramètres ci-dessous étaient répertoriés :

  • le profil épidémiologique et clinique des patients: l’âge, le sexe, le lieu de provenance, la structure médicale de provenance,
  • Sur le plan clinique : le motif de réalisation de l’examen, le diagnostic initial de présomption, le délai de réalisation
  • Au point de vue radiologique : le résultat global, l’étage encéphalique atteint, le type de lésion spécifique retrouvée pour chaque groupe syndromique.

Du point de vue des définitions opérationnelles [1, 9, 10,12, 30, 33,34] :

-Les lésions peuvent être hypodenses, iso ou hyperdenses. Après injection, elles rehaussent ou pas selon leur nature.

-Les accidents vasculaires ischémiques constitués apparaissent sous forme des plages ou lacunes hypodenses.

-Le saignement aigu est hyperdense puis devient isodense voire hypodense après dégradation de l’hémoglobine. Il peut s’agir des hématomes, des contusions ou carrément des infiltrations hémorragiques méningées

-Les abcès sont hypodenses avec un rehaussement annulaire.

-Le rehaussement des espaces péri-cerébraux anormalement  intense traduit une méningite.

-Les tumeurs pressentent un syndrome de masse hypodence/isodense/hyperednse avec une prise de contraste homogène ou hétérogène après injection iodé.

-Les lésions dégénératives se caractérisent par un elargissment des espaces péri-cerébraux et une dilatation des ventricules. Elles traduisent une atrophie du parenchyme cérébral.

-Les lésions malformatives dépendent de la région anatomique atteinte.

-L’œdème apparaît hypodence non liquidien pur (la densité Hounsfield > 20UI)

- La pneumencephalie est une infiltration aérique sous forme d’hypodensité aérique au sein de l’encéphale.

-La sinusite se caractérise par un comblement muqueux des cavités sinusiennes.

Nous nous sommes servis du registre du scanner, des images sur la console du scanner, des comptes rendus réalisés, des fiches établis pour chaque patient.  Les résultats ont été présentés sous forme de tableaux de fréquence exprimé en pourcentage simple selon la formule X avec N= somme des effectifs.                                                                                                                Quelques anomalies cérébrales retrouvées ont été illustrées par une iconographie suivie de la légende pour chacune.   Il s’agit d’un travail scientifique qui a tenu compte des considérations éthiques. La confidentialité  a été strictement respectée.

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