Table de matières
Le groupement de Bugorhe est situé dans la collectivité de abare en province du sud-Kivu à 30 km de la ville de Bukavu dans la partie Est de la République Démocratique du Congo.
Il est limité :
La population du groupement de Bugorhe est plus élevée aujourd’hui par rapport aux années passées et compte huit localités notamment : KAMAKOMBE, NYAMAKANA, KASHENYI, BUHANDAHANDA, BISHIBIRHU, LWIRO, CEGERHA et KANKULE
Ceci est du au fait que le centre commercial est préféré par des personnes venant de plusieurs endroits qui veulent y habiter car c’est là qu’elles ont facile à exercer leurs activités commerciales. Cette population est en majorité « Shi » mais il y a d’autres tribus qui habitent le centre et d’autres périphériques du groupement comme à Lwiro.
A présent, on peut observer une pression démographique galopante, cela serait du par la prospérité que le centre commercial de Kavumu présente et l’Aeropport Natinal, mais aussi par l’insécurité causée par les FDLR qui occasionnent les migrations des habitants des localités vers le centre
Tableau n° 1 : Présentation de la population du groupement de bugorhe par localité
|
N° |
LOCALITE |
HOMMES |
FEMMES |
GARCONS |
FILLES |
TOTAL |
|
01 |
KAMAKOMBE |
3081 |
3164 |
7939 |
8757 |
22991 |
|
02 |
KASHENYI |
1382 |
1573 |
2667 |
3248 |
8870 |
|
03 |
BUHANDAHANDA |
219 |
2089 |
3254 |
3840 |
9398 |
|
04 |
NYAMAKANA |
3401 |
4190 |
5375 |
7078 |
20044 |
|
05 |
KANKULE/ CIRANGA |
2875 |
4310 |
3433 |
4615 |
15233 |
|
06 |
CEGERHA |
1629 |
2479 |
3789 |
3789 |
11682 |
|
07 |
BISHIBIRHU |
1563 |
1723 |
3260 |
3260 |
9182 |
|
08 |
CRSN/LWIRO |
1168 |
1554 |
1042 |
1042 |
4812 |
|
TOTAL |
15318 |
21078 |
35629 |
35629 |
102212 |
Ssource : Rapport annuel de l’Etat-civil du groupement de Bugorhe 2011
Commentaire : ce tableau nous montre que parmi toutes les colaités de Bugorhe, Kamakombe a un nombre plus élevé par rapport aux autres. Pour l’ensemble de huit localités, les hommes étaient 15318, les femmes 21078, les garçons 30187, les filles 35629 avec un total de 102212 habitants.
Les aspects éducatifs apparaissent à travers les écoles et centres opérationnels décrits dans le tableau suivant.
Tableau n°2 Ecoles opérationnelles
|
Responsabilité de gestion |
Nombre d’écoles |
Effectif des élèves |
Total |
% |
|
|
garçons |
Filles |
||||
|
Eglise catholique |
16 |
1150 |
1250 |
2400 |
36,36 |
|
Eglise protestate |
22 |
1500 |
1800 |
3300 |
50 |
|
Etatique |
- |
- |
- |
- |
- |
|
Privées |
6 |
402 |
49 |
900 |
13,63 |
|
Total |
44 |
3052 |
3548 |
6600 |
100 |
Source : Nos enquetes sur terrain année 2010-2011
Commentaire : ce tableau prouve que les écoles conventionnées protestantes occupent la moitié des élèves dans le groupement de Bugorhe ceci est du à la multiplication des églises protestantes avec 50% de l’effectif total.
A bugorhe il n’existe presque pas des écoles étatiques. Les écoles privées occupent la minorité des écoles dans ce milieu.
Tableau n°3 Enseignant et agents par groupe d’écoles
|
Groupe d’écoles |
Nombre d’agents |
total |
% |
|
|
Enseignants |
Agents |
|||
|
Catholiques |
96 |
49 |
145 |
36,89 |
|
Protestantes |
132 |
66 |
198 |
50,38 |
|
Etatiques |
- |
- |
- |
- |
|
Privés |
36 |
14 |
50 |
12,72 |
|
Total |
224 |
129 |
393 |
100 |
Source : Nos enquetes sur terrain, à Bugorhe en juin, 2012
Commentaire : ce tableau montre que les agents des écoles protestantes sont nombreux par rapport aux autres avec 50,3% et voir qu’une MUSO est constituée en moyenne avec 7 à 14 personnes les agents des écoles protestantes ont la possibilité de créer plus ou moins 14 MUSO ; ceux catholique 10 MUSO, privées 4 MUSO.
Le collectivité chefferie de Kabare est chargée par un chef coutumier (MWAMI) qui est l’autorité supreme des terres. Il n’est pas élu mais hérité sa fonction et est installé par les autorités supérieurs dans la structure admnstrative moderne, le Mwami est secondé par les unités administratives suboordonnées qui sont les chefs des groupements appelées « MURHAMBO » ou « MUSHAMUKA ». pour le groupement de bugorhe, le chef actuel est Etienne KALIBANYA.
La grande partie du groupement de Bugorhe est habitée par les Bashi, les fils se partagent les champs à la mort de leur père. Les autres tributs qui y vivent sont très réduits mais ils sont en collaboration avec les autochtones et peuvent acquérir la terre par achat.
La population de bugorhe est à 80% chrétienne. Les églises les plus fréquentes sont : l’église catholique et l’église protestante. Nous pouvons y ajouter mais à faible fraction les temoins de Jéhovah, les musulmans et les Branamistes. Les membres de ces Eglises cohabitatent sans trop de difficultés.
Tableau n° 4 : Les Eglises par confession
|
Eglises |
Effectifs des fidèles |
Nombre des pasteurs |
|
Catholiques soient immaculés |
34070 |
10 |
|
40ème CECA |
853 |
15 |
|
8ème CEPAC |
25553 |
23 |
|
Musulmane |
153 |
3 |
|
Adventiste |
766 |
9 |
|
branamiste |
930 |
14 |
|
Total |
63325 |
51 |
Source orale avec le curé de la paroisse catholique le 04/3/2012 et rapport des Eglises protestantes du District Kabare Nord.
Commentaire : Ce tableau prouve que l’Eglise catholique dispose des fidèles que les autres Eglises du milieu et elle est capable de créer plus 2433 MUSO.
L’eglise moin placée est celle musulmane avec 153 et a la possibilité de créer plus ou moins 10 Muso.
La population de Bugorhe est pratiquement rurale. La majorité pratique l’agriculture mais une agriculture de subsistance dalimentaire (DUPRIER.H 1997)
La technique agricole est encore rudmentaire et ses outils utilisés sont constituées de la houe, machette, tridents etc…
A ces cultures vivrières haricot, sorgho, manioc, légume, maÑ—s ect) nous ajoutons aussi des cultures industrielles telles que le théier et le quinquina pratiqué dans les jardins théicoles de MBAYO et le caféier pratiqué dans la plantation KAKONDO des particuliers aussi disposent de ces cultures dans leurs champs mais à faible échelle. Le thé, le café et le quinquina sont destinées à l’exploitation
Les échanges commerciaux se passent dans quatre principaux marché à savoir : Katana, Kavumu, Kabamba, Mudaka. Tous ces marchés s’approvisonnent en produit manufacturés dans la ville de Bukavu, Goma, Rwanda.
Par contre les habitants de la ville de Bukavu s’approvisionnent sur ces marchés en produits vivriers tels que cités dans lignes précédentes. Le plus grand marché du groupement de Bugorhe est celui de Kavumu.
Beaucoup de taxes sont payés au profit du territire, et du groupement en particulier. Il exixte aussi des boutiques installées le long de la route principale et dont l’impact n’est pas significatif. On y trouve aussi des dépôts relais de la Bralima Bukavu
D’autres produits manufacturés qui sont sur les marchés de Bugorhe dans les boutiques proviennent de Butembo dans le Nord-Kivu et des pays voisins tels que l’OUGAnda, Burundi etc.
Le groupement de Bugorhe est traversé par la route principale reliant Bukavu, Goma. Cette route facilite l’échange et le contact ave les villes Bukavu et Goma. Elle permet aussi l’écoulement des produits manufacturés ezt agricoles venant d’ailleurs.
Cette dernière n’est pas entretenue surtout vers le nord mais il y a un effort du groupement pour sa réhabilitation par l’office des routes.
Le transport en commun n’est pas organisé les voyageurs sont embarqués avec lesurs marchandises dans des camions et camionnettes et mini bus.
Le tonnage du véhicule est souvent dépassé afin de maximiser l’espace et les recettes de la course. Cela a toujours conduit à des accidents mortels.
Signalons aussi la présence de l’Aéroport National du Sud-Kivu dans ce groupement qui aussi à la base d’un voyage aérien à travers plusieurs avions mis à la disposition de la population en général malgré le cout de transport.
Grace au courant électrique, la communication par l’implantation de quatres antennes dont : airtel, Tigo, CCT et Vodacom. Il est à savoir que celle de Tigo n’est pas opérationnelle. Ces antennes en motivation ont activés la population de Bugorhe à l’achat des téléphones ainsi qu’à la vente des cartes d’appel.
A l’issue de ce chapitre, il ressort que l’encadrement des enfants de la rue à bugorhe reste faible, ce qui entraine la multiplication decette catégorie des personnes.
On signale que l’abadon total de l’Etat met en progression le nombre des enfants de la rue à Bugorhe, suite au vagabondage, cette multiplicité des enfants de la rue occasionne le banditisme, la délinquance juvenille, les grossesses précoces et ant d’autres antivaleurs.
Ceci constitue un goulot d’étranglement pour le développement de ce groupement suite à tous ces effets nefastes causés par ces enfants de la rue, pourtant si ces derniers étaient encadrés dans leurs familles ou même dans un centre, cela pourrait contribuer à la réduction de ce fléau.
[1] Bureau du ministère du groupement de Bugorhe exercice 2011