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Chapitre II : REVUE DE LA LITTERATURE

Nous avons parlé brièvement de l’état de la malnutrition dans le monde, symptômes, conséquences, prévention et prise en charge de la malnutrition, lutte contre la malnutrition, la crise nutritionnelle et les maladies associées, traitement de la malnutrition, forme de la malnutrition, indicateurs de la malnutrition, prise en charge communautaire

CHAPITRE III. Méthodologie

Ici nous avons donné le cadre de l’étude, type d’étude, population d’étude, le choix et taille de l’échantillon, ma méthode et les instruments de collecte et aussi nous avons parlé des difficultés que nous avons parcourues le long de la recherche.

CHAPITRE IV. Présentation et la discussion des résultats du travail,

Chapitre II. REVUE DE LA LITTERATURE

La malnutrition désigne un état pathologique causé par la déficience ou l’excès d’un ou plusieurs nutriments. L’apport alimentaire anormal peut d’une nourriture en quantité inadaptée au besoin (apport calorique insuffisant ou excessif ou de mauvaise qualité) (carence nutritionnelle ou excès de graisse) d’autres facteurs, notamment psychologique et pathologique interviennent également.

Dans les pays en développement, le plus grand problème nutritionnel est la sous-alimentation, due à un apport calorique insuffisant. Mais partout dans le monde, diverses formes de malnutrition existe et débouchent notamment sur l’obésité et sur des graves carences. La malnutrition a ainsi été appelée la ‘‘faim visible ou faim cachée’’ (hiddenhunger) par l’Organisation des Nations Unies. Affectant deux milliards et vitamines pouvant provoquer des maladies mortelles.

II.1. Etat de la malnutrition dans le monde

En 2006, plus de 3,5 milliards de personnes souffrent de carence en fer, deux milliards sont en danger de carence en iode et 200 millions d’enfants d’âge préscolaire sont victimes d’insuffisance en vitamine A.

Dans les pays en développement, les insuffisances alimentaires causent des maladies comme le Kwashiorkor, l’anémie (qui attaque le système sanguin et empêche la concentration) le rachitisme (qui empêche le développement normal de l’os de l’enfant) ou la cécité (causée par la carence en vitamine A). Le rapport de l’UNICEF et Banque mondiale dresse un bilan terrifiant : les carences en fer de bébé de 2 à 24 mois affectent le développement, les carences en iode font reculer la capacité intellectuelle de ces pays de 15% et causent la naissance de 18 millions d’enfants handicapés mentaux par an, le manque de vitamine A entrainé la mort d’un million d’enfants chaque année.

Chez les adultes, les plus affectés sont souvent les femmes : l’anémie causée par le manque de fer entraine la mort de 60.000 jeunes femmes pendant leur grossesse ou leur accouchement, le manque d’acide folique cause un décès par maladie cardiaque sur dix les carences s’additionnent et rende l’organisme plus vulnérable à d’autres maladies, l’impact économique est énorme d’énergie associée. La sous-alimentation affecte quelques 800 millions de personnes dans le monde, tandis que l’obésité affecte plus de 300 millions de personnes (voir ces articles pour les détails).

Selon MSF, en 2009, un enfant meurt de malnutrition toutes les six secondes (soit cinq millions sur année) la lutte contre la malnutrition est par ailleurs l’un des huit objectifs du millénaire pour le développement (OMD) initié par l’ONU. Le troisième objectif vise à réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de la malnutrition entre 1990 et 2016.

II.2. Symptômes

Les individus sous-alimentés perdent une grande quantité de leur graisse ainsi que la masse musculaire. Le corps utilisant ces tissus pour produire de l’énergie par catabolisme, ce qui permet aux fonctions vitales de rester active (le système nerveux et les muscles du cœur), notamment le catabolisme déclenche que si les sources d’énergie entrant le corps épuisés.

Les carences en vitamines sont aussi une conséquence habituelle de la sous-nutrition, entrainant l’anémie, le béribérie, la pellagre et le scorbut. Ces maladies peuvent elles-mêmes causer des diarrhées. Des individus sous-alimentés deviennent irritable, dépressif, fatigués et souffrent de la léthargie, ce qui peut mener l’inanition[1].

II.3. Conséquences

II.3.1. Conséquences physiologiques

La dénutrition (état résultat de la sous-nutrition) peut avoir des effets allant jusqu’à la mort.

  • Sensation impérieuse de faim et soif
  • Hypoglycémie, avec notamment des vertiges et une sensation de faiblesse (asthénie)
  • Perte de masse corporelle (poids amaigrissement)
  • Déshydratation (apport Dean insuffisant).

Le corps humain dispose des réserves d’énergies sous forme de glucide et des lipides. Les glucides sont utilisés pour les fonctionnements des organes et les lipides sont transformés en glucides pour être mis à disposition des organes. Ce phénomène provoque la majeure et la perte de masse corporelle.

Lorsque les réserves en lipides sont toutes consommées, le corps commence à dégrader les protides (protéines) et notamment les cellules des muscles.

Pour les poids de nutrition sévère, il y a donc une perte de masse musculaire, lorsque les muscles abdominaux ne peuvent du ventre, associé et l’ascite, due à la fuite d’eau du secteur d’eau vasculaire vers la cavité péritonéale consécutive au manque des protéines dans le sang.

Lorsque la sous-alimentation se produit au stade de l’enfance, elle a des effets graves sur la croissance du cerveau humaine et nuit de façon parfois irréversible à ses capacités, d’autres effets s’impliquent notamment :

  • Baisse du métabolisme de base
  • Hausse des stéroïdes sexuels, et de l’attirance sexuelle aménorrhée et baisse de la protection du spermatozoïde
  • Lanugo (croissance de duvet isolé)
  • Constipation et problèmes gastro-intestinaux
  • Trouble du sommeil
  • Hypothermie
  • Modification dans les hormones régulant l’appétit et la satiété
  • Inanition et mort[2].

L’état des petits enfants maigres à gros ventre est décrit sous le nom de kwashiorkor.

II.3.2. Conséquences psychologiques

En plus de ses effets psychologiques non négligeables conformés par plusieurs études.

L’étude la plus riche dans ce domaine est la minnesotastérvation réhabilitation expérimenté, effectuée entre 1944 et 1946, à laquelle prirent par 32 objecteurs de conscience âgés de 20 à 33 ans.

Ils furent soumis à trois phrases : douze semaines de contrôle, vingt-quatre semaines de « malnutrition » (sensibilisation) et douze semaines de rétablissement pendant la période de contrôle, les sujets recevaient un apport de 3,492 calories par jour, réduites à 1570 calories pendant la deuxième phase, puis ramenées à un niveau normal pendant la période de rétablissement, pendant la deuxième phase, la nourriture était similaire à celle consommée en Europe pendant les famines.

Les résultats furent exploités de diverses manières. Pour Joseph Brozek, les études incluaient des tests d’intelligences et de personnalité, des évaluations, ainsi que des observations extérieures par les expérimentateurs, d’après les sujets de l’expérience, la fatigue était le pire effet de l’apport d’insuffisant de calories, suivie par la faim, les douleurs musculaires, l’irritabilité, l’apathie, la sensibilité au bruit et les douleurs liées à la faim (notamment à l’estomac).

Les tests de personnalités relèvent que les individus affamés éprouvaient une forte poussée de la « triade névrotique » (hypocondrie, dépression, hystérie), et les sujets notèrent une baisse notable dans leur volonté d’activité et une baisse spectaculaire de l’appétit sexuel, les revues successives de cette expérience montrèrent que d’autres sujets subissaient de grandes déviations de leur personnalité durant la période de sous-nutrition. Tous ces troubles s’estompèrent puis disparurent durant la période de rétablissement quand les sujets respirent un rapport calorique normal démontrant l’impact psychologique de la sous-nutrition. L’écrivain Jean Ziegler, rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l’alimentation, décrit d’autres effets de la sous-alimentation dans l’empire de la honte ‘‘les plus terribles des souffrances provoquées par la sous-alimentation sont l’angoisse et l’humiliation. L’affamé mène un combat désespéré et permanent pour sa dignité. Oui, la faim provoque la honte. Le père ne parvient pas à nourrir sa famille. La mère reste les mains vides devant l’enfant affamé qui pleure. Nuit après nuit, jour après jour. La faim diminue les forces de résistance de l’adulte.

II.3.3. Conséquences humaines et économiques

La partie de l’humanité qui faute de nourriture suffisante ne parvient pas à se nourrir correctement (sous-nutrition et malnutrition) ne pourra pas facilement non plus apporter sa contribution à la marche du progrès, ce qui peut fort bien avoir des effets sur tous les autres.

Richard Bellman se disait persuadé en 1970 qu’il n’était d’ores et déjà possible de nourrir toute la planète à sa faim en adéquate. Bien que la population du globe ait pratiquée dunes, les disponibilités alimentaires journalières moyennes par habitant dans le monde, sont estimées à 2800 calories en 2003, chiffre légèrement supérieurs aux 2700 calories recommandées par la FAO. Ces données masquent néanmoins de contrastes parfois considérables.

En RDC, la malnutrition est signalée dans la plus part des zones de santé. C’est un excès, une insuffisance ou un déséquilibre des apports alimentaires dans l’organisme humain mais à des niveaux différents. Il est à prévenir que la situation deviendra catastrophique dans les jours à venir s’il n’y a aucune intervention des partenaires de la santé du fait que dans différentes structures sanitaires on parvient à accueillir en moyenne quarante nouveau cas par mois.

A Bukavu, dans le Sud-Kivu et presque partout en RDC, des cas de malnutrition infantile aigue ont été enregistrés dans différents hôpitaux généraux de référence. C’est ainsi qu’on admet que l’éducation nutritionnelle dans des formations sanitaires ou dans des communautés n’est l’un des moyens efficaces pour prévenir les multiples causes de la malnutrition. Sans pour autant entrer dans le détail, nous donnons les quatre principes sur lesquels s’appuie la prévention de la malnutrition.

  • Un régime riche en protéine au début de l’enfance
  • La prévention des maladies infectieuses
  • Espacement des naissances
  • Le diagnostic et le traitement précoce de la MPE

II.4. Crise nutritionnelle et les maladies nutritionnelles

II.4.1. La crise nutritionnelle

Selon MOVREY (2004), la crise nutritionnelle est une situation grave due au fait que les performances du processus alimentaires sont insuffisante au point d’entrainer des problèmes auxquels ceux qui y sontconfronter ne peuvent pas répondre de manière satisfaisante par leur propre moyens.

II.4.1.1. Les phénomènes humains de la crise nutritionnelle

  1. Les phénomènes politiques : parmi ces phénomènes, la guerre est le plus important, déclencheur de la crise nutritionnelles les pillages, les destructions, les dangers, restrictions,… Tous ces éléments peuvent avoir un important négatif sur les économies des ménages, la manière de gouverner, la faiblesse des institutions certaines politiques d’aide aux pays défavorisés,… peuvent aussi avoir des impacts négatifs déclencheurs de crise.
  2. Les phénomènes économiques : ils sont d’importants facteurs des crises nutritionnelles soit en introduisant directement les famines, soit comme facteurs prédisposant qui augmentent la pauvreté et diminuent le choix[3].
  3. Les phénomènes sociaux : ici l’augmentation de la démographie est sans aucun doute le plus préoccupant. La dégradation du tissu social liée, à l’évaluation des certains modes de vie est aussi un phénomène qui engendre des perturbations sur le comportement alimentaire, sur l’hygiène de l’eau et de l’habitat ainsi sur les soins apporter aux dépendants.
  4. Les phénomènes culturels : ils tiennent compte du particularisme des comportements acquis par exemple : certaines pratiques culturelles de sevrages précoces des enfants aboutissant à des nombreux cas de malnutrition sévère.
  5. Certains accident et maladies : qui amènent des pollutions massives et provoquent ainsi certaines maladies.

II.4.1.2. Les crises nutritionnelles et la malnutrition

L’effet d’agression sur le processus alimentaire est parfois analysé selon l’état nutritionnel d’un individu ou des groupes considérés la nation de crise ramène au problème de la malnutrition qui est avant la mort le dernier dommage que puissent subir ceux qui sont victimes de disfonctionnement de leur processus alimentaire[4]

II.4.2. Les maladies nutritionnelles

Lorsque la maladie nutritionnelle est d’abord due à un manque d’accès à une alimentation suffisante et équilibrée, on parle de malnutrition secondaire, les problèmes sont surtout liés à l’hygiène du milieu aux soins et aux services de santé pour autant exclure les problèmes sociaux.

Figure n°1 : Hiérarchie de causes des maladies nutritionnelles

Maladies nutritionnelles

Perturbation de l’organisme et de l’utilisation biologique de la nourriture

Consommation alimentation  inadéquate

Maladies

Soins de la mère et de l’enfant inadéquat

Consommation alimentaire inadéquate

Accès insuffisant                 Hygiène de l’eau

Aux services                        du milieu

Santé                                     insuffisant

Problèmes politiques, sociaux, économiques et culturels

II.5. Prévention et prise en charge de la malnutrition

L’objectif général de ce programme conjoint est de réduire et générer les taux de la malnutrition aigüe chef les enfants de moins de 5ans inférieur à10%. Le programme comprend deux composantes principales. La première composante devrait permettre de renforcer la prévention de la malnutrition au niveau national par le biais de la promotion de meilleures pratiques en matière d’alimentation, fondées sur les données alimentaires disponibles localement pour les enfants âgés de 0 à 5ans. Ces interventions seront complétées par la fourniture de micro nutriments et de traitements de déparasitage pour les enfants et par la mise en place (d’un système de surveillance et d’alerte précoce.

La deuxième composante vise à atténuer l’impact de la hausse récente de prix des denrées alimentaires et de la production agricole et à diminuer la malnutrition dans les (régions les plus touchées du pays Tambacounda, Kolda, Diocerbel, Maland, et Louga).

Ces interventions seront accompagnées de compagnes de promotion en faveur de la création d’un environnement sain, dans les maternelles et les écoles primaires, qui soient propices à l’apprentissage, le programme s’articule autour des trois stratégies suivantes : renforcement des capacités des structures locales et nationales pour l’amélioration des activités de suivi et de coordination, communication et plaider en faveur des modifications primaires

II.6. Lutte contre la malnutrition

Tenant compte d’expériences vécues, les prestataires dans la prise en charge des malnutris devraient avoir entre autre comme objectifs :

  • Diminuer la morbidité de la malnutrition ;
  • Diminuer les impacts de la malnutrition sur les personnes vulnérables ;
  • Renforcer les communautés dans leurs actions de surveillance de l’état nutritionnel des enfants, en créant de relais dans les villages afin de pérenniser les programmes de nutrition ;
  • Réinvestir le terrain de l’accès aux soins notamment pour les plus démuni.

II.7. TRAITEMENT DE LA MALNUTRITION AIGUIE SEVERE

La malnutrition aigüesévère (MAS) est une condition mortelle qui requiert un traitement d’urgence.A l’échelle mondiale, on estime que près de 20 millions d’enfants souffrent de la malnutrition aigüe sévère. La plus part d’entre eux vivent en Asie du sud et en Afrique subsaharienne (déclaration commune.

Le traitement de la malnutrition aigüe sévère se déroule en 3 phases et requiert des produits adaptés aux besoins spécifiques de ces personnes extrêmement affaiblies.

Phase 1 : Retrouver des fonctions métalliques normales et réhydratation.

Les parents sans appétit et/ou avec des complications médicales majeures sont dans un premier temps admis en hôpital (1er ligne de traitement) ou dans un centre d’alimentation thérapeutique pour la phase 1 du traitement.

Durant cette 1ère phase, les patients reçoivent du lait thérapeutique 775 une prise de poids rapide pendant la phase 1 est dangereuse, le 775 est donc formulé pour rétablir l’équilibre métabolique sans prise de poids. Une des implications médicales les plus fréquentes pendant la phase 1 est la déshydratation qui est traitée de préférence par voie orale.

Par Résumas-sel de réhydrations. Orale (SOR). Ainsi les enfants mal nourris ont peu de résistance aux infections dans ces cas se sont graves et peut être fatales. Ils sont sujets à des bronchopneumonies, des otites moyennes, des infections dans ce cas seront graves et peut être fatale. Ils sont sujets à des brochures pneumonies, des otites moyennes, des infections cutanées, les abcès et les infections osseuses sont rencontrées régulièrement. Il aura peu des symptômes en raison de la faiblesse de réaction inflammatoire.

La fièvre n’est pas toujours présente (au contraire il y a parfois l’hypothermie), la faiblesse de l’enfant l’empêche de manifester sa douleur.

  • Pour les enfants qui ne présentent pas des signes d’infection de parasitoses ou des complications, on suggère : l’amoxicillines : 60mg/kg/j, divisé en trois prises ;
  • Pour les enfants présentant des complications (chocs septique, hypoglycémies, hypothermie : ampicilline, 50mg/kg IM ou IV toutes les six heures pendant 9 jours suivis de l’amoxicilline 15mg/kg IM ou IV une par jour pendant 7 jours.

Si une infection spécifique est diagnostiquée, traiter la avec une antibiotique appréciée selon le protocole national.

Si l’état de santé de l’enfant ne s’améliore pas pendant 48 heures, ajouter le chloramphénicol, 25mg/kg IM ou IV toutes les 8 heures pendant 5 jours.

Phase de transition

Une phase de transition a été pour les patients en hôpital car le gain de poids soudain en phase 2 avant que, toutes les fonctions nutritionnelles soient restaurées peut être dangereux et entrainant un déséquilibre électrolytique pendant cette phase, les patients commencent à regagner du poids doucement grâce à l’introduction du lait thérapeutique 7100 ou aliment thérapeutique.

Phase 2 : Prise de poids grâce à des produits thérapeutiques adaptés

Quand les patients ont suffisamment d’appétit et ne présentent aucune complication médicale majeure. Ils sont accepté beaucoup de patients qui arrivent à l’hôpital ont assez bon appétit et sont admis directement en phase 2.

En phase 2 les patients ont besoins d’un aliment thérapeutique permettant une prise de poids rapide et continue (environ 8g/kg/j). Historiquement les patients en phase 2 étaient exclusivement à l’hôpital avec du lait fortifié en poudre F100 (Schematoms). Mais cette façon de traiter la malnutrition n’est toujours plus efficace dans le pays envoi de développement ou les parents doivent parcours de langues distances pour accéder au centre thérapeutique. Laissant leurs autres enfants sans surveillance.

II.8. Traitement systématique

  • Tous les enfants mal nourris doivent recevoir à l’admission 5mg d’acide folique par voie orale en dose unique.
  • Les quantités de vitamines A à administrer sont de 50.000 unités pour les enfants de moins de six mois.
  • Les quantités des Amoxicilline à administrer sont de 60mg/kg/j en trois prises pour 7 jours (10 jours au maximum).
  • Ne donner le Nubendazole que si les examens de selles sont positifs : 250mg et en dose unique.

 

II.9. Indicateurs de la malnutrition

  1. Mesure anthropométriques
  • Périmètre brachial dit à « insertion » (P/B)

Le P/B se mesure au bras gauche à mi-hauteur entre l’épaule et le coude. On utilise un mètre ruban spécial qu’une plaque autour du bras.

  • La taille

Les enfants de plus de deux ans seront mesurés débout les enfants de moins de deux ans en position couchée. Quand l’âge est facile à préciser, les enfants de 85cm. Seront en position couchée de 85cm et plus en position débout.

  • L’âge

Lorsque l’enregistrement des naissances est pratiqué, la détermination de l’âge est une procédure simple.

  • Les œdèmes

Les œdèmes sont évalués à face antérieure de la jambe, ou sur dessus du poids, on exerce une pression. Pour avoir une signification nutritionnelle, les œdèmes doivent être présents sur les deux jambes.

  1. Indices de malnutrition
  • PIB

Le PIB est la mesure la plus sensible pour estimer le risque de décès des enfants entre 6 et 59 mois. Il est inutile d’interpréter le tour de bras en fonction de la taille ou de l’âge.

Du fait de sa rapidité d’exécution et de sa bonne correction avec les risques de mortalité, il est couramment utilisé en situation urgente.

  • Indices taille/âge (T/A)

Exprime la taille d’un enfant en fonction de son âge. Il est permet en évidence un retard de croissance à un âge donné. Cet indice reflète plus l’historique nutritionnel passé que l’état nutritionnel actuel. Il met en évidence la malnutrition chronique.

  • Indices poids/taille (T/P)

Exprime le poids d’un enfant en fonction de sa taille, cet indice caractérise la malnutrition présente au moment des enquêtes. Il consiste en une très bonne image de récupération des enfants. Il met en évidence la malnutrition chronique aigüe ou émaciation, plutôt que de le déplacer. Par contre à partir de 49cm, les enfants seront admis de l’apport poids sut taille inférieur à 70%. Toute insuffisance de sécrétion laitée et perte de poids chez l’enfant doivent toujours l’objet d’une analyse du rapport poids/taille.

II.10. Formes de la malnutrition protéino-énergique

II.10.1. Les marasmes

  1. Définition :

Le marasme est une maladie nutritive ou nutritionnelle due à l’insuffisance d’éléments nutritifs en quantités caloriques et protéiques[5].

  1. Les facteurs

On rencontre le marasme en cas de :

  • Famine
  • Des infections prolongées
  • Une mauvaise utilisation des nutriments
  • Chez les enfants si l’allaitement est insuffisant : mère malade, décédée ou séparée de son enfant.
  • Chez les enfants malades ou malformés lorsque l’absorption du lait est insuffisant
  • Chez les grands enfants ou adultes en cas de maladies graves et chronique : tuberculose, diabète, cirrhose de foi, tumeurs malique.
  1. Signes cliniques
  • Plis cutané abdominal et fessier
  • Un amaigrissement important
  • La disposition anseuses bien visibles
  • Une perte d’intérêt à la vie (dépression)
  • Cachexie
  • Usage de vieillot
  1. Signes anthropométriques
  • Le P/T inférieur à 2 et/ou inférieur à 5% à 75% de la médiane apathique
  • L’enfant atteint de marasme se présente comme : ‘‘un vieux qui n’a que la peau sur l’os’’ qui trouve son traitement dans l’abondance de la nourriture en protéine pour les nourrissons.

II.10.2. Kwashiorkor

  1. Définition :

C’est une forme de MPE sévère par carence prédominante en protéine le mot kwashiorkor dérive de la langue « du Ghana qui veut dire maladie qui atteint l’enfant lorsque le second vient d’arriver.

  1. Symptomatologie
  • Arrêt de la croissance
  • La courbe de poids s’appelait pendant trois mois plus et commence à descendre, le poids descend vers la ligne inférieure du chemin de la santé et souvent même en dessous
  • Le volume de muscles diminue : ceci est bien mis en évidence par une diminution de la circonférence du bras, affaiblissement et le ventre est distendu lorsque l’enfant se tient débout[6].
  • Une autre précoce se remarque au niveau de la peau, surtout les jambes la peau est finie, lisse et luisante, on voit des lignes nues qui croissent autour des mollets.

Tableau n°1 : Comparatif des traits caractéristiques de la kwashiorkor et du marasme

Traits

Kwashiorkor

Marasme

Arrêts de croissance (2X)

Présent (quelque fois fièvre)

Présent (quelque foi fièvre)

Amyotrophie

Présence

Absence

Œdème

Fréquent

Moins fréquent

Altération des cheveux

Très fréquent

Moins fréquent

Modification (peau séchée et craquetée 

Diminué

Rares

Appétit

Grave quelque fois

Augmenté

Anémie

Réduite mais existant

Très grave

Courbe des graisses sous cutanée

Inexistante

Visage bouf

Possibilité d’œdème

Creusé, simiesque

Formes de la malnutrition

Il existe quatre formes de malnutrition :

  1. La malnutrition fruste

C’est elle qui existe dans la société et est difficile de découvrir.

  1. La malnutrition dégrée :

Elle se traduit par un minimum des signes cliniques, le seul symptôme marquant est un retentissement de la croissance. La courbe de poids moitié en effet un aspect quasi stationnaire depuis l’âge de 8 au 9 mois, avec des brisques baissent en relations avec une malaria, une rougeole ou une gastro-entérite.

  1. La malnutrition modérée :

Comme le mot modérée (moyen, indique, les signes cliniques seront déjà visibles quand la malnutrition s’approche vers celles sévères.

  1. La malnutrition sévère :

Ici tous les signes cliniques que seront palpables et visibles présences d’œdème modification de cheveux.

Cette forme de malnutrition se présentera soit sous kwashiorkor ou sous marasme.

Tableau n°2 : Classification de la malnutrition selon Gomez

Le degré de la malnutrition

% de norme P/A

D

Malnutrition du 1er degré

75-89%

11 à 5kg/M légère

Malnutrition 2e degré

60-74% 11kg

26 à 40%/M modérée

Malnutrition 3e degré

Inférieur à 60%kg

Supérieur à 40%/M sévère

Critère d’admission au CNT

Poids supérieur à 2,25%kg

Taille supérieur à 49cm

T/P supérieur à 49cm

Les paramètres pour confirmer la malnutrition sont :

  • Signes cliniques
  • Signes biologiques
  • Anthropométriques
  • Plutôt que le déplacer

Le professeur Richard Bellman se disait persuadé en 1970 qu’il était d’ores et déjà possible de nourrir toute la planète à sa faim en adoptant une organisation adéquate. Bien que la population du globe terrestre ait pratiquement doublé depuis, les disponibilités alimentaires journalières supérieures aux 2700 calories recommandées par la FAO, ces données masquent néanmoins des contrastes parfois considérables.

II.11. Prise en charge communautaire

Ces dernières années, une nouvelle approche de la phase 2 à la base communautaire (CTC) CommunityThérapetic (care) s’est montrée particulièrement efficace et est en passe de devenir le nouveau standard le principe élémentaire de cette approche est de dépister les cas de malnutrition aigüe sévère avant l’apparition et traiter les enfants chez eux plutôt que de le déplacer.

Le F100 ne peut pas être utilisé dans ces conditions, car il doit être préparé par du personnel qualifié et présente des risques de contamination bactériologique à cause de son contenu en eau élevée. Les produits utilisés pour l’approche communautaire sont donc des aliments thérapeutiques prêt à l’emploi basé sur la formule du F100 mais contenant moins de 4% d’eau, le rendent idéaux pour le traitement à domicile.

[1]Dictionnaire Petit Robert 2005.

[2]Enquêtes démographiques alimentaires et de santé en RDC, Ministère du plan 2007.

[3]FAO, L’État de l’insécurité alimentaire dans le monde, 2005.

[4]FAO, La faim dans le monde, Rome, 1996.

[5]FAO, Rapport d’état de la malnutrition dans le monde, Rome, 2006.

[6]GENTILINI M., Médecine tropicale, Paris, Ed. Flammarion 1993.

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