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CHAP I : REVUE DE LA LITTERATURE

I.1. GENERALITE SUR LA CULTURE DU CAFEIER ROBUSTA

I.1.1. Origine et aire de culture

Le caféier robusta a été découvert pour la première fois au début du XIXème siècle  au Zaïre actuellement République Démocratique du Congo dans le bassin du Congo. Cette espèce représente 65%  de la production du caféier du continent africain, le caféier robusta avait remplacé en1887 le caféier arabica d’Indonésie ravagés par la rouille. En 1959, cette terrible maladie a aussi anéanti la plantation anglaise de Ceylan (Coubard, 2002).

Le caféier compte plusieurs espèces mais deux seulement sont les plus répandu dans le monde entier :Les espèces Coffea arabica :historiquement la plus anciennement cultivée, 70% de la production environ et compte environ 200 variétés et est cultivé à 600 à 2000m d’altitude  et Coffea canephora ou caféier robusta, sont celles dont les fruits servent à la préparation de la boisson. D'autres espèces du genre Coffea ont été testées à cette fin ou sont encore localement utilisées, mais n'ont jamais connu de grande diffusion : Coffea liberica ou l'hybride entre  l’arabica et le robusta (Pierre, 1995).

Le caféier robusta, une des espèces du caféier qui compte 50 varietés environ dont seulement 5 sont comestibles ; est comme son nom l’indique, plus robuste que l’arabica. Il pousse à l’état sauvage dans presque toutes les forêts de la zone tropicale Africaine (Bennett, 2001). Il constitue 30% de la production mondiale du caféier  et est plus cultivé au niveau de la mer jusqu’à 600metre d’altitude, principalement en Afrique centrale et de l’ouest, au Brésil, en Indonésie  et aux Philippines (Michel, 2001).

I.1.2. Morphologie et systématique

Les caféiers sont des arbustes des régions tropicales, ils appartiennent au genre Coffea L., de la famille des Rubiacea. Le sous genre coffea maintenant divisé en deux sections : Coffea et Mascarocoffea, comprend la plupart des espèces de caféier actuellement connues. Seules les  espèces Coffea  arabica et Coffea canephora sont les plus répandues dans le monde entier (Cambrony, 1999).

Ils ont des feuilles persistantes et opposées, qui apprécient généralement un certain ombrage Ils produisent des fruits  charnus, rouges, violets, ou jaunes, appelés cerises de café, à deux noyaux contenant chacun un grain de café : la cerise de café est l'exemple d'une drupe polysperme (Cambrony, 1999).

  • Caractères communs entre l’arabica et le robusta

Le tronc porte des branches opposées, deux par deux, presque horizontales. Ces branches sont parcourues de rameaux secondaires également opposées deux par deux, suivant un plan horizontal. Les rameaux secondaires donnent lieu à des ramifications de troisième ordre, toujours opposées deux à deux (Coste, 2001).

Les feuilles sont entières, pétiolées et munies de stipules persistantes. Leur face inferieure présente des petites cavités ou stomates, sur le tronc  et les gourment les feuilles opposées  sont disposées par paires croisées, tandis que sur les rameaux elles sont disposées suivant un même plan(Cambrony, 1999).

Les fleurs de couleur blanche à rosée, sont très odoriférantes et sont rassemblées à l’aisselle des feuilles ou au dessus des cicatrices foliaires (Pochet, 2001).

L’ovaire infère, de forme sphérique est contourné d’un disque saillant, se trouvant nettement sur le fruit, lequel est une drupe de forme globuleuse à oblongue dont l’enveloppe extérieure ou exocarpe recouvre la pulpe ou mésocarpe. Celle ci  entoure les parches  ou endocarpes, qui sont des membranes parcheminées, résistantes, contenant chacune une graisse ou fève entourée d’une fine pellicule argentée ou spermoderme (Cambrony, 1999).

A pleine maturité, les fruits sont de couleur rouge, c’est à ce stade qu’ils doivent être cueillis (Anonyme, 2002)

  • Caractères particuliers
  1. Caféier robusta

jl atteint à l’état sauvage 8 à 15m de hauteur et son système racinaire est moins pivotant et structuré .les feuilles mesurent 15 à 25cm de longueur et 5 à 12cm de largeur, les domaties y sont peu perceptibles. Il est diploïde (2n=22) et autostérile (Cambrony, 1999).

le taux  en caféine des grains varie généralement entre 2 et 2,5%  mais  peut atteindre  4à 5% dans certains cas (Cambrony, 1999), jl est allogame c à d autostérile = reproduction par pollinisation croisée (Anonyme, 2012).

b.cafeier arabica

jl atteint à l’etat sauvage une hauteur de 8à 10m   et son système racinaire pivotant acquiert parfois un tres fort developpement.les feuilles sont longues de 8 à 20 cm et larges de 3 à 7cm.les domoties sont perceptibles. Il est tétraploide (2n=44) et autogame  à 90% (Cambrony, 1999).

I.1.3. Ecologie du caféier robusta et arabica

Tableau 1 : Ecologie du caféier  robusta et arabica (Cambrony, 1999)

Paramètres

Caféier arabica

Caféier robusta

·         Climat

Tropical tempéré par altitude avec 1500 à 1800mm par an et par saison

Equatorial ou Sub équatorial chaud et humide

·         Pluviométrie

1500 à1800mm par an réparti sur 4 à 5mois

1300 à 2500mm Par an réparti sur 9 à 10 mois

·         Température

Moyenne : 18 à 22°C

Minimale : 4°C

Maximale : 31°C

Moyenne : 20 à 25°C

Minimale : 11°C

·         Insolation

Héliotrope

Héliotrope

·         Type de sol

Leger ; profond à réaction acide (4,5<pH<6,5)

Pas d’exigence particulière mais préfère un sol profond

I.2. MALADIES ET RAVAGEURS DU CAFEIER

Ce point traite les différentes maladies  du caféier  ainsi que de ravageurs ou des parasites de la dite culture. Il sera question pour les maladies de donner l’agent causal, les symptômes et les dégâts  qu’elles causent ainsi que le moyen de lutte .Quant aux ravageurs, cette étude donnera une brève  description du parasite, les dégâts qu’il cause ainsi que le moyen de lutte pour y faire face. Nous nous limiterons aux principaux ravageurs et maladies rencontrés sur terrain, leur liste n’étant pas exhaustive.

I.2.1. LES MALADIES DU CAFEIER

Les maladies du caféier sont causées par :

  • Les champignons, les bactéries, les virus et les invertébrés nuisibles : insectes et nématodes (Autriquet et Perreaux, 1982)
  • les champignons ce sont des microorganismes pluricellulaires susceptibles de causer des dégâts fort divers aux plantes: taches chlorotiques ou nécrotiques, chancres, galles, flétrissement, pourritures sèches ou humides (Autriquet et Perreaux, 1982).
  • les bactéries, ce sont des microorganismes unicellulaires induisant généralement des taches foliaires huileuses, d'aspect imbibé d'eau, un flétrissement de la plante entière ou des pourritures humides de certains de ses organes(Autriquet et Perreaux,1982)
  • Le virus :croissant aux dépens des racines ou des parties aériennes d'autres plantes(Autriquet et Perreaux,1982)
  • Les invertebres nuisibles :jls piquent, sucent, rongent, trouent, creusent ou minent les différents organes des plantes. Outre les dégâts directs qu'ils infligent aux cultures, ces ravageurs peuvent aussi leur inoculer des organismes pathogènes (virus, mycoplasmes) ou faciliter l'entrée d'autres microorganismes (bactéries, champignons). (Autriquet et Perreaux,1982)

Les principales maladies du cafeier sont :

  1. Les pourridiés: sont causés par plusieurs champignons dont : Armillaria, Fomes, Rosellinia (Anonyme, 2002)

La maladie se manifeste par une fanaison généralisée de la cime , la mort brutale de la plante , la Fente dans la racine attaquée, la Pourriture de l’écorce et ramollissement du bois sous-jacent, Mycélium blanc sur les parties attaquées mais brunit progressivement (Buyckx, 1998)

Le caféier robusta est très sensible   aux pourridiés que l’arabica. Les attaques sont les plus fréquentes pendant les cinq premières années de la plantation ; cela provient de ce que la source de ces champignons réside le plus souvent des souches provenant des arbres forestiers abattus pour établir la plantation. Les caféiers malades peuvent devenir plus nombreux en conditions de croissance défavorables (Anonyme, 2005)

Jl faut  éviter le terrain où  les pourridiés ont  et signalés précédemment, Detruire  les souches d’arbre forestiers avant  la mise en place des jeunes caféiers pour la lutte préventive mais aussi  extirper et détruire la plante par incinération. Si la plantation est jeune, remplacement des plantes détruites. Pour la lutte culturale (Bisimwa, 2015)

  1. La trachéomycose ou fusariose.

Elle est causée par Gibberella xylarioides

Elle se manifeste par une Colonisation des vaisseaux conducteurs de la plante , la fanaison généralisée de la cime , les feuilles sèchent et tombent , le desséchement  des branches et rameaux , sur la Section de la tige/branche attaquée, on remarque les points bruns noirs dans les vaisseaux dus au développement des champignons ,Obstruction des vaisseaux(Autriquet et Perreaux,1982)

C’est une maladie très contagieuse, c’est la maladie qui cause le plus de dégâts aux caféiers d’Afrique centrale. Tout caféier atteint est irrémédiablement condamné à mourir, même s’il ne paraît encore que faiblement ou partiellement endommagé, et constitue une source d’infection, La maladie se propage de proche en proche et peut affecter et détruire entièrement la plantation (Autriquet et Perreaux,1982).

Il faut faire des rodes sanitaires dans une plantation pour détecter, marquer et   pulvérisesucesplantes du carbolineum à 10 % ou un autre fongicide efficace, Rechercher les lignées résistantes/tolérantes, extirper et détruire le caféier malade   (Anonyme, 2001)

  1. La rouille du caféier

Elle est causée par Hemilea vastatrix, La rouille du caféier est plus fréquente sur arabica, elle est rare sur robusta. Les facteurs les plus importants favorisant la maladie sont la température et l’humidité, surtout l’humidité atmosphérique. La température la plus favorable au parasite est de 24°C, en même temps qu’une humidité suffisante (Coste, 2001).

Les feuilles fortement atteintes brunissent et tombent et l’arbre s’affaiblit. Les rendements peuvent  être fortement réduits, apparition des taches circulaires sur la face inferieure des feuilles ,les taches sont couvertes par une poussière jaune orangée. (Anonyme ,2006)

jl faut une densité appropriée pour éviter un excès d’ombrage et ménager un éclairement suffisant, Enrichir le sol avec des engrais appropriés (fumier, compost, engrais minéraux) pour assurer une bonne vigueur des arbres      (Autriquet et Perreaux,1982)

  1. L’anthracnose

Elle est causée par Colletotrichum coffeanum , s’attaque surtout au caféier arabica et peu  sur le robusta.

On la rencontre sur les fruits à tous les stades de leur développement mais seuls les symptômes  sur les jeunes fruits verts permettent un diagnostic sur(Coste ,2001)

Sur les feuilles jl ya développement des taches jaunâtres pouvant atteindre tout le  limbe, Sur les rameaux jl ya Desséchement des extremites:Die back ,Sur les fruits ya  développement des taches brunes foncées qui noircissent progressivement pour créer une dépression qui peut être profonde jusqu’à détruire la graine a l’intérieur. Les fruits se dessèchent et tombent, d’autres peuvent rester sur l’arbre (Autriquet et Perreaux,1982)

jl faut éviter l’installation de la plantation en bas de la pente où les brouillards sont fréquent , dans les milieux confinés ou sous ombrage trop dense(Autriquet et Perreaux,1982), Mettre les caféiers dans des conditions qui assurent leur vigueur. Les oxychlorures de cuivre en pulvérisation à 0,5 % sont recommandés (Bisimwa,2015)

5.La Cercosporiose

Elle est causée par Cercosporiose coffeicola

La maladie débute par de petits points chlorotiques qui s'étendent et brunissent. D'un diamètre de 5 à 15 mm, les taches pleinement développées montrent un centre blanc grisâtre, bordé d'un anneau brun foncé, parfois entouré d'un halo chlorotique diffus.( Daviron ,2003)

La cercosporiose peut, sporadiquement, provoquer des défoliations préjudiciables en pépinière. En plantation ,l'apparition de cette maladie est généralement liée à une déficience nutritionnelle et concerne le plus souvent des caféières âgées, mal entretenues ou en conditions de stress physiologique. Une bonne aération et toutes mesures visant à réduire l'humidité ambiante limitent les risques d'apparition de cette maladie en pépinière. En cas de nécessité, les traitements à base d'oxychlorure de cuivre (10 g m.a./10 l d'eau) procurent une protection efficace. La Cercosporiose n'est pas dommageable dans les caféières bien conduites  (Tulet J.C 2008)

Jl ya également un parasité que nous avons rencontré :

  • Attaque par le Loranthus

Loranthus est un phanérogame parasite. Plusieurs espèces sont signalées sur le robusta ; les plus répandues sont L. incans et L. ogowensis ; sur l’arabica on signale L. ogowensis et L. burumae (Raemaekers, 2001). On lutte par des moyens mécaniques : taille des rameaux atteints, éviter les arbres d’ombrage susceptibles à ce parasite (Broggio ,2008)

2.2LES INSECTES RAVAGEURS DU CAFEIER

Dans la plupart des cas les dommages causés par les insectes peuvent être assez évident à l'œil nu mais les insectes peuvent aussi être à l'origine de fèves puantes invisibles, l'eau sale pénétrant pendant la fermentation dans les fèves percées par les insectes ou meurtries au cours du dépulpage et causant une réaction chimique interne. Ces fèves peuvent sembler saines à l'extérieur mais produire une qualité à la tasse impure qui dégrade la totalité du lot. (Anonyme, 2002)

Parmi les ravageurs rencontrés sur terrain nous avons :
1. Le thrips enrouleur

Hoplandothripsmarshalli (Thysanoptère)

Les thrips sont de petits insectes de 2 mm de longs, aux ailes étroites frangées de longs cils très fins. Les adultes sont noirâtres, les larves aptères sont jaunâtres. Leur cycle vital dure environ 3 semaines. Les Hoplandothrips provoquent par leurs piqûres, l'enroulement des jeunes feuilles dans lesquelles ils poursuivent leur développement. Ces dégâts quoique communément observés dans les caféières ne requièrent en général pas d'interventions particulières. Les fortes attaques peuvent être jugulées par une pulvérisation de diméthoate à 400 g m.a./ha (Lavabre,1999)

  1. Les cochenilles (Homoptères)

Plusieurs espèces de cochenilles peuvent coloniser les caféiers. Elles mesurent entre 2 et 5 mm de long. Leur corps est recouvert d'un bouclier ou de sécrétions cireuses( Demyk N,2008) Le bouclier bombé de Saissetiacoffeaeest brun rouge, celui d'Asterolecaniumcoffeae est gris jaunâtre et a l'aspect d'une étoile. Coccus alpinuset Coccus viridis présentent un bouclier ovale, aplati, de couleur vert jaunâtre. Planococcuscitri, P. kenyae et Ferrisiavirgata sont ovales et recouvertes d'une cire blanche farineuse. F. virgata est reconnaissable aux deux prolongements cireux qui ornent l'extrémité de l'abdomen. Le cycle vital des cochenilles dure entre 3 et 6 semaines( Mulele,1999 )

Les cochenilles vivent en colonies en général sur les parties jeunes et tendres des caféiers: bourgeons, rameaux encore verts, feuilles, jeunes drupes. Les fortes infestations, qui se développent surtout en saison sèche, provoquent un affaiblissement de la plante ainsi qu'un ralentissement du développement des organes attaqués. La plupart des espèces de cochenilles expulsent un liquide sucré, le miellat, apprécié des fourmis et qui peut être colonisé par des champignons saprophytes de couleur noir (fumagines) qui gênent les fonctions chlorophylliennes et respiratoires de la plante. Les cochenilles, selon les espèces, se déplacent peu ou restent fixées sur la plante. Leur dissémination est assurée par le vent, d'autres insectes, les oiseaux ( Hill,2005 )

Les arbustes vigoureux souffrent peu des attaques des cochenilles qui peuvent, si cela s'avère nécessaire, être maîtrisées par des pulvérisations de diméthoate ou de méthidathion à la dose de 400 g m.a./ha(Bisimwa,2015)

  1. La punaise du caféier

Antestiopsis orbitalis ghesquierei (Hétéroptère)

L'Antestiopsis est une punaise de 8 mm de long, de couleur noire bariolée de taches blanchâtres et orangées. Elle pond ses œufs par groupe de 9 à 12 à la face inférieure des feuilles ou sur les drupes. Ils éclosent après 10 à 15 jours. Les larves sont arrondies, dépourvues d'ailes et mesurent de 1 à 5 mm. La durée totale des 5 stades larvaires est de 55 à 70 jours (Autrique. et Perreaux, 1982)

L'Antestiopsis se nourrit préférentiellement sur les drupes. Ses populations s'accroissent en période de fructification des caféiers. Ses piqûres provoquent la chute des jeunes drupes. Les dégâts occasionnés aux drupes plus âgées ne sont visibles qu'à la récolte sous la forme de fèves détériorées ou pourries suite à l'introduction du champignon Nematospora dans les fruits lors des piqûres. En raison de sa mobilité et de son mode de nutrition par piqûres répétées, la punaise cause des dégâts importants dès un faible taux d'infestation (1 à 2 punaises par arbre). A défaut de drupes, la punaise peut s'alimenter sur les bourgeons, les boutons floraux, les fleurs, les feuilles ou les jeunes rameaux. En saison sèche, elle peut aussi survivre sur des plantes hôtes spontanées, comme Pavetta ternifolia. (Autrique. et Perreaux,1982)

Le programme de lutte comporte deux poudrages à 3 semaines d'intervalle de fenthion ou de fenitrothion P.P. 3 % à raison de 10-12 g par caféier. La rémanence du fenthion est supérieure à celle du fenitrothion. Les traitements sont appliqués en saison sèche après la récolte de toutes les drupes et la taille des caféiers. Les produits de taille sont incinérés. (Cambrony, 2002)

  1. Les chenilles défoliantes

Epicampotera spp. (Lépidoptère)

L'espèce E. andersoni se rencontre surtout en région d'altitude, tandis que E. marantica s'attaque de préférence au caféier robusta. Les chenilles d'épicampotèra  se caractérisent par un renflement du corps derrière la tête, et la présence d'une queue filiforme. A la fin de leur développement, elles mesurent 5 cm de long. La chenille d'E. andersoni est de couleur brun jaune, celle d'E. marantica est vert foncé, devenant brun violacé avec l'âge. Le développement larvaire dure environ 4 semaines. Les jeunes larves vivent plus ou moins groupées et rongent par endroits la face inférieure des feuilles. Ensuite, elles se dispersent et entament les feuilles par les bords, ne laissant subsister que la nervure principale (Jean Chevaugeon,1999)

Lorsque l'infestation est faible, les chenilles peuvent être récoltées manuellement et détruites. Les pulvérisations de fenitrothion, de fenthion (1.000 g m.a./ha) ou d'un pyréthrinoïde(deltaméthrine 12,5 g m.a./ha, cyperméthrine 40 à 50 g m.a./ha ou fenvalerate 60 à 70 g m.a./ha) permettent d'enrayer les fortes attaques. (Filani,2003)

  1. Le scolyte des graines ou le Borer du caféier

Hypothenemus hampei(Ferrari) (Curculionidés, Coléoptère)

Le scolyte du caféier est un insecte coléoptère noir de 2 mm de long  appartenant à la famille des Curculionidés, attaquant les cultures de caféiers. Il est indigène de l’Afrique Centrale et est présent dans toutes les régions du monde où se déroule la caféiculture. Les plantations de café de l’Amérique centrale et de l’Amérique du sud sont particulièrement menacées par ce ravageur introduit au Brésil en 1913 par le caféier en provenance du Congo RD (Pochard,2003) · Le scolyte est responsable de la maladie du térébrant du caféier et est identifié comme le principal ravageur de café sur le plan mondial(Vega et al., 2009 Cité par infanti et al, 2014) et la population totale peut atteindre 11 million individus par hectare (Baker and Barrera, 1993).

L’insecte passe l’importante partie  du temps de son cycle de vie dissimilé dans la baie du café occasionnant de dégâts graves difficiles à contrôler. La femelle perce la baie et pond des œufs dans les galeries interne du fruit atteint et toute la progéniture pouvant atteindre plus de 300 individus dans la baie se nourrit du contenu des graines déprimant la qualité et la récolte du produit commerçable (Filani,1995 )

L'Hypothenemus creuse une courte galerie nourricière dans le sommet des jeunes drupes, ce qui se marque extérieurement par un trou circulaire de 1 mm de diamètre. Le plus souvent, ces drupes 'piquées' tombent. Lorsque les fruits sont déjà bien développés, la femelle pénètre jusque dans une graine, et y creuse une cavité dans laquelle elle dépose ses œufs. (Appert et Deuse, 2001.)

Le ramassage systématique des fruits attaqués encore sur l'arbre pendant l'inter campagne ou tombés sur le sol, suivi de leur destruction est une mesure essentielle de lutte contre le scolyte. La lutte chimique se fait au moyen d'endosulfan 1.000 g m.a./ha ou de dicrotophos à 600 g m.a./ha, à raison de deux traitements à 15 jours d'intervalle, appliqués en période de vagabondage de l'insecte lorsque les drupes ont la grosseur d'un petit pois(Lavabre,1999)

  1. le fourmis
  • Jl existe plusieurs espèces de fourmis mais deux ont été rencontrés sur terrain sur terrain, jl s’agit de la fourmi charpentière qui creuse des galeries dans les troncs pour établir le nid, mordille les bourgeons terminaux pour se nourrir, provoquant la formation de petites pousses. Elle est de petite taille (5 – 6 mm), noire ou bicolore, ou de grande taille et de Couleur jaune brunâtre (Buycks, 1999 )

Une autre espèce c’est la fourmi urticante qui Se rencontre spécialement sur le caféier robusta, les hôtes alternatifs étant de nombreux arbustes sauvages. Elle construit de petits nids en carton entre les feuilles. C’est une peste indirecte, occasionnellement importante. Ne cause pas de dégâts directs, elle pique les travailleurs et sa piqûre est irritante, douloureuse et elle entrave ainsi la récolte (Buycks,1999)

L’adulte mesure 5 mm de long environ, caractérisé par deux épines aiguës sur le thorax. Les stades immatures sont sans importance directe comme peste. La colonie comprend jusqu’à plusieurs centaines d’individus dans le petit nid entre les feuilles.(Anonyme ,2004)

On lutte par pulvérisation au malathion et dieldrin à 14 jours d’intervalle : cela a donné 70% de contrôle en Uganda (Anonyme, 2004)

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