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CHAP I : REVUE DE LA LITTERATURE

Ce chapitre s’articule sur les sections principales suivantes: la revue théorique et la revue empirique.

I.1. Revue Théorique.

Dans ce cas, on présente un essai de définition de la PME et son importance socio-économique, également les particularités financières des PME, les contraintes de financement des PME et enfin, on expose les différentes théories relatives à la structure financière des entreprises. On ne manquera pas non plus d’inserer une partie sur les determinants traditionnnels de la demande de credits des PME ainsi que de la structure financière.

1.1.1.      Définition et importance socio-économique de la PME

Dans ce point, nous passons en revue les controverses définitionnelles de la PME ainsi que l’analyse de ses objectifs permettant ainsi de ressortir son importance socio-économique.

a.      Essai de définition de la PME

De nos jours, les économies du monde n’ont pas encore adopté une définition légale et standard de la PME.[1]

Cependant, toutes font référence aux critères tant quantitatifs (nombre d’employés, chiffre d’affaire, total bilan), que qualitatifs (mode organisationnel, système de gestion …)

Quand on parle des définitions quantitatives, notons que sa dernière directive de 2003, la commission européenne a précisé de seuils d’effectifs, de chiffre d’affaire ainsi que du total bilantaire pour l’ensemble des PME des pays membres[2].

Elle a établi, une distinction entre une entreprise moyenne, une petite et une micro entreprise selon les critères repris dans le tableau suivant:

Tableau n°1: Eléments de la définition des PME selon l’union Européenne.

Catégorie

effectifs

Chiffre d’affaire (en million d’Euro).

Total bilan (en million d’Euro)

Moyenne entreprise

< 250

≤50

≤40

Petite entreprise

< 50

≤10

≤10

Micro-entreprise

<10

≤2

≤2

Source: Trabelsi A. (2006); P.27.

            Le tableau met en évidence les seuils mentionnés pour la commission européenne en faisant une distinction par classe de taille selon les effectifs : moins de 10(micro entreprises), de 10 à 49 (petite entreprises) de 50 à 250 (moyenne entreprise) et de 251 salarié et plus (grande entreprises).

            En RDC, on désigne une PME par « Unité économique, dont la propriété revient à une ou plusieurs personnes physiques ou morales et qui présente les traits suivants:

  • Un nombre d’employés permanents allant de 1 à 200 personnes ;
  • Un chiffre d’affaires hors taxes compris entre 1 et 400 000 USD ;
  • Tenue d’une comptabilité selon le système comptable en vigueur en RDC ;
  • Une valeur de l’investissement nécessaire mis en place pour les activités de l’entreprise inférieure ou égale à 350 000USD.
  • Un mode de gestion concentrée ou ouvert à la décentralisation ». (charte des PME/RDC, 2007) [3]

Le code des investissements de la RDC[4]ressort la disposition particulière aux PME et son article 2, alinéa 1, entend par PME « toute entité économique constituée soit sous forme d’entreprise individuelle ou soit sous forme sociétaire. Dans le premier cas, la priorité revient aux personnes physiques et le chef d’entreprise est tenu d’assurer lui-même la fonctionde la gestion administrative et financière tandis que dans le second cas, il s’agit des sociétés employant au moins cinq travailleurs. Dans l’un ou l’autre cas, le seuil de recevabilité est fixé au minimum à l’équivalent de dix mille (10 000) dollars américains.

Les banques et les SFD ont également leur manière de concevoir la notion des PME. Les institutions de micro finance définissent la PME en fonction du niveau de financement recherché. La petite entreprise correspond à celle dont les besoins de financement se situent dans une fourchette déterminée (3 à 15 millions de FCFA au Sénégal, par exemple). En l’absence d’état financier, les agents de crédit sont formés pour constituer le patrimoine des entreprises à partir d’entretiens, suivis de validation sur le terrain[5]. En outre, pendant que les banques commerciales se focalisent sur les grandes entreprises et les PME d’une certaine taille, le système financiers décentralisés s’articulent autour des très petites (TP) et petites entreprises (PE) qui pour l’essentiel opèrent dans l’informel.

Au-delà des définitions quantitatives, on note l’émergence des définitions qualitatives mettant l’accent sur les styles du management, la personnalité du dirigent, etc. dans cette perspective, on définit la PME comme étant « une entité détenue par ses propres patrons qui risquent dans leurs affaires leurs propres capitaux et qui exercent dans ces affaires, une administration et des techniques effectives et qui ont des contacts directs et permanents avec leur personnel», (Le large, G, 1998). La BIRD (2008) y joint de respect du critère d’indépendance c’est-à-dire qu’est PME toute entreprise n’étant pas détenue à hauteur de 25% ou plus du capital ou des droits de vote par une ou plusieurs grandes entreprises. La législation sénégalaise y joint aussi un aspect sensible relatif à la tenue d’une comptabilité[6]selon le système normal en vigueur dans un pays et certifiée par un membreinscrit à l’ordre national des experts comptables et comptables agrées[7] : car la plupart des fois cet aspect est absent sinon mal tenu. Mbenza(2006) note que le dirigent de toute PME présente généralement les traits ci-dessous : confiance en soi et besoin de réalisation, Créatif et talentueux, Initiative privée et indépendance, Défi et goût du risque, Acuité et persévérance, Optimisme et réalisme, centralisation de gestion, de l’administration et du fonctionnement au niveau du chef, connaissance de soi et imagination etc.

Cette dernière façon d’appréhender la PME permet de ressortir les traits généraux qui leur sont communs quelles soient formelles ou informelles, individuelles ou sociétaires, entre autre : la personnalité de la gestion ; le processus de décision simple ou rapide ; le système d’information peu complexe ; la recherche d’un environnement stable ; des modes d’organisation et une gestion qui leur sont spécifiques ; Etc. (Mukadi, 2006).

Les définitions qualitatives s’appliquent à toutes les petites et moyennes entreprises où qu’elles soient et sont basées sur leurs caractéristiques qualitatives. Le grand avantage de ces définitions est qu’elles essayent de « capturer » la nature essentielle de la petite entreprise. Aux Etats-Unis, par exemple en se basant sur quatre facteurs principaux identifiés par le comité du développement économique (CED) en 1947, les autorités définissent une petite société par : le caractère indépendant de sa gestion, le fait que le capital soit la propriété d’un individu ou d’un petit groupe, le domaine d’opération localisé dans une communauté et une relation faible avec les autres sociétés en industrie.

 Au Royaume-Uni, par contre, les définitions qualitatives ont été adoptées en 1971 à Bolton, et une petite société est caractérisée comme suit : avoir une part relativement petite du marché, et l’incapacité d’influencer le prix ou la quantité de marchandises ou services, être gérée par son propriétaire ou copropriétaire, ne pas faire partie d’une plus grande entreprise (…) (Trabelsi, 2006). De toute évidence, les éléments ressortis dans les définitions qualitatives sont plus ou moins standards voire substituables et traduisent, pour ce faire, quasiment la même information. Tel n’est pas le cas pour les définitions quantitatives. Elles varient d’un pays à l’autre et dépendent de différents secteurs exercés.

En ce sens, les définitions quantitatives causent souvent problème de classification surtout quand elles servent d’outils de comparaison entre pays et prêtent, de ce fait à des confusions. A titre d’exemple, il y a une variété de manières par lesquelles la taille d’entreprise peut être mesurée, y compris le nombre d’employés, le revenu de vente ou le chiffre d’affaires, les capitaux totaux et la valeur nette. Le premier de ces éléments est la mesure la plus rependue. Une PME selon les normes de la commission européenne (au plus 250 employés) est une grande entreprise en RD Congo (au plus 200 employés).

b.      Importance socio-économique et objectifs de la PME

Les PME jouent un rôle essentiel en matière de création de richesse, de lutte contre le chômage et la pauvreté, de développement régional, … cette population d’entreprises représente plus de 80% de tissu entreprenariat national, contribue à 12% du PIB et œuvre quasiment dans l’informel car, pour 2 100 entreprises immatriculées dans lesecteur formel en RD Congo, on dénombre simultanément10 000 structures informelles. Numériquement importantes, la contribution socio économiquedes PME reste cependant largement en deçà des potentialités que peuvent faire valoir ce genre d’entreprises[8].

S’agissant des objectifs de la PME, notons qu’ils doivent de sa mission, laquelle doit être complétée par des orientations qui définissent l’approche globale et constituant le prélude à la stratégie. Koutouzi, F. (2007) distingue deux natures d’objectifs que les actionnaires peuvent poursuivre. D’une part, assurer le contrôle et la suivie de l’entreprise, la garantie par la maximisation de la valeur du marché et le privilège à la survie de l’entreprise, la garantie de revenu régulier ou d’un emploi pour un certain nombre de membres de famille des actionnaires indépendant de l’objectif de maximisation de la valeur d’entreprise, certains actionnaires peuvent même refuser l’endettement pour éviter de soumettre leurs activités aux contrôles des banques. A quelques nuances près, ces réalités sont en vogue à Bukavu. D’autre part assurer le développement rapide de l’entreprise en privilégiant les structures qui favorisent la croissance et la prise de risque. Pour la structure de propriété, cela veut dire que les actionnaires sont prêts à ouvrir le capital de leurs entreprises pour lever les capitauxnécessaires.

D’autres, par contre, estiment que les PME auraient principalement pour objectif la satisfaction de leurs clients pour un bon rapport qualité-prix et avec des délaisderéactionscourts ainsi que la proximité aux clients (Germain, C. 2004). Dans la pratique, la réalisation de ces objectifs est souvent contrainte par la modicité des ressources.

            Une fois fixée, la conceptualisation de la PME et la revue des objectifs constituant son cheval de bataille, il est question de la confronter avec les aspects propres aux grandes entreprises. Les différences entre les deux populations d’entreprises étant relativement multiples, nous convenons de ne visiter la sous-sectionci-dessous que celle les plus fondamentales, à savoir : l’aspect fluctuant et incertain de sa rentabilité occasionnant ainsi un autre aspect lié au risque.

  • Sources de financement des PME

             Les PME peuvent recourir à plusieurs sources de financement. Nous utilisons la typologie d’Armand et al. (1999) pour offrir une vue d’ensemble des sources de financement de PME. Ces derniers, préconisent que ces sources de financement peuvent être classées selon la nature de l’actif financier (actions, obligations et dettes financières), selon la durée et selon l’origine de fonds (interne ou externe).

  1. Le financement par le fonds propres

             Les fonds propres peuvent être d’origine interne ou externe à l’entreprise (Armand et al, 1999). Les ressources internes proviennent des résultats dégagés par l’activité de l’entreprise et qui sont mis en réserve au cours des exercices précédents. L’autofinancement est de ce point de vue la ressource qui est générée par les PME et qui contribue à l’amélioration du fond de roulement de manière continue. Ce dernier apparaît nécessaire tant pour assurer leur pérennité que pour leur permettre de s’enrichir et de contribuer ainsi au financement de leur développement (Margerin, 1998). Pratiquement, il est constitué pour l’entreprise de la part de bénéfice non distribué et de la somme des amortissements et provisions qui constituent les charges supportées par l’entreprise mais qui n’entrainent pas du tout un décaissement.

           Quant aux ressources externes, Armand et al. (1999) précisent qu’il s’agit des ressources qui ont été effectivement apportées par les actionnaires (propriétaires d’une entreprise) en vue de l’augmentation du capital. Dans le cas d’espèce des PME, ces ressources peuvent être comparées aux fonds qu’apportent l’entrepreneur lui-même, les membres de sa famille ainsi que ses amis et qui constituent une part importante de son capital.

  1. Le financement par dettes

            Les PME recourent souvent aux fonds empruntés lorsque les fonds propres sont devenus insuffisants pour combler leur besoins en fonds de roulement (Armand et al., 1999). De ce fait, les entrepreneurs ont comme reflexe de s’adresser à leur banquier ou à toute autre institution financière pour combler leurs besoins de financement. Deux possibilités sont mises à leur disposition pour se financer par dettes : soit procéder à des emprunts indivis ou à des emprunts obligataires5. Il sied de signaler que le cas échéant, dans un contexte d’asymétrie d’information et d’opportunisme, les PME ont tendance à recourir aux crédits commerciaux surtout lorsque l’accès au marché de crédit financier est limité et que les dettes bancaires leurs sont indisponibles. Ce recours ultime peut avoir un avantage dû au fait que ce crédit est moins coûteux pour les PME et n’obligent pas des garanties (Armand et al. 1999).

  1. Les financements alternatifs

             Armand et al. (1999) préconisent que ces financements peuvent être groupés en crédit-bail et en titrisation. Le premier étant connu sous le nom de « leasing » aux Etats Unis d’Amérique depuis les années cinquante consiste à des opérations de location des biens à usage professionnel, spécialement achetés en vue de cette location par des entreprises qui demeurent propriétaire des ces biens. Ces opérations, quelle que soit leur dénomination, donnent au locataire la faculté d’acquérir tout ou une partie des biens loués, moyennant un prix convenu et tenant compte, au moins pour une partie, des versements effectués à titre de loyer. Quant au second, elle consiste pour les établissements financiers à transformer des prêts à la clientèle en titres négociables sur les marchés financiers.

Cependant, d’autres financements tels que les primes, dons et subventions diverses sont assimilables à des capitaux propres et peuvent être utile pour l’accroissement du capital de l’entreprise et par ricochet son immobilisation.

  1. Difficultés d’accès des PME aux services financiers

          Les PME constituent des acteurs essentiels pour l’économie, l’emploi, l’innovation, la croissance, etc. Elles contribuent fortement à l’augmentation de la compétitivité mondiale et au dynamisme de l’économie (Buisson, H., 2008). D’où, elles présentent la nécessité d’accès aux diverses sources de financement qui soient équivalentes à celles des grandes entreprises.

Les asymétries d’informations entravent le bon fonctionnement du marché financier et conduisent au rationnement des crédits6 par le prêteur. Ce qui fait que les PME souffrent de l’accès au financement qui limite leur émergence et développement ultérieur. Ferrier (2002) relève à cet effet que les fonds utilisés dans les PME informelles des pays en voie de développement proviennent généralement de l’entrepreneur lui-même, de son entourage familial ou de tontine. Ces difficultés peuvent être dues, dans la plupart de cas au fait que la fonction de gestion financière est inexistante pour elles ou bien elle dépend de la compétence d’un faible nombre des personnes (majoritairement l’entrepreneur lui-même ou un membre de sa famille) ; ce qui traduit l’absence des documents comptables fiables, de système de contrôle de gestion, de gestion de la trésorerie, etc. (Buisson, H., 2008). Or, les états financiers sont les documents le plus souvent utilisés par les actionnaires, les bailleurs de fonds et les autres parties prenantes pour évaluer la santé financière d’une entreprise. Ces documents méritent un examen judicieux avant l’octroi du crédit par une institution financière quelconque.

De part leur nature même, les PME présentent le taux de croissance et de rentabilité bien plus irrégulières que les grandes entreprises et que leur taux de survie7 est inférieur à celui des grandes entreprises (Karlan et Zinman (2005) ; cité par Bachiseze, N., 2009). Cela étant, les prêteurs préfèrent financer en priorité les grandes entreprises qui peuvent fournir une information régulière pour leur permettre d’être évaluées par les différents acteurs sur les marchés financiers (Buisson, H., 2008). Ce qui n’est pas le cas pour les PME qui, dans la plupart des cas, évoluant dans l’informel, ne sont donc pas sujettes aux obligations d’informations. D’où l’existence d’asymétries d’informations qui sont à l’origine de déséquilibre du marché de crédit, l’offre de crédit étant inférieure à la demande (rationnement).

Malgré les difficultés rencontrées par les PME dans le recours au financement externe, certaines d’entre elles éprouvent toujours l’obligation, et partant de la théorie de « Pecking order[9]» de ne recourir qu’au près des institutions de micro finances qui leur permettent de combler leurs besoins en fonds de roulement. Et pour cela, certains facteurs sont jugés susceptibles de pousser l’entreprise à adopter un tel comportement.

1.1.3.      Participation financière des PME : le couple rentabilité-risque

Plusieurs auteurs qui s’intéressent à la question du financement des PME affirment que ce type d’entreprises est caractérisé par l’existencedes spécificités financières qui les distinguent des grandes entreprises. Ang (1992), par exemple, retient essentiellement la difficulté de séparer les ressources financières de l’entreprise et celles de son propriétaire, le problème de succession qui peuvent rendre le développement de l’entreprise incertain, l’importance des relations informelles, la présence des contrats implicites, etc.

En outre, dans le souci majeur de conserver un niveau d’autonomie consistant et ce en mettant les traits sous-évoqués, les ressources des PME sont majoritairement constituées des fonds propres. L’endettement venant en dernier essor. Ainsi, les fonds propres et les ressources provenant de la famille ou d’amis constituent les ressources de financement de ce socle d’entreprise au démarrage à concurrence de plus de 80% et les institutions de financement n’interviennent qu’à hauteur de 5%. Les autres ressources et particulièrement celles des ONGS se partagent la différence (au plus 15%). Cette version est soutenue par Lukuitshi A. (2009) qui a réalisé que les sources initiales de financement de ces entreprises sont habituellement de nature personnelle (économies, hypothèques, caisses de retraite, assurance-vie, amis, famille, etc.). La pratique du crédit fournisseur est également courante pour la majorité de ces entreprises car plus de 65% d’elles ont déclaré avoir bénéficié de ce type de financement. Dans l’un ou l’autre cas, l’accès au financement des PME est limité est bien en deçàde la demande.[10](Mugangu, 2006).

En effet, le risque est la spécialité financière fréquemment citée en premier lieu quand il s’agit de l’accès aux sources de financement pour les PME. Le développement de la finance est basé essentiellement sur la compréhension du risque afin de construire des modèles qui vont prévoir le montant de la prime de risque qui peuvent réclamer les investisseurs. Selon ces modèles, le risque est subdivisé en deux types: un risque spécifique à l’entreprise que le gérant peut éliminer par la diversification et un risque systémique qui est propre au marché et que le gérant ne peut pas éliminer (Lukuitshi A. 2011)

Pour analyser la situation d’une entreprise en terme de rentabilité et de risque, la gestion financière préconise de faire un diagnostic financier. La figure 1 ci-dessous retrace la démarche du diagnostic financier. Une entreprise qui ne crée pas de valeur de façon durable finira par connaitre des difficultés pour honorer ses engagements vis-à-vis des créanciers financiers (Charreaux, 2000).

En effet, le diagnostic de rentabilité[11]constitue l’axe primordial du diagnostic financier, une entreprise non rentable étant condamnée à terme et une entreprise rentable est une entreprise qui crée de la valeur, C’est-à-dire qui enrichit ses actionnaires.

Figure 1: La demarche du diagnostic financier

Création de valeur

Rentabilité

Risque

Rentabilité des capitaux propres

Rentabilité de la valeur

Rentabilité économique

Risque d’exploitation

Risque financier

Risque de faillite

 

 

Source: Charreaux (2000): p.9)

            Au vu de cette figure, il n’est pas évident que l’étude de la rentabilité puisse se faire sans prendre en considération la notion de risque de l’entreprise parce que le risque est une appréciation de la variabilité des taux de rentabilité économique et des capitaux propres. Ainsi, le risque total d’une PME peut êtres scindé en deux (St. Pierre et al. 2003), Soit le risque d’affaires ou le risque d’exploitation et le risque financier. Nous pouvons ajouterentre autres le risque de l’entrepreneur.

            Le risque d’affaires ou le risque d’exploitation peut être défini comme la sensibilité de l’activité de l’entreprise à un changement soudain de son environnement et son incapacité à produire à moindre coût. C’est-à-dire la sensibilité du résultat d’exploitation à une variation du niveau d’activité ou encore à la possibilité d’une baisse d’activité qui peut être mesurée par la baisse du chiffre d’affaire hors taxes. Comme ressorti dans le tableau ci-dessous, le risque d’affaires comprend trois catégories; le risque commercial, le risque de gestion et le risque technologique ou de production.

Tableau n°2: Décomposition du risque d’affaires.

Elément de risqué

Exemples d’éléments influençant le risque

Effets/conséquences

Risque de gestion:

Manque deconnaissance en gestion de l’équipe de direction,

insuffisance des ressources consacrées à la fonction de gestion (comptabilité, finance, ressources humaines, système d’information) absence d’outils appropriés, la faiblesse des contrôles financiers, etc.

· Absence de planification financière

· Système comptable non développé

· Absence de système de contrôle du prix de revient et des inventaires

· Défaillance du système informatique (lorsqu’il en a un)

· Manque de connaissance  Gestion ou de GRH

· Qualité médiocre des conditions de travail

Spécialisation du propriétaire-dirigeant dans une fonction particulière de la PME et fait preuve d’inaptitude dans autres

Risque  commercial : lié à la dimension du marché potentiel, à la réaction des concurrents actuels et futurs aux fluctuations dans la demande, à la possibilité d’atteindre un chiffre d’affaire insuffisant, aux difficultés dans la distribution

· Dépendance très forte envers un ou peu de clients

· Faible diversification dans les produits fabriqués

· Absence de surveillance dans l’arrivée d’un nouveau produit ou d’un concurrent

· Taille du marché potentiel

· Fluctuation de la demande

· Connaissance de leurs besoins

Fluctuation du chiffre d’affaires de la PME et hausse du cout de financement suite à l’incorporation d’une prime de risque plus importante

Risque technologique : délais non prévus dans le temps de développement, impossibilité de produire à un coût concurrentiel, difficulté d’approvisionnement, apparition d’une nouvelle technologie, sous-estimation du montant des investissements requis utilisation d’une technologie inadéquate, etc.

· Méconnaissance de l’état d’avancement technologique de l’équipement ;

· Absence d’activité de recherche développement ;

· Absence d’éveille technologique ;

· Absence de ressources en ingénierie ;

· Incapacité de produire à un cout concurrentiel

Structure de production de l’entreprise entachéeà travers le prix de revient des produits et détérioration du degré de compétitivité.

Source: Tableau confectionné sur base modèle de St-Pierre (1999).

            Quant au risque financier d’une entreprise, les bailleurs de fonds le déterminent à partir de l’étude de sa structure afin d’identifier le degré de la capacité de celle-ci à honorer ses obligations, c’est-à-dire à faire face à ses engagements futurs.

            Enfin, le risque de l’entrepreneur est liée à la personnalité du dirigent, à son expérience, à sa préférence pour l’indépendance et l’autonomie à ses objectifs personnels à son degré d’aversion pour le risque, à sa manière de gérer les crises, etc.

 Cependant, dans le cas des PME, les dirigeants n’ont pas tous le mêmedegré d’aversion pour le risque du fait du problème de l’hétérogénéité des PME.

            Il s’avère que, comme vu précédemment, les institutions de financement se servent des aspects liés au couple Rentabilité-risque[12]des PME comme déterminants d’octroi ou non dufinancement susceptible d’assurer la continuité de leur exploitation. Tachons de revisiter les diverses théories justifiant le comportement financier des PME.

1.1.4.      Théorie de la structure financière et PME

La question de la structure financière[13] des entreprises, entendue comme la répartition des dettes financières et des fonds propres a toujours suscité réflexion et controverse. Nous passons en revue les deux théories représentatives, à savoir : la théorie du financement par compromis, autrement dit « Trade Off Théorie (TOT) »et la théorie du financement hiérarchique, dite aussi « Packing Oder Theory (POT) », la première mettant l’accent sur les taxes et la seconde sur l’existence de l’asymétrie de l’information.

a.      La théorie de Trade Off

Pour la TOT, l’analyse de la structure financière est basée sur le ratio du cout d’opportunité entre les ressources internes et externes à l’entreprise. Il s’agit donc d’un arbitrage en terme d’avantages et inconvénient de deux principales sources de financement en prenant en compte les diverses incidences qui prédéterminent cet arbitrage, entre autre : la fiscalité, les coûts de défaillance ou ceux de mandat, etc. c’est en fait le prolongement du modèle de Modigliani et Miller (1985)[14]prônant la neutralité de la structure financière par rapport à la valeur de la firme sous restriction de certaines hypothèses : les marchés sont parfaits, les agents économiques peuvent prêter ou emprunter à un taux fixe et sans limite, non existence des coûts de faillite, présence de deux types des titres (actions et obligations) non prise en compte des effets de la fiscalité, constance de tous les flux et donc aucune croissance possible, absence d’asymétrie d’information entre les agents et la poursuite par les intérêts des actionnaires. Les résultats de ce modèle renseigne que toutes les formes de financement sont équivalentes sur les marchés financiers parfaits du fait que les écarts de rentabilité corrigent exactement les écarts de risque, le cout moyen pondéré du capital reste constant pour des firmes apparemment à la même classe de risque et la taille n’intervient pas dans la détermination du cout, etc. d’autres auteurs se sont penchés sur la question relative à la problématique de la théorie de la TOT, en l’occurrence de Jensen et Pecking(1976), Harris et Raviva (1990), Pettit et Singer (1985) et Ang (1991). Leurs travaux laissent entendre que quand les entreprises sont rentables, elles devraient préférer la dette pour bénéficier de la déductibilité des intérêts financiers. En outre, si la rentabilité passée est un bon indicateur pour la rentabilité future, les entreprises rentables seront moins soumises au rationnement et aux autres contraintes financières. Concernant spécifiquement les PME, Ang (1991), montre que le taux d’imposition réduit dont bénéficient ces entreprises limite, à un certain point la pratique d’une politique d’endettement conditionnée à la déductibilité des charges d’intérêts. De plus la réalisation des économies d’impôts liées à l’endettement est influencée par la variabilité supérieure des investissements et le caractère moins prévisible des bénéfices réalisés par ce type d’entreprise (Petit et Singer. 1985).

b.      La théorie du Pecking Oder (POT)

Cette théorie consiste en une combinaison des ressources financières qui, sous un climat d’asymétrie d’information et respectant une certaine hiérarchie (autofinancement, endettement et obligation), maximise la valeur de la firme.

A l’inverse des théories de la TOT, celles de la POT privilégient l’élaboration d’une règle de comportement générale sur la détermination d’un montant optimal d’endettement de l’entreprise. Cette règle de comportement se traduit par l’existence d’une hiérarchie des sources de financement établie principalement selon les hypothèses d’asymétrie d’information, laquelle hiérarchie intègre également des éléments décisionnels réalités à l’objectif principal poursuivi par le dirigent d’entreprise et qui sont particulièrement pertinents dans un cadre d’analyse dédié aux PME (Mohamed. A. 2009).

La théorie de financement hiérarchique, développée par Myers et MajLuf (1984) est comme dit tantôt, la conséquence de l’asymétrie d’information qui existe entre les acteurs internes (propriétaire, dirigent) et les acteurs externes (bailleurs de fonds) à l’entreprise. Les dirigent adoptent une politique financière qui a pour but de minimiser les couts associés et ils préfèrent lefinancement interne au financement externe[15]. Selon cette théorie, le dirigeant doit respecter la hiérarchie suivante: l’autofinancement, la dette non risquée, la dette risquée. Le respect de cette hiérarchie a pour avantage de reduire dividendes pour augmenter l’autofinancement, de réduire le coût du capital en limitant le plus possible le recours aux emprunts.

Schnabel (1992) a développé un modèle spécifique de financement des entreprises de petite et moyenne taille et souligne dans celui-ci que les projets à risque faible (bonne qualité) sont à financer par endettement et les projets à risque élevé (de mauvaise qualité) sont à financer par émission d’actions. L’ouverture du capital à des bailleurs de fonds occasionne la diminution de l’effort exercé par l’entrepreneur et aussi la baisse de la valeur du projet (…)

La suite de la littérature insiste beaucoup sur l’accomplissement des hypothèses de neutralité de la structure financière de Modigliani et Miller (1963)[16] ont eu même remis en cause cette neutralité, considérant sont incitées à recourir à l’endettement plus qu’aux fonds propres dont les rémunérations ne sont pas déductibles d’impôt.

L’état actuel de l’analyse de la structure de capital comprend une grande variété d’approches mais il n’existe pas une approche universellement acceptée en appliquée (Myers 2001, Harris et Raviv 1991). Autrement dit, il n’existe pas une théorie universelle concernant le choix entre fonds propres et dettes. Les différentes théories de la structure optimale du capital dépendent de l’aspect économique et des caractéristiques financière de la firme. Par exemple, à l’instar de deux théories précédemment énoncées, la théorie d’agence repose sur l’existence des coûts d’agence et la théorie du signale se fonde sur l’envoie des signaux aux apporteurs des capitaux. La théorie des coûts d’agencedont l’origine est l’article de Jensen et Peckling (1976) est basée sur une relation d’agence que ces auteurs définissent plus clairement en ces termes: « Une relation d’agence est un contrat par lequel une ou plusieurs personnes (le principal) engage une autre personne (l’agent) pour exécuteren son nom une tâche quelconque qui implique une délégation d’un certain pouvoir de décision à l’agent ».

Dans le contexte des PME, il n’ya pas ou très peu de coûts d’agence entre les dirigeants et actionnaires parce que dans ces entrepriseslesdirigeants sont probablement des propriétaires. Si non, ces coûts intègrent les coûts de contrôle ou de surveillance, les coûts de limitation et les couts d’opportunité.

La théorie du signal suppose que les agents internes à l’entreprise plus informés que les agents externes qui sont principalement les banques, dans le cas des PME, ont intérêt à transmettre une partie de l’information à ces derniers par le billet de signal afin d’accéder à la dette. Cette signalisation peut se transmettre soit par niveau de l’endettement de la firme (Ross, 1977) ou par le degré d’implication du dirigeant lui-même dans le financement des projets d’investissement (Leland et Pyle).

  • Les determinants de la demande de credits des PME[17]

         Il n’existe pas une liste exhaustive des facteurs pouvant influencer les PME à recourir au crédit des banques (IMF). Plusieurs facteurs peuvent susciter l’entreprise à recourir au crédit financier. Dans le cadre de ce travail, nous utilisons la typologie de Buisson (2008) et de Nathan (2006). Ces deux auteurs postulent en commun que 4 facteurs peuvent influencer les PME à recourir au crédit financier : le niveau d’activité de l’entreprise et sa croissance, l’autonomie financière, le recours aux crédits commerciaux et le niveau du taux d’intérêt. S’agissant du premier facteur, ces auteurs soulignent que lorsqu’une entreprise croît, son cycle de production devient mécaniquement plus important et pour cela, les PME s’appuient fortement sur les crédits à court terme pour financer leurs activités. Et elles auront besoin d’autant plus de financement que leurs actifs et leurs activités sont jugés importants.

        Quant à l’aspect autonomie, ils constatent qu’une entreprise (une PME) aura besoin d’un financement externe plus grand si elle ne parvient pas à financer à elle seule son niveau de production c’est-à-dire si elle a déjà épuisé toutes les ressources internes selon le respect de la théorie du financement hiérarchique (Pecking Order Theory). Et pour cela, le ratio de liquidité générale (actifs circulants/passifs exigibles à court termes) lui permettra de s’assurer si les ressources à court terme dont elle dispose arrivent à couvrir ses emplois. Si ce ratio est élevé et supérieur à 1, l’entreprise n’aura pas besoin de recourir beaucoup plus au crédit, car elle présente une capacité de financement, son fonds de roulement étant positif. En effet, les crédits commerciaux ont une influence significative dans le recours des entreprises aux crédits financiers. Cela étant, un recours aux crédits commerciaux traduit dans un premier temps les difficultés éprouvées par les entreprises à accéder aux crédits financiers. Les entreprises qui n’ont pas obtenu le montant des crédits financiers sollicités souhaitent toujours se tournent vers les crédits commerciaux et en profitent de ce fait pour envoyer un signal positif à la banque (IMF) par ce biais. Enfin, s’agissant du niveau de taux d’intérêt, ces auteurs renchérissent en disant que la demande des crédits est d’autant plus grande que le niveau de taux d’intérêt est faible. Donc il existerait une corrélation négative entre la demande de crédit et le niveau de taux d’intérêt.

[1] La notion de PME ainsi s’avère très complexe en ce sens que chaque pays voudrait avancer sa propre définition, compte tenu de son contexte socio-économique ; une réalité qui a poussé l’observation européenne à constater l’absence, voire l’inexistence dans toute humanité d’une définition scientifiquement neutre et standard qui puisse ressortir l’essentiel du concept « PME » c’est ainsi que la notion de PME est différemment saisie selon qu’on est par exemple au Japon, aux USA, au Canada en Afrique lu dans les pays de l’union Européenne (KAYEMBE, M. 2006)

[2] Cette classification est la résultante des recommandations de la commission des chefs d’Etats du 03 Avril 1996 telle que ressortie dans leur « rapport au conseil » publié en 2003. Le décret d’application N°2008-1354 de l’article 51 de la loi de modernisation de l’économie de cette communauté s’y est aussi penché pour déterminer la catégorie d’appartenance d’une entreprise pour les besoins de l’analyse statique et économique. http://www.hec.unige.ch  recherche publication. Htm (consulté le 14/01/2015).

[3]www.google.com

[4] Voir la loi N°004/2002 du 21 février 2002, portant sur le code des investissements en RDC publié au journal officiel numéro 6 du 15 mars 2002 modifiant l’ordonnance loi N°86-028 du 5 avril 1986 portant code des investissements et l’ordonnance-loi N°81-010 du 02 Avril 1981 instituant un régime de zone France à vocation industrielle ainsi que tous les textes législatifs et règlementaires antérieurs à la présente. 

[5] Voir rapport final (conclusion et recommandations) de la direction sénégalaise des PME sur le financement des PME. Dakar 30 sept 2009.

[6] Sur ce point, on comprend bien pourquoi dans la plus part des PME en Afrique, certaines entreprises tiennent la comptabilité dans le fonctionnement de leur structure et l’appréciation de la mise en place de la comptabilité au sein des PME en Afrique varie en fonction du profit du dirigent. Les PME qui ne tiennent pas de comptabilité, ne pouvant se financer auprès des institutions bancaires s’adressent à des secteurs financiers informels que sont les tontines. (Depallens G. 1983).

[7] Voir loi d’orientation et de classification des PME telle qu’adoptée par le gouvernement du Sénégal le 06 fevrier 2008.

[8] Céline Kaufman/OCDE le financement des PME en Afrique. (En ligne). http://www.oecd.org/dev/reperes

[9] Appelée en français « Théorie de financement hiérarchisé », cette dernière est fondée sur la prise en compte des asymétries d’information existant entre les agents et l’interaction des décisions de financement et d’investissement suppose l’existence d’un ordre hiérarchique des sources de financement. Le modèle de MYERS et MAJILUF (1984) fournit une explication rationnelle aux choix de financement des entreprises. Pour maximiser la richesse des actionnaires, ces auteurs préconisent que les dirigeants de l’entreprise privilégient les sources de financement interne à l’entreprise c’est-à-dire l’autofinancement et en cas d’insuffisance des fonds, ces derniers peuvent recourir à l’endettement plutôt qu’à l’augmentation du capital en recourant aux nouveaux actionnaires. L’objectif poursuivit étant celui de ne pas léser les actionnaires actuels.

[10] Les banques et autres organismes de financement des PME justifient cet état de chose, en priorité, par la méfiance de cette cible d’entreprises à leur égard pour eux, les raisons qui freinent le développement des relations avec les institutions de financement sont nombreuses et dépendent du niveau de développement des entreprises. En général, les entreprises observent une grande méfiance vis-à-vis du système financier. Les observations suivantes sont répétées. « Je n’ai pas confiance au système, je ne suis pas intéressé par les prêts. Je ne veux pas prendre des risques. Je ne veux pas payer des intérêts ».

[11]  Le concept de rentabilité désigne en ce sens la capacitédes actifs ou des capitaux à procurer (différente de la profitabilité qui, elle désigne la capacité des ventes à produire) ; c’est un concept difficile à appréhender compte tenu de la diversité des approches liées à la pluralité de notions des capitaux (propres, économiques. Etc.), des résultats (comptable d’exploitation, excédent brut d’exploitation, etc.) outre ces diversités, la gestion financière ne distingue que deux types : la rentabilité financière et la rentabilité économique. La rentabilité financière utilisée (Résultat courant/capitaux propres) : la rentabilité économique exprime quant à elle, la capacité du capital économique (actif immobilisé brut et besoin en fonds de roulement) à dégager à un excédent ce dernier pris hors financement, c’est-à-dire hors charges financières). (Résultat d’exploitation/Total passif).

[12]Les prêteurs bancaires dont la mission consiste pas à prendre des risques, n’octroient des fonds qu’à la condition d’observer une capacité de remboursement élevée chez les emprunteurs. Autrement dit, la première préoccupation des prêteurs est la conservation de capital ou la capacité de remboursement des emprunteurs alors que les risques des entreprises peuvent augmenter tout projet et il fait partie des activités quotidiennes des entreprises. D’après Audet, J. et J, St pierre (2009), les entrepreneurs sont des êtres passionnés des qui prennent des risques calculés. Cet écart de vision entre les entrepreneurs et les bailleurs de fonds fait naitre des conflits qui rendent difficilement conciliables leur évaluation du risque et son importance de plus, il est évident que les PME connaissent mieux leur situation financière et les opportunités d’affaires qui s’offrent à elles que les préteurs.

[13]En soi, le concept de structure financière s’étend à plus d’un champ. A l’encontre de la logique emboitée par Modigliani et Muller, ce concept proposé et développé par R.W. Goldsmith, traduit les traits majeurs et relativement des instruments, des institutions des marchés, des circuits et des modes de régularisation permettant la réalisation des opération financières dans un espace économique national ou international (…) (Cohen, E.,1992).

[14]Franco Modigliani est né en 1918 à Rome. Il réside aux USA et a obtenu le prix Nobel en 1985 en Economie, pour ses recherches concernant les marchés de l’économie et de la finance, Merton Miller est né en 1923, et réside aux USA. Il travaille à l’Université de Chicago et a également obtenu le prix Nobel en 1990 en Economie, pour ses recherches sur la théorie de la rentabilité financière.

[15]L’objectif du financement des dirigeants des PME est de maximiser leurs propres richesses, tout en conservant leur indépendance vis-à-vis des externes. C’est la raison pour laquelle les fonds internes font l’objet en premier de leur choix de financement. Dans le cas où les fonds internes sont insuffisants. Les dirigeants des PME préfèrent recourir à la dette plutôt qu’à l’augmentation du capital parce que la dette a l’avantage de réduire le degré de dépendance de l’entreprise des autres apporteurs des capitaux et permet également de garder le contrôle et la pouvoir de décision

[16]Ils arrivent ainsi à remettre en cause certaines de leurs hypothèses de départ : entre incitants à une telle démarche, on note les remarquables critiques avancées à leur endroit par Alain François Heude, dans son ouvrage intitulé « le coût du capital et la structure financière de l’entreprise » et dans lequel une génération du modèle de Modigliani et Miller dans le cadre du MEDAF est réalisée.

[17] Il n’est pas exclu que d’autres facteurs interviennent car cette liste que nous présentons n’est pas exhaustive.

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