Table de matières
Actuellement, l’importance des petites et moyennes entreprises, des institutions des micro-finances et de l’artisanat dans le processus de développement d’un pays n’est plus à démontrer, il est indéniable que les économies de beaucoup des pays du monde reposent essentiellement sur les PME.
En outre, le modèle économique prédominant était fondé sur la grande entreprise susceptible d’apporter la croissance aux nations (Bouharra, F., 2004). Le postulat de la grande entreprise a été remis en cause dès les années 1970 avec l’avènement de la crise. La crise de 1973 a démenti le modèle de la grande entreprise et a entrainé un grand regain d’intérêt pour les Petites et Moyennes Entreprises (PME), plus flexibles et capables de résister à la crise. Dans cette perspective, les PME sont devenues la voie obligée pour les nations en vue de promouvoir l’économie nationale et de développer une nouvelle poussée en avant (El amary ali, 2007). La performance économique des pays industrialisés durant le XXième siècle confirme de plus en plus le rôle important des PME, autant dans la croissance que dans l’innovation et la création d’emplois. L’OCDE (1988) a bien noté que « l’économie des Etats-Unis paraît largement fondée sur l’entrepreneuriat ». Le continent africain n’est pas en marge de ce développement. On assiste en effet, depuis les années 1980 à une croissance importante des PME dans la plupart des pays en développement. Cette croissance constitue une réponse à un contexte socio-économique en pleine mutation : l’exode rural massif, l’échec des réformes économiques à atteindre certains équilibres fondamentaux, et plus spécialement le problème du chômage qui poussent des milliers d’individus à créer leur propre entreprise pour survivre et créer ainsi une alternative à la crise (Bouharra, F., 2004).
Cependant, la promotion des PME s’impose aujourd’hui comme une priorité de la politique économique de pays surtout les pays en voie de développement, les pouvoirs publics se détournent des politiques paternalistes et encouragent l’initiative privée. Il devient donc nécessaire de développer des PME capables de promouvoir l'économie nationale et de donner une nouvelle poussée en avant. Ainsi La PME fait l'objet actuellement d'une étude particulière dans la mesure où elle participe au développement économique et social des pays développés comme ceux en développement, c'est l'outil le plus efficace pour mobiliser la volonté et les capacités créatrices humaines (Princesse Y 2008).
Les pays industrialisés ont construit leur développement à partir de la ramification de plus en plus dense de petites activités de production et de commerce souvent «au ras du sol ». Il en a été de même en Asie de l'Est, comme en Amérique Latine.
MOUSTAPHA demontre en 2012 que La véritable épine dorsale de l'économie européenne est constituée de PME, elles représentent 99 % des entreprises, fournissent deux tiers des emplois dans le secteur privé et génèrent plus de la moitié de la valeur ajoutée créée.
Aux USA par ailleurs, Les PME représentent plus de 99,5% des entreprises qui exportent directement les marchandises à l'étranger et contribuent pour une bonne part non seulement à la croissance économique mais aussi à la création d'emploi (53% d'emploi sont crée par les PME).Pour les pays en voie de développement: les PME ici forment l'ossature du secteur privé. Leur contribution au processus du développement est vitale car elles sont d'importantes pourvoyances d'emploi, 90% des entreprises sont des PME et elles représentent entre 50% et 60% des emplois voire 80% dans certains pays. En Afrique subsaharienne, c'est la plus grande partie des populations (70 % au Sénégal) qui vit grâce à ces PME.
Elles assurent une meilleure allocation des capacités productives, leur développement s'affirme aussi comme un axe majeur de la lutte contre la pauvreté et permet la réduction des écarts et disparités économiques entre les villes et les compagnes (OCDE, juin 2004).
Par consequant,En Amérique et plus précisément au Canada, des nombreuses sociétés de financement se livrent concurrence et sont prêt à fournir plus de 70% du financement externe par emprunt au PME en 2014. Tout au long des cycles économiques et commerciaux en évolution, les banques ont continués à accorder du crédit aux entreprises solvable, leur offrant un éventail de produit, notamment les prêts et le marges crédit.les banques offrent une variété des solutions de prêt à court terme dont les cartes de crédit, le découvert et le marge de crédit ; les PME peuvent également mettre en place diverses solutions de financement à long terme comme le prêt à terme, le prêt hypothécaire et le crédit-bail. En plus, les banques donnent accès à des prêts dans le cadre d’un programme du gouvernement fédéral appelé programme de financement des petites entreprises du Canada. Le gouvernement partage avec les prêteurs le risque inhérent à ce programme qui aide à stimuler la création d’emploi et de richesse.
Par contre, L’existence de difficultés de financement constitue l’une de principales raisons de l’insuffisance de la croissance de PME marocains.
En RD Congo egalement, les troubles politiques et les rebellions qui ont suivi les premières années de l’indépendance de la RDC n’ont pas facilité le développement des petites et moyennes entreprises.
En effet, la fragilité de cette catégorie d’entreprise exige, pour son éclosion, une situation de paix et de stabilité économique. La période de la démocratisation du pays est caractérisée par les tensions politiques qui ont relégué au dernier plan la question de la petite entreprise. Depuis 2002, l’économie s’est relativement stabilisée. A l’instar de plusieurspays voisins, le pays peut se prévaloir d’un taux de croissance favorable depuis plusieurs années à cause de l’aflux des entreprises de petites et moyennes tailles. Néanmoins, la productivité ne décolle pas : entre 1960 et 2012, l’indice de productivité a légèrement diminué dans la région sub-saharienne. Cela rend le pays dépendant de ces nouvelles formes d’entreprises qui rendent efficaces les activités économique des autres nations.
Parailleurs, Malgré la multiplication des IMF (actuellement, le Groupe d’acteur de la Micro-finance dénombre 52 IMF au Sud-Kivu) et la création d’un institut pour le soutien des PME (Fonds de Promotion de l’Industrie « FPI ») et d’un ministère des PME, les PME du Sud-Kivu connaissent des graves difficultés de financement. Nombreuses études menées au Sud-Kivu, dont celle de Kasinde (2007) consacrée au financement des PME à Bukavu montre, que ces difficultés d’accès des PME au financement seraient dues aux conditions contraignantes que leurs imposent les institutions des microfinances. Ces dernières sont réticentes à financer les PME parce qu’en grande partie, elles ne présentent pas des garanties suffisantes et ont un taux de natalité et de mortalité supérieur à ceux de grandes entreprises. D’ou les questions suivantes surgissent à notre thématique:
Autour de cette question, nous expliquont comment les PME de la ville de Bukavu recourent à l’endement.
L’hypothèse est une proposition de réponse à la question posée, elle tend à formuler une relation entre les faits significatifs ; elle doit en outre permettre l’adéquation quantitative et qualitative avec la problématique (GRAWITZ et PINTO, 1982, p. 20). Aux questions posées dans la problématique, nous pensons que :
Deux formes d’objectifs paraissent clairs pour cette étude ; en l’occurernce l’objectif global ainsi que les objectif spécifiques :
Au niveau global, ce travail cherche à identifier les sources de financement et les déterminants de la demande des crédits financiers pour les PME. Ensuite, au niveau spécifique: dégager la proportion de ressources fiancer par les credits dans les PME locales Bukavu; et surtout démontrer les différrents besoints de fiancement couverts par ces credits.
Par le sujet, nous avons été poussé par la motivation de mettre en évidence les principaux déterminants de la demande de crédits des entreprises (PME) d’un pays en voie de développement où les marchés financiers sont peu développés et souvent inefficients, d’expliquer la structure financière et d’en évaluer l’incidence sur la rentabilité ou la performance financière. Ainsi, les contributions de cette recherche tant théoriques que pratiques, elles pourraient intéresser aussi bien les scientifiques, et les gestionnaires d’entreprises (PME) que les différentes parties prenantes de l’entreprise.
D’après M. GRAWITZ (1982), la validité de toute analyse scientifique est une fonction du choix qui au sens plus élevé est générale et est constituée de l’ensemble des opérations intellectuelles par lesquelles une discipline cherche à atteindre les vérités qu’elle poursuit, les démontre et les justifie.D’où la démarche méthodologique constitue une réponse à la question de savoir «comment je cherche? ». Autrement dit quel est le processus de construction de la connaissance qui sied le plus à la recherche?
Ainsi, nous nous sommes servis des méthodes et techniques ci-après:
Comme tout travail scientifique se doit obéir à une méthode utilisée, il s’avère utile de signaler que le type de méthode utilisée dépend non seulement des gouts personnels du chercheur mais aussi des questions qu’il se pose(BOUDON 1969), nous avons fait recourt aux méthodes suivantes:
Cette méthode qui est d’ordre de décision, nous a permis de trier sur un nombre d’éléments, les informations chiffrées et établir la comparaison afin d’y dégager une différence. Cette méthode nous a permis (d’établir)de présenter les données de manière quantitative et en utilisant le modèle économique et mathématique pour faciliter en nous signifiant, laquelledesmeilleures interprétations et formalisation des données recueillies.
Cette méthode a permis d’analyser les éléméents de la demande de credits et du rendement des activités y afferent.
0.5.1.3. Méthode comparative: par cette méthode, nous avons eu à comparer les différents determinants dela demande de credits éffectuée par les PME de la ville de Bukavu.
0.5.2. Techniques
Relativement aux méthodes ci-haut, nous avons fait recours aux techniques suivantes:
0.5.2.1.La documentation: elle nous a permis d’éffectuer des lectures dans les ouvrages, les revues, les articles en rapport avec notre sujet de recherche, nous avons aussi visité les sites internet spécialisés pour enfin enrichir nos connaissances vis-à-vis du sujet de recherche.
0.5.2.2. L’interview: cette technique nous a permis de communiquer verbalement avec différents responsables (gestionnaires) des PME dela ville de Bukavu. Et completer par la même occasion, les restes de questions n’ayant pas trouvé reponse par les enquêtes.
0.5.2.3. Le questionnaire: par les différents questionnaires adressés aux dirigeants des PME locales à Bukavu, nous avons dépouillé les données nécessaires.
La délimitation de l’objet de cette étude se fait à travers une délimitation spatio-temporelle. La délimitation dans le temps c’est savoir l’idée de base de l’évolution de l’entreprise; ce qui est cohérent avec l’objet de cette recherche. Ainsi, l’analyse porte sur une période de cinq ans compte tenu de la disponibilité des données à notre portée, c’est-à-dire de 2012 à 2016; au niveau temporel.
Notre étude portant sur les déterminants de la demande de crédit par le PME est subdivisé en trois chapitres hormis l’introduction et la conclusion générale :