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CHAP II : ETAT DE LIEUX SUR LES ENFANTS EN SITUATIONS PARTICULIEREMENT DIFFICILES

 

II.0 INTRODUCTION

                   Par le passé, le rapport de l’UNICEF consacré à la situation des enfants dans le monde a traité des problèmes précis comme l’éducation des enfants, la malnutrition, le travail des enfants et le développement de la petite enfance.

               De ces différents rapports, il ressort que d’énormes avancées ont été réalisées en faveur des enfants. Cette année le rapport met l’accent sur les millions d’enfants qui n’ont pas bénéficié des progrès réalisés, ceux qui sont exclus et invisibles.

              Il s’agit des enfants qui n’ont pas suffisamment accès à l’éducation aux soins de santé pouvant leur sauver la vie et différentes formes de protection.

            La priorité que nous accordons à la réalisation des objectifs de millénaires par le développement ne doit cependant pas nous faire oublier les millions d’enfants qui seront exclus même si les objectifs sont atteints. Il s’agit des enfants les plus démines, les plus pauvres et les plus vulnérables, ceux qui sont exploités sexuellement ou dans d’autres formes et maltraités.

II.1 SITUATION SOCIO-ECONOMIQUE

II.1.1 SCOLARISATION DES ENFANTS

             Les enfants qui vivent dans les pays les moins avancés, les communautés des plus pauvres et les ménages les plus démunis ont de moins bonnes chance d’être  scolarisés ou fréquenter régulièrement l’école, à l’instar des enfants vivant dans les régions rurales, handicapées et des enfants qui habitent des zones de conflits.

            L’éducation est trop souvent considérée non comme un droit appartenant à chaque enfant, mais simplement comme une bonne base pour la plupart des enfants. Beaucoup d’enfants sont privés de leur droit éducatif par la pauvreté excessive des parents incapables de payer un moindre frais aussi pour l’ignorance et la mésestime de la valeur éducative des enfants, surtout en Afrique plus de 80% de tous les enfants qui ne sont pas  envoyés à l’école primaire vivent en zone rurale souvent les parents ne se rendent pas compte qu’il incombe au gouvernement de mettre l’instruction à la disposition de tous les enfants et il juge pour une raison ou pour une autre que si les enfants ne vont pas à l’école c’est de leur faute.

          Bien que l’on occupe de la question de depuis les décentes quelques 121 millions d’enfants ne vont pas à l’école, 65 millions de ces enfants sont des filles. Ils ne peuvent aucun moment exercer leur droit à une éducation de base, pour la bonne raison que le pays n’institue pas l’instruction primaire obligatoire, gratuite, accessible, acceptable et adaptable aux filles comme aux garçons.

Et tant des pays se trouvent privé des talents de l’énergie et de la créativité que ces millions d’enfants pouvaient mettre au service du développement de la société dans laquelle ils vivaient.

II.1.2 SANTE ET NUTRITION

                La santé est un bon état physiologique un fonctionnement régulier et harmonieux de l’organisme humain pendant une période appréciable[1]

               C’est pourquoi certaines précautions doivent être prises dès la naissance de l’enfant notamment les vaccins de base de programme élargi de vaccination. Ces vaccins visent à protéger les enfants contre la tuberculose, la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la rougeole, la poliomyélite.

             Dans le monde on estime à 1,5 millions le nombre d’enfants qui meurent chaque année. Avant l’âge de cinq ans, la plupart des maladies évitables. Dans les pays développés, les conséquences liées à ces maladies n’existent plus car plusieurs sont déjà éradiquées. C’est dans les pays envoie de développement que la bataille continue avec le programme élargi des vaccinations[2]

            En parlant de la santé actuellement nous faisons allusion à ce fléau qui attaque toute l’humanité et n’épargne personne et qui rend un bon nombre d’enfants des orphelins.

             Le VIH/SIDA compte parmi les menaces les plus grâves qui pèsent sur l’enfance aujourd’hui. Les zones rurales sont en général plus pauvres et moins accessibles que les zones urbaines pour les services de la santé et éducation. Par conséquent dans presque tout le pays où on dispose les données des foyers sur la mortalité infantile, les enfants ruraux courent plus de risques de mourir avant l’âge que les enfants des zones urbaines.

          La malnutrition est plus fréquente dans les pays envoie de développement où la production est plus faible. C’est ainsi qu’on voit qu’ils sont victimes de cette faible production. Le taux élevé de la malnutrition est constaté surtout chez les enfants que chez les adultes.

II.1.3 EDUCATION FAMILIALE

          L’éducation familiale est la formation et le développement de l’être humain au sein d’une famille, il y acquière des bases solides et décisives pour sa vie et son comportement dans la société en dépend.

             La responsabilité de protéger les enfants et de les élever incombe en premier lieu aux familles mais pour des nombreuses raisons par exemple : la perte des parents, une séparation liée au déplacement,  la violence sexuelle, le mauvais traitement  au foyer, l’extrême pauvreté de nombreux enfants ne vivent pas dans le milieu familial qui leur apporte tout amour et leçon dont ils ont besoins.

        Dans des nombreux pays occidentaux l’éducation familiale se limite à la famille restreinte mais dans de nombreux pays le Congo, spécialement dans le groupement de Bugorhe cette éducation s’étend jusqu’à la famille élargie, car l’enfant ne grandira que par l’effort de ses parents, ses tentes, ses grands parents ainsi que ses voisins[3] 

           Il convient de signaler aussi que, dans l’éducation des enfants certains adultes  pour chercher à faire une déviation de l’éducation des enfants les soumettent à une excitation à la débauche .cette dernière est définie come pour atteindre aux mœurs en excitation ou favorisant pour les passions  d’autrui, la débauche ou la corruption des personnes de l’un à l’autre sexe, âgé de moins de 18 ans.

          Mais nous pouvons montrer que la loi interdit  cet acte  parait ignoble pour faire des garde-fou des victimes en mettant en place une loi qui punit l’excitation des mineures à la débauche d’une servitude pénale de 3 mois à 5 ans et d’une amande de 50000 à 100000 francs constant.

S’il s’agit d’une mineur de moins de 18 ans et une servitude pénale de 10 à 20 ans et d’une amande de 100000 francs congolais commis envers un enfant de moins de 10 ans la peine s’augmente si l’auteur est le père, ou tuteur[4]

          Malheureusement cette éducation n’est plus octroyée en suffisance aux enfants et surtout aux filles mères la tendance est grande de constater de plus en plus dans le groupement de  Bugorhe que les enfants affichent un comportement contraire à celui reçu dans l’éducation familiale et reçoivent une éducation diffuse qui contredit celle de la famille.

II.1.4 ENVIRONNEMENT PROTECTEUR ET SOCIAL

                Cet environnement veut que l’enfant puisse grandir dans des bonnes conditions pour son avenir meilleur et celui de la société. Les objectifs des millénaires pour le développement servent des catalyseurs pour améliorer les services essentiels, la protection et la participation des enfants mais ne constituent pas une fin en soi. Les enfants du monde entier méritent que nous nous engagions et que nous soyons déterminés à bâtir pour eux un monde meilleur. Mais il arrive aussi que nous ne voyons pas  les enfants en difficultés qui sont sous nos yeux par exemple ceux qui vivent et travaillent dans la rue. Tous ces enfants sans exception ont besoins d’un niveau de protection que la communauté internationale, jusqu’ à présent n’a manifestement pas su leur offrir.

                 Pour rendre ces enfants visibles l’UNICEF donne quelques principaux éléments porteurs dans son rapport sur la situation des enfants dans le monde en 2006

  • Renforcement des capacités et de communauté d’élever et de protéger les enfants.
  • Engagement des gouvernements à protéger l’enfant, en fournissant les ressources budgétaires nécessaires et en adoptant des politiques de sécurité sociales ciblant les enfants en situation particulièrement difficile.
  • Ratification et mis en œuvre de la législation tant que nationale qu’international relative aux droits et à la protection des enfants.
  • Poursuite des acteurs de délit perpétrés contre les enfants tout en évitant de s’actionner les enfants qui en sont victimes points.
  • Débat ouvert avec la société civile et les médias sur les attitudes préjugés convictions et pratiques qui encourage les mauvais traitements de ceux qui les provoquent.[5]
  • Connaissance de leurs droits par les enfants et encourager à les exprimer et informations pour que les enfants possèdent les connaissances vitales pour se protéger.
  • Mise à la disposition des rapports transparents et contrôles des cas de mauvais traitements et, exploitations.

                  Pour tous ces  éléments, la responsabilité est connue comme la clé de l’environnement protecteur.

II.1.5 PARTICIPATION DES ENFANTS AU TRAVAIL

           La valeur de la participation des enfants à la vie et à la société au cours des années suivantes dépend de la façon dont on les aura encouragés à participer lorsqu’ils étaient petits.

           Les rôles réservés à l’adulte peuvent porter atteinte aux bien être physique et mental de l’enfant.

           C’est particulièrement vrai dans trois domaines : la guerre, le mariage, et les travaux dangereux. Les enfants qui combattent, qui se marient ou qui se livrent à des travaux dangereux sont non seulement privés de leur enfance, mais ils risquent aussi d’y laisser la vie.

           En effet, environ 8.4 millions d’enfants travaillent dans des conditions épouvantables ; ils sont obligés de travailler pour épargner les dettes de leurs familles ou soumis à d’autres formes d’esclavage, livrés à la prostitution et à la pornographie ou obligés à participer à des conflits armés ou d’autres activités illicites alors que l’assemblée générale de nations unies s’est engagée à édifier le monde digne des enfants.

II.2 CATEGORISATION DES ENFANTS PARTICULIEREMENT EN SITUATION DIFFICILE

             Selon les archives du réseau, ESPD est une catégorie d’enfants d’âge de 0 à 18 ans victime d’une situation, problèmes au sein de  sa famille est/ou sa notion et qui par le fait se trouvent abandonner à lui-même face aux conditions difficiles de la vie comme on l’a définit ci-haut. Départ cette définition, nous constatons ensemble que cette catégorie d’enfants engobe toute une chaine des termes dont nous pouvons citer :

  • Les enfants mal nourris : ce sont des enfants mineurs trop maigres marasmiques qui accusent des carence protéino-calorifiques, des œdèmes avec les cheveux colorés et ralentissement de la croissance corporelle et intellectuelle.
  • Les enfants non accompagnés : ce sont des enfants mineurs séparés de leurs parents suite à la guerre ou autres calamité et qui ne sont pas élevés ou prise en charge par un adulte ou autre tutelle. Ces enfants sont souvent frappés par l’invisibilité causée par l’absence d’identité, une protection insuffisante par l’état, des enfants qui ne sont pas élevés par l’Etat, des enfants qui ne sont pas élevés par leurs parents, l’exploitation dans le cadre de la traite d’enfants et du travail forcé et l’accession prématurée des enfants à des rôles d’adultes.
  • Les enfants déplacés : ce sont des enfants mineures qui suite à des catastrophes naturelles ont quitté leurs domiciles respectifs sans que leurs parents ne le sachent.
  • Les enfants dans la rue : sont des enfants qui sont en contacts permanent avec leurs familles mais qui restent dans la rue. La majorité de ces enfants ne sont pas orphelins. Beaucoup sont toujours en contacts avec leurs familles et travaillent dans la rue pour arrondir les revenus familial mais beaucoup d’autres ont fui la maison souvent pour échapper à des services psychologique, physiques ou sexuels.
  • Enfants de la rue : ce sont des enfants qui ont coupé le cordon ombilical avec leurs familles et ont décidé d’avoir comme domicile la rue. Ils constituent le plus difficile à intégrer dans les services vitaux comme l’éducation et les soins médicaux et le plus difficile à protéger.
  • Les enfants démobilisés : ce sont les mineurs qui ont été militaires mais déjà démobilisés et réintégrés dans leurs familles et dans la communauté
  • Les enfants orphelins : ce sont des enfants qui ont perdu les deux parents et aucun système de prise en charge n’est en place. Ils sont plus exposés que les autres enfants aux violations concernant leur protection.
  • Les enfants soldats : ce sont des enfants utilisés par des forces et des groupes armées comme combattants ; messagers, porteurs, cuisinières esclaves sexuelles et qui sont prisonniers de s conflits. Certains ont été recrutés des forces, d’autres se sont engagés, poussés par la pauvreté les mauvais traitements et la discrimination ou pour se venger de ceux qui ont commis des actes de violences à leurs rencontres ou contre leurs familles.
  • Les enfants qui assument les rôles des adultes : Dans son préambule la convention relative aux droits de l’enfant reconnait le manque de maturité physique, et intellectuel de l’enfant par rapport à l’adulte. Les enfant qui sont obligés d’assumer les responsabilités d’adultes seront d’enfance et courent inévitablement les mauvaises conditions de vie. Tel est le cas des filles qui  disparaissent,  prises au piège d’un mariage précoce, définit comme étant un mariage officiel ou une union de droit coutumier ou public reconnu comme étant un mariage avant 18 ans. Une fois marié, la jeune fille est censée oublier son enfance, devenir une femme avec tous ceux que cela comprend entre autre les rapports sexuels, la maternité et tous les travaux ménagers
  • Les enfants accusés à des diverses infractions : Ce sont des enfants accusés des certains actes de déviations sociales, comme la sorcellerie, de vol, de la débauche et d’avortement précoce. Nous pouvons montrer que la loi protège cette catégorie de personnes conformément à l’article 40 de la convention relative au droit de l’enfant qui stipule que : 
  • «  Les états parties reconnaissent à tout enfant suspecté, accusé, convaincu d’infractions à la loi pénale le droit à un traitement qui soit de nature à favoriser son sens de la dignité et de la valeur personnelle qui renforcent son respect pour le droit de l’home les liberté fondamentale d’autrui et qui tiennent compte de son âge ainsi que de la nécessité de lui faciliter sa réintégration dans la société et de lui faire assumer un rôle constructif au sein de celle-ci. »
  • A cette fin et compte tenu des dispositions pertinentes des instruments internationaux, les états parties veillent en particulier :
  • A ce qu’un enfant ne soit suspecté, accusé, ou convaincu d’infraction à la loi pénale en raison d’action ou d’omission qui n’étaient pas interdites par les droits national ou international au moment où ils ont été commises.
  • A ce que tout enfant suspecté, accusé d’infractions à la loi pénale et au moins le droit aux garanties suivante :
  • Etre présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité ait été également établie
  • Etre informé dans les plus courts délais et directement des accusations portées contre lui, ou le cas échéant par l’intermédiaire de ses parents ou représentants légaux et bénéficiaires d’une assistance juridique.
  • Que sa cause soit entendue sans retard par une autorité[6]

CONCLUSION PARTIELLE

        A l’issue de chapitre, nous nous sommes enquéri de la situation des Enfants en situation Particulièrement difficile  ceux qui constituent les éléments dangéreux de la société, suite à des multiples problèmes aux quels ils sont affrontés.

         En guise d’approfondir notre recherche nous avons catégorisé les différentes catégories des enfants en situation particulièrement difficile, ce qui entraine automatiquement pour eux un moment difficile car ils se heurtent à plusieurs problèmes sociaux, économiques et psychologique.

        Ceci montre une nécessité de les réintégrer dans leurs différentes familles en vue de leur remettre dans leurs droits, comme tout enfant congolais.

[1] John BATUMIKE MASONGA ;  Amélioration des conditions socio économiques des enfants en situation particulièrement difficile non encadrés dans la chefferie de Kaziba ; TFC ISDR/BUKAVU 2006-2007

[2] Rapport UNICEF ; Situation des enfants dans le monde 2006

[3] Rapport Général ; Analyse de  la situation des enfants et des femmes (ASEF) Kinshasa décembre 2003, page 77

[4] Etude approfondie de toutes les formes de violences à l’égard des femmes ; publié par le soutien de l’UNICEF page 18

[5] Rapport UNICEF OpCit

[6] Convention relative aux droits de l’enfant adoptée et ouverte à la signature ratification et adhésion par l’assemblée générale dans sa résolution 44/25 du 20/11/1989. Edition LIZADEEL Page34

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