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INTRODUCTION

La production agricole fait face à un double défi : répondre à des besoins grandissants de la population mondiale  qui croit à une grande vitesse (explosion démographique) et préserver les ressources naturelles telles le cas de l’environnement sollicité pour assurer cette production (IFDC catalist, 2010).

Une étude menée par Louvain développement en 2008, prouve que l’activité principale en République Démocratique Congo (RDC) demeure l’agriculture et 85% des ménages au Sud-Kivu, particulièrement dans le territoire de Kabare, est essentiellement agricole(Gay et al.2008 cité par Malekera Y,2014), Mais cette agriculture est confrontée aux problèmes de manque des semences améliorées et d’outils agricoles appropriés,  combinés à la perte de la fertilité du sol qui se fait remarquée dans toute la région tropicale, qui limitent la production agricole.

Le haricot, comme toute légumineuse et généralement  les plantes de la famille des Papilionacées est apte  à absorber et par suite à se nourrir de l’azote atmosphérique (gazeux) par intermédiaire  des micro-organismes (Woomer P et al.2010).Malgré cela, les rendements qu’obtiennent les agriculteurs dans la région tropicale demeure  toujours faibles. Quoiqu’il en soit, et compte tenu du niveau de pauvreté des populations, le haricot est toujours cultivé parce qu’il constitue l’aliment de base dans presque tous les ménages de la région et la principale source des protéines (Balagizi et al.2011)

Pourtant, il s’observe que, pour ces agriculteurs, l’utilisation actuelle des  sols, aussi bien par les paysans que par les grands fermiers, fait très peu usage d’apports extérieurs d’éléments fertilisants sous forme d’engrais minéraux ou organique. Les techniques d’amélioration et de conservation de la fertilité du sol  se limitent  à l’utilisation des pratiques simples comme : la rotation des cultures,  l’incorporation au sol des résidus des cultures, le mulching  et l’application des composts; des cendres  de cuisine et ordure ménagère et certain apporte du fumier. La jachère est très rare voir absente. Une telle utilisation des sols, dans un  contexte de pression de plus en plus forte  sur les terres, consécutives à la demande des produits agricoles toujours  croissante, ne peut qu’occasionner le déclin de la fertilité du sol (Balagizi et al. 2011).

C’est ainsi que, pour que ces plantes puissent bien végéter vigoureusement et arriver à répondre aux besoins grandissants de l’humanité, il serait nécessaire qu’elles trouvent dans le sol à leur disposition les éléments nutritifs en quantité suffisante et d’un autre côté sous forme d’engrais rapidement assimilable à cause de leur très courte période de végétation. Ceci  pourrait accroitre le rendement du haricot voir réduire  le problème de malnutrition dans la région en général, et dans le Territoire de Kabare en particulier. Ainsi, ce travail a été initié en vue de tester la rentabilité du haricot face à l’apport des doses d’engrais minéral et organique dans le but de proposer de scénarii qui pourraient augmenter son rendement et ainsi contribuer à l’alimentation des populations.

Ce travail se fixe comme objectif de comparer l’effet de l’engrais minéral à celle de  l’engrais organique, ainsi que leurs combinaisons du point de vue croissance végétative et rendement de ces trois variétés de haricot dans les conditions de Kalambo, ceci pourra guider le  choix de l’amendement à apporter, et de déterminer l’influence des amendements apportés sur les différents paramètres végétatifs et de rendements du haricot.

Outre cette brève introduction et la conclusion qui mettra fin à ce travail, il comporte trois chapitres : le premier fait une revue de la littérature sur la culture du haricot, le deuxième aborde le matériel et les méthodes d’études, et le dernier et troisième chapitre qui présente et discute des résultats obtenus.


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