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INTRODUCTION

  • PROBLEMATIQUE

Aujourd’hui le monde entier connait des désequilibres des populations suite à des multiples causes parmi lesquelles le taux d’urbanisation le plus élevé et de misère[1].

L’Afrique connait aussi des conséquences de ces désequilibres surtout en RD Congo où se font et passent des crises multiformes sur tous les plans de la vie national, politique, économique, social, etc.

Dans la mesure où les ressources du pays le permettent, une action devrait être menée pour venir en aide aux groupes vulnérables les plus importants maltraités, abandonnés ; enfants qui vivent dans la situation particulièrement difficile[2]

Le phénomène « enfant de la rue » et un problème social réel qui se pose avec pertinence et constitue un handicap majeur au développement de certains pays.

Depuis un certain temps, les villes de certains pays ont vu leurs populations augmenter suite au nombre élevé des enfants venant y chercher du travail, mendier le long des rues, ou y prendre leur refuge dans le cadre de trouver satisfaction aux divers problèmes surtout d’ordre matériel qu’ils rencontrent dans leur vie quotidienne[3].

C’est ainsi que dans le groupement de Bugorhe il y a une augmentation réelle de ces enfants. Au niveau du centre commercial de Kavumu nous avons enregistré un surplus de 64 enfants en 2007 et d’autres qui s’associent au groupe des porte-faix. Néanmoins d’autres en grand nombre restent non identifiés dans les villages du groupement car ces derniers sont exploités les uns dans les familles riches pensant comme ça gagner leur vie et d’autres dans des maisons des femmes libres ; ces catégories d’enfants sont estimés aujourd’hui à un nombre d’aumoins 213 enfants. Et donc cette prolifération elle-même est un grand problème que nous devons à tout prix combattre[4]

En général cette prolifération des enfants de la rue en RDC et en particulier dans le groupement de Bugorhe est un problème inquiétant et interpelle non seulement les humanitaires mais aussi et surtout les chercheurs à mener des études approfondies sur cette situation afin d’aider les décideurs à y faire face d’une manière durable. Ainsi avons-nous en  face de nous  à ce constat et pour mieux mener cette étude nous nous sommes posé des questions ci-après :

  • Quelles peuvent être les causes qui sont à la base de la multiplication des enfants de la rue dans le Groupement de Bugorhe ?
  • Quelle stratégie à mettre en place pourque les enfants de la rue à Bugorhe puisse réintégrer la vie socio-familiale et professionnelle ?
    • HYPOTHESE DU TRAVAIL

L’hypothèse est define comme étant une proposition admise soit comme donnée d’un problème, soit pour la démonstration d’un théorème[5]

Elle est ensuite une proposition à l’explication des phénomènes naturels admise provisoirement avant d’être soumise au contrôle de l’expérience[6]

Partant de notre problématique nous pouvons émettre l’hypothèse selon laquelle :

  • La guerre, la pauvreté, l’irresponsabilité des parents, la prosence de la MONUC dans le milieu seraient les causes liées à la prolifération des enfants de la rue au sein du groupement de Bugorhe
  • La création d’un centre d’encadrement et de formation des enfants de la rue en différents métiers serait une stratégie efficace pouvant permettre la réintégration socio-familiale et professionnelle de cette catégorie de personne se trouvant à Bugorhe.
    • CHOIX ET INTERET DU SUJET

Ce qui nous a poussé ou intéressé à chopisir ce sujet parmi tant d’autres, c’est avant tout notre appartenance au groupement de Bugorhe en proie à la pression de la prolifération des enfants de la rue, suite à la mise en profit de notre formation en techniques de développement pour une explication de cette pathologie en vue d’une solution durable et enfin, c’est pour nous une compassion manifestée envers ces enfants et la société tout entière.

Sur le plan scienfique les résultats de notre recherche serviront de guide pour tout chercheur ou tout organisation de développement qui mènerait ou qui voudrait approfondir ce sujet concernant la problématique de la prolifération des enfants de la rue en milieu rural et à bugorhe en particulmier.

Sur le plan social, cette étude contribuera à coup sûr, non seulement à la réinsertion sociale des enfants de la rue à bugorhe mais aussi à leur particpation au développement intégral et harmonieux du sud-Kivu en particulier et de la République Démocratique du Congo en général.

  • ETAT DE LA QUESTION

Il est vrai que d’autres chercheurs ont déjà travaillé sur notre sujet de recherche, mais ils sont partis dans des orientations différentes et n’ont pas abouti à un même résultat.

C’est de le cas de :

  1. MUTULA SAFARI dont le sujet étaint intitulé « l’intégration socio-professionnelle des enfants de la rue dans la ville de Bukavu », ce chercheur s’est focalisé sur l’encadrement de ces enfants qui reste un problème difficile suité au manque de politique d’auto prise en charge de cette catégorie de personnes.

Il est abouti à un résultat sous forme palliative qui est entre autre le centre d’encadrement et réinsertion sociale des enfants de la rue, une stratégie qui n’a pas donné une solution efficace à la diminution de cette catégorie de personne au sein de la ville de Bukavu.

  1. KINDJA Rosette, qui a traité sur « la problématique d’encadrement psycho-social des enfants de la rue dans la commune de Bagira », cet auteur s’est focalisé sur l’irresponsabilité des parents des familles issues des ces enfants de la rue, le non encadrement efficace de ces derniers, ce qui conduit à l’explosion et envahissement massif des enfants dans la rue de cette Commune.

Il a donné comme solution, l’implication totale de l’Etat Congolais dans la prise en charge des enfants dans un centre d’encadrement socio-professionnel des enfants de la rue à Bukavu. Même son de cloche pour ce cas suite à la megestion et l’irresponsabilité de l’Etat qui a faillit à sa mission suite aux guerres intempestibles et successives qu’a connue la RDC.

  1. MADJAMBWE SYLVAIN, dans son étude libellée « l’encadrement socio-professionnel des enfants de la rue dans la commune de Kadutu » ; dans son étude il s’est attelé sur la faible capacité de maitriser les enfants de la rue dans cette commune, ce qui a fait que les organisations qui s’occupent de ces activités ne parviennent pas à réduire l’effectif des cette catégorie de personne au sein de la commune qui a fait l’objet de cette étude.

Il a proposé comme piste de solution, celui de les suivre pendant leur encadrement et leur doter des formateurs compétents pour leur maitrise. Une stratégie qui n’a pas aussi donné satisfaction à ces enfants de la rue.

Pour notre cas, nous avons pensé à la création d’un centre de formation dans différents métiers et d’encadrement. A la fin de leur formation, nous avons songé à leur doter d’un kit de réinsertion familiale pour renforcer la capacité de leurs initiatives en vue de leur permettre d’améliorer leurs conditions socio-économiques et permetre leur réintégration sociale, familiale et économique au sein de leur communauté. Cela étant aucun chercheur n’ a donné une solution analogue à la nôtre et c’est cela qui constitue notre ligne de démarcation.

  • METHODES ET TECHNIQUES UTILISEES

Nous avons vérifié ou affirmé nos hypothèses et répondu à notre problématique en recourant aux méthodes et techniques appropriées.

  • METHODES

Le concept méthode étymologiquement poursuite, comprend le sens d’un effort consenti pour atteindre une fin[7]

Pour que ce présent travail soit réalisé, nous avons utilisé les méthodes suivantes :

  • LA METHODE HISTORIQUE

Elle nous a permis de connaitre la genèse du groupement de Bugorhe, sa division et ses réalités antérieures. Elles nous ont aidé en suite, de suivre l’évolution du groupement, de connaitre comment était la succession de l’autorité de ce groupement ainsi que son évolution actuelle.

  • LA METHODE SYNTHETIQUE

C’est une méthode qui analyse les faits en tant qu’éléments des systèmes complexes. Elle nous a été utile en ce sens qu’elle nous a permis de comprendre et d’expliquer le phénomène de prolifération des enfants de la rue à Bugorhe en tant que réalité sociale.

  • LA METHODE DESCRIPTIVE

L’utilisation de cette nous a aidé dans l’explication et la description de notre milieu d’étude

  • LA METHODE COMPARATIVE

Elle nous a permis de comparer les différents faits liés à la prolifération des ces enanfs de la rue à bugorhe afin de trouver la solution.

  • TECHNIQUES UTILISEES

La technique est procédé rigoureux opératoire bien défini, transmissible, susceptible d’être appliqué dans les mêmes conditions et adaptée au genre des problèmes en causes[8]

Pour réaliser ce travail 4 techniques nous ont été utiles à savoir : l’observation directe, l’analyse documentaire, l’interview et le questionnaire.

  • L’OBSERVATION DIRECTE

Elle nous a donné l’occasion de regarder de près et de loin et même participer à l’avis du groupe des enfants de la rue, nous avons également appliqué cette technique pour essayer de voir et de comprendre les difficultés que ces enfants franchissent et pour mieux les approcher et trouver ainsi les données fiables.

  • INTERVIEW

Consiste à mettre deux interlocuteurs en face ou en contact dont un questionneur et un questionné étant l’un en face de l’autre. Elle nous a aidé à faire l’entretien avec ces enfants pour voir la précision des causes qui ont poussé ces enfants de quitter leurs maisons et d’aller dans la rue.

  • LE QUESTIONNAIRE

Ce dernier nous a permis d’obtenir l’opinion des enfants en ce qui concerne leur vie actuelle, et leur vie future, le rang qu’ils occupaient dans leurs familles respectives et les raisons qui les ont conduits dans la rue.

  • L’ANALYSE DOCUMENTAIRE

Grâce à celle-ci, nous sommes entré en contact ave différents ouvrages, différents travaux de fin de cycle et certains cours et rapports pour afin reconstruire notre sujet et faire un plan du travail mais aussi enrichir et compléter nos connaissances sur le sujet d’étude

  • DELIMITATION DU SUJET

Il est impossible de tendre l’enquête sur la planète voire sur tout le continent. On s’affronterait à des obstacles de toutes sortes : Matériels, techniques financières…[9]

  • DELIMITATION SPATIALE

Pour la réalisation de ce présent travail, nous avons estimé que notre sujet se limitera au niveau du groupement de Bugorhe dans 8 localités (villages)

  • DELIMITATION TEMPORELLE

Nos recherches sur le sujet traité porteront sur la période allant de 2005 à 2007 soit 3 ans.

  • DIFFICULTES RENCONTREES

 Pendant la période de nos recherches,  nous avons parcouru tant des difficultes telles qu’elle se présenteent  ci-dessous :

  • Accéder aux données nous a semblé un peu difficile car la population cible de notre étude pensait que c’est pour notre intérêt personnel que nous menions cette étude. Pour y parvenir, il nous a fallu disponibiliser de notre propre argent afin qu’ils puissent nous accorder ce que nous désirions avoir comme information
  • Tout au long de notre travail, quitter l’ISTD pour arriver à Bugorhe, nous semblait difficile compte tenu du manque de moyens , nous y allions à pied et cela jusqu’à la fin du présent travail
  • Lors des enquêtes, c’était difficile de faire parler ces enfants de la rue à Bugorhe et pour y parvenir nous avons pris une stratégie d’acheter les bombons et aller aux différents endroits où pouvaient se trouver ces enfants et leur distribuer pour enfin les questionner.

C’est de cette façon que nous avons contourné cette dernière difficulté.

  • PLAN SOMMAIRE DU TRAVAIL

Outre l’introduction et la conclusion générale, ce travail comprend quatre chaptres :

  • Le premier porte sur l’étude monographique du groupement de Bugorhe
  • Le deuxième concerne l’état de lieux sur les enfants en situation particulièrement difficile
  • Le troisième se focalise sur la présentation, analyse et interprétation des résultats de l’enquête
  • Et enfin le quatrième porte sur le projet de développement à mettre en place pour matérialiser notre sujet de recherche.

[1] OSULD MAMWA, cité par BISUSA, Cours de service social ISEC LWIRO 1997-1998, inédit

[2] UNICEF, Magazine de l’enfant ; 19 avril 1998

[3] UNICEF ; Situation des enfants dans le monde, Génève 1999

[4] Bureau du groupement de Bugorhe

[5] Dictionnaire, Le Robert pour tous, Ed. Paris mai 1995

[6] M-GRAWITZ, Méthodes des sciences sociales, Paris, Ed. Dalloz, 1985

[7] M-GRAWITZ, Op.Cit

[8] Larousse, Dictionnaire usuel à 42500 mots, P570

[9] MAHINDU BISUSA Gustave, Cours de l’initiation à la recherche scientifique ; ISTD/Mulungu  Inédit 2005-2006

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