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CHAPITRE III. PRESENTATION DES RESULTATS ET DISCUSSION

III.1. ANALYSE ET INTERPRETATION DES RESULTATS

Tableau 2 : Profils des enquêtés

Autres activités

Aucune

8,00

88,88

11,00

78,57

2,00

11,76

Vendeur

1,00

11,11

3,00

21,42

15,00

88,23

Ce tableau montre que le caféier est une culture pratiquée par les personnes dont la plupart d’entre elles l’âge est au delà de 50ans, comme à lubarika où 85,7% de nos enquêtés avaient plus de 50ans et seulement 7% dont leur âge était compris entre 30 à 50ans à katogota et ce sont les hommes qui sont plus impliqué dans la culture du caféier  par rapport aux femmes comme à Katogota et à Luvungi. Où  100% de nos enquêtés étaient  du sexe masculin et à lubarika 7,14% étaient constitués des femmes et tous étaient des mariés et 55,5% avaient un niveau d’étude Secondaire à Katogota et seulement 5% avaient un niveau primaire à Lubarika et 88,88% de nos enquêtés ont affirmé qu’ils n’ont aucune autre activité en dehors de l’agriculture à Katogota et seulement 11,11% sont à la fois agriculteur et vendeur toujours à Katogota

Tableau 3 : Répartition des champs par localité

Groupement

Localités

Nombre des champs

Nombre de plant/champ

Nombre de plant/localité

ITARA

KATOGOTA

9

30

270

LUBARIKA

14

30

420

LUVUNGI

17

30

510

TOTAL

40

1200

Ce tableau montre qu’un seul groupement a fait l’objet de cette étude dans lequel trois localités ont été choisies où 9champs étaient enquêtés à Katogota, 14 à Lubarika et 17à Luvungi, ce qui nous a donné un total de 40 champs enquêtés et dans chaque champ nous

enquêtions 30 caféiers, ce qui nous a donné un échantillon de 1200 plants sur lesquels ont portés nos observations.

Tableau 4 : pratique culturale dans le champ de caféier

Variables

Modalités

Localités

Moyenne

Katogota

Lubarika

Luvungi.’

Monoculture

Oui

19,50%

26,80%

26,80%

73,20%

Non

4,80%

7,30%

14,60%

26,80%

Association

Oui

4,80%

7,30%

14,60%

26,80 %

Non

19,50%

26,80%

26,80%

73,20%

Bananier

Oui

7,3%

4,90 %

12,20%

24,4%

Non

17%

29,30 %

29,30%

75,6%

Mais

Oui

22%

29,30%

29,30%

80,50%

Non

2.4%

4,90%

12,20%

19,5%

Jl ressort de ce tableau que 73,2% de nos enquêtés  cultivent le caféier seul dans le champ càd qu’ils pratiquent la monoculture  et 26,8% font l’association avec d’autres cultures ;pour ceux font l’association c’est soit avec le bananier ou avec le maïs mais un grand nombre associe avec le maïs tel que confirmé par 80,5% de nos enquêtés et seulement 24,4%associent avec le bananier.

Tableau 5 : connaissance des caféiculteurs sur les maladies  et ravageurs du caféier

Variables

Modalités

Localités

Moyenne

Katogota

Lubarika

Luvungi

Maladies

Pourridiés

Oui

2,40%

7,4%

2,40%

12,2%

Non

19,50%

26,80%

41,50%

87,80%

Rouille

Oui

19%

29,30%

39%

88,2%

Non

4,8%

5,5%

2,40%

12,7%

Antracnose

Oui

17%

24,40%

31,7%

73,1%

Non

7,30%

9,80%

9,80%

26,9%

Cercosporiose

Oui

4,90%

4,90%

2,40%

12,2%

Non

17,10%

29,30%

41,50%

87,80%

Loranthus

Oui

2,5%

0,00%

0,00%

2.5%

Non

21,9%

34,10%

41,50%

97.5%

trachéomycose

Oui

0,00%

0,00%

0,00%

0,00%

Non

24.4%

34.10%

41.50%

100%

Ravageurs

Cochenilles

Oui

7,30%

2,40%

4,90%

14,60%

Non

17,1%

31,70%

36,60%

85,4%

Antestiopsis

Oui

2,50%

7,30%

17,10%

26,90%

Non

21,9%

26,80%

24,40%

73,1%

Trips

Oui

12,20%

14,60%

14,60%

41,50%

Non

12,2%

19,50%

26,80%

58,50%

Epicampotera

Oui

0,00%

0,00¨%

0,00%

0,00%

Non

24 ,4%

34,10%

41,50%

100%

Scolyte

Oui

0,00%

0,00%

0,00%

0,00%

Non

24.4%

34.10%

41.50%

100%

Fourmis

Oui

22,00%

31,70%

36,60%

90,20%

Non

2,5%

2,40%

4,90%

9 ,80%

               

De ce tableau nous déduisons que la présence de la maladie de la rouille  se trouve à un niveau élevé dans différents champs de ces trois localités  tel que confirmé par 88,2% de nos enquêtés alors que l’attaque par loranthus est quasi inexistante car seulement 2,5% de nos enquêtés ont reconnu sa présence dans leur champs de caféier et tous nos enquêtés n’ont pas reconnu la présence de la Trachéomycose dans leur champ de caféier. S’agissant des ravageurs 90,2% affirment la présence des fourmis dans leur champs par contre tous nos enquêtés n’ont pas reconnus la présence des scolytes  et de l’epicampotera sp dans leur culture de caféier.

Tableau 6 : incidences des différentes maladies rencontrées

Localités

Maladies

Incidence (%)

CV (%)

P-value

KATOGOTA

Anthracnose

55,8±21,06a

37,6

0,598

Cercosporiose

50,70±18,16a

35,83

0,388

Pourridiés

42,20±20,13ab

47,715

0,020

Rouille

67,21±17,4 9 a

26,02

0,652

Loranthus

40,64±22,17a

54,57

0,134

Trachéomycose

17,96±7,99a

44,51

0,127

LUBARIKA

Anthracnose

64,93±19,65a

30,273

0,598

Cercosporiose

52,08±26,70a

51,27

0,388

Loranthus

58,30±30,49a

52,30

0,134

Pourridiés

57,93±18,12a

31,280

0,020

Rouille

65,92±18,906a

28,680

0,652

Trachéomycose

46,63±25,166a

53,966

0,127

LUVUNGI

Anthracnose

62,04±21,62a

34,85

0,598

Cercosporiose

41,11±22,046a

53,62

0,388

Loranthus

20,84±24,438 a

48,53

0,134

Pourridiés

36,05±21,06b

58,419

0,020

Rouille

72,45±23,028a

31,784

0,652

Trachéomycose

20,24±21,982a

4850

0,127

Légende : Echelle de cotation des maladies standardisées  par L’IITA et l’INERA en 2010 :

1= pas de symptômes visible (absence de la maladie)

2= attaque légère : présence de symptômes sur moins  de 25% des  feuilles et/ou des fruits

3= attaque modérée : présence des symptômes sur 25à 50% des  feuilles et/ou fruits

4= attaque intense : présence des symptômes sur 50à 80% des  feuilles  et/ou des fruit5 = attaque forte : présence des symptômes sur plus de 80% des feuilles et /ou des fruits

Les valeurs des moyennes  suivies des lettres identiques ne sont pas statistiquement différentes au seuil de signification de 5% du test LSD

Il ressort de ce tableau que parmi  toutes les maladies rencontrées dans différent  champ seul les pourridiés ont un impact significatif sur la culture de caféier  dans ce milieu (p= 0,020<0,05).

Par ailleurs parmi les différentes localités visités  la rouille présente une incidence la plus élevée à Luvungi avec 72,45±23,028%,toujours la rouille présente une incidence la plus élevée à Katogota avec 67.214±17.49% ,de même qu’à Lubarika la rouille a toujours une incidence la plus elevée avec 65,92±18.906%  et  la maladie présentant l’incidence la plus faible dans ces trois localités c’est la tracheomycose  avec 17,96±7.99%,46,63±25.166%, 20,24±21.982% respectivement à Katogota,Lubarika et Luvungi.

Tabeau7 : Sévérité des différentes maladies rencontrées

Localités

Maladies

Sévérité  

CV(%)

P-value

KATOGOTA

Anthracnose

1,78±0.31a

17,33

0,633

Cercosporiose

1,71±0,41a

23,99

0,878

Loranthus

1,27±0,38a

30,50

0,591

Pourridiés

1,57±0,34ab

22,10

0,035

Rouille

2,01±0,43a

21,41

0,686

Trachéomycose

1,12±0,14a

12,726

0,596

LUBARIKA

Anthracnose

1,92±0,44a

23,21

0,633

Cercosporiose

1,65±0,52a

31,65

0,878

Loranthus

1,24±0,48a

38,99

0,591

Pourridiés

1,78±0,349a

19,574

0,035

Rouille

2,03±0,40a

20,02

0,686

Trachéomycose

1,10±0,27a

24,65

0,596

LUVUNGI

Anthracnose

1,9147±0,29 a

15,33

0,633

Cercosporiose

1,62±0,341a

21,05

0,878

Loranthus

1,12±0,28a

25,57

0,591

Pourridiés

1,46±0,31b

21,90

0,035

Rouille

2,13±0,34a

16,14

0,686

Trachéomycose

1,04±0,15a

14,30

0,596

Légende : Echelle de cotation des maladies standardisées  par L’IITA et l’INERA en2010 :

1= pas de symptômes visible (absence de la maladie)

2= attaque légère : présence de symptômes sur moins  de 25% des  feuilles et/ou des fruits

3= attaque modérée :présence des symptômes sur 25à 50% des  feuilles et/ou fruits

4= attaque intense :présence des symptômes sur 50à 80% des  feuilles  et/ou des fruits

5 = attaque forte : présence des symptômes sur plus de 80% des feuilles et /ou des fruits

Les valeurs des moyennes  suivies des lettres identiques ne sont pas statistiquement différentes au seuil de signification de 5% du test LSD

Jl ressort de ce tableau que toutes les maladies rencontrées sur terrain seul les pourridiés ont  un impact significatif sur la culture du caféier dans notre milieu d’étude (P=0,035<0,05)  Par contre, la rouille présente les symptômes de sévérité les plus graves dans  ces trois localités car elle s’élève jusqu’à 2.13±0.3441à Luvungi.’, la sévérité de la rouille se vit toujours élevée à Lubarika avec 2.03±0.40 de même qu’à Katogota avec 2.01±0.43. en se référant à l’échelle des sévérité(en annexe)  des maladies et ravageurs nous pouvons dire que la plus grande parti des cafeiers qui ont fait l’objet de notre enquêté l’attaque est légère car ils présentent   des symptômes sur moins  de 25% des  feuilles et/ou des fruits, alors que la Trachéomycose présente une légère sévérité avec 1.12±0.1431 ; 1.10±0.27 ; 1.0488±0.1501, respectivement à         katogota, Lubarika et  Luvungi

Tableau 8 : incidences des différents ravageurs retrouvés sur terrain

Localités

Ravageurs

Incidence (%)

CV (%)

p-value

KATOGOTA

Antestiopsis

57,00±12,85a

22,544

0,380

Cochenille

45,39±16,24a

35,781

0,575

Epicampotera

49,97±15,13a

30,286

0,784

Fourmis

69,97±16,759a

23,949

0,973

Scolyte

66,15±17,255a

26,082

0,127

Thrips

53,31±19,85a

37,243

0,974

LUBARIKA

Antestiopsis

64,94±24,69a

38,23

0,380

Cochenille

49,20±23,05a

46,84

0,575

Epicampotera

43,05±30,27a

70,30

0,784

Fourmis

70,60±16,55a

23,43

0,973

Scolyte

60,20±20,81a

34,57

0,127

Thrips

51,64±21,29a

41,22

0,974

LUVUNGI

Antestiopsis

54,55±20,65a

37,85

0,380

Cochenille

40,87±21,48a

52,56

0,575

Epicampotera

43,17±19,13a

44,33

0,784

Fourmis

68,86±25,45a

36,95

0,973

Scolyte

46,97±26,59a

56,69

0,127

Thrips

53,55±25.146a

46.95

0,974

Légende : Echelle de cotation des maladies standardisées  par L’IITA et l’INERA en 2010 :

1.1=pas de symptômes visible : (plantes dont les feuilles et /ou les fruits ne sont pas endommagés)

1.2=attaque légère : plante dont moins de 25% des feuilles et/ou des fruits sont endommagés

1.3=attaque modérée : plantes dont 25 à50 %des feuilles et/ou des fruits sont endommagés

1.4=attaque intense : plante dont 50 à 80 %des feuilles et/ou des fruits sont endommagés_

1.5=attaque forte : plante dont plus de 80% des feuilles et/ou des fruits sont endommagés

Les valeurs des moyennes  suivies des lettres identiques ne sont pas statistiquement différentes au seuil de signification de 5% du test LSD.

Les données de ce tableau montrent que tous les ravageurs rencontrés dans ces trois localités n’ont aucun impact significatif sur la culture du caféier dans ce milieu mais malgré cela la fourmis a une incidence la plus élevée car elle se retrouve a une incidence de  70.609±16.550% à lubarika, 69.978±16.759% à katogota et 68.869±25.45 à luvungi et   la cochenille  a une incidence très faible dans ces trois localités   car jl  est à 40.877±21.48% , 49.208±23.050% et 45.391±16.241%,respectivement à luvungi, lubarika et à katogota

Tableau9 : Sévérités des différents ravageurs

Localités

Ravageurs

Sévérité

CV(%)

p-value

KATOGOTA

Antestiopsis

1,17±0,03a

3,07

0,670

Cochenille

1,17±0,03a

3,17

0,987

Epicampotera

1,14±0,06a

5,96

0,359

Fourmis

1,20±0,05a

4,92

0,631

Scolyte

1,28±0,38a

30,12

0,327

Thrips

1,18±0,05a

4,39

0,549

LUBARIKA

Antestiopsis

1,19±0,06a

5,36

0,670

Cochenille

1,17±0,06a

5,82

0,987

Epicampotera

1,18±0,06a

5,18

0,359

Fourmis

1,293±0,24a

19,07

0,631

Scolyte

1,20±0,05a

4,90

0,327

Thrips

1,16±0,09a

7,76

0,549

LUVUNGI

Antestiopsis

1,19±0,04a

3,81

0,670

Cochenille

1,17±0,08a

7,12

0,987

Epicampotera

1,21±0,14a

12,02

0,359

Fourmis

1,2782±0,24a

18,90

0,631

Scolyte

1,1712±0,05a

4,67

0,327

Thrips

1,2129±0,16a

13,45

0,549

Légende : Echelle de cotation des maladies standardisées  par L’IITA et l’INERA en 2010 :

1.1=pas de symptômes visible : (plantes dont les feuilles et /ou les fruits ne sont pas endommagés)

1.2=attaque légère :plante dont moins de 25% des feuilles et/ou des fruits sont endommagés

1.3=attaque modérée :plantes dont 25 à50 %des feuilles et/ou des fruits sont endommagés

1.4=attaque intense : plante dont 50 à 80 %des feuilles et/ou des fruits sont endommagés_

1.5=attaque forte : plante dont plus de 80% des feuilles et/ou des fruits sont endommagés

Les valeurs des moyennes  suivies des lettres identiques ne sont pas statistiquement différentes au seuil de signification de 5% du test LSD

De ce tableau, nous déduisons que tous les ravageurs rencontrés sur terrain leurs sévérités n’ont aucun impact significatif sur la culture du caféier, malgré cela la fourmi a une severité la plus élevée car elle se trouve à 1.2078±0.0595, 1.2943±0.2460, 1.2782±0.2416 respectivement à Katogota, Lubarika et Luvungi. Pour cela en se référant sur l’échelle  de cotation des maladies et ravageurs(voir annexe)nous pouvons dire que la plus grande parti des caféiers dont nous avons mené une enquête phytosanitaire présente une attaque qui est     légère car   moins de 25% des feuilles et/ou des fruits sont endommagés.et la cochenille présente une sévérité la plus faible de tous les ravageurs de champs enquêtés car elle se présente dans ces trois localités avec  une sévérité de 1.1712±0.0834 à Luvungi, 1.1750±0.0685 à Lubarika et1.1711±0.0372 à katogoto

Tableau 10 : rendement obtenus par les caféiculteurs en présence ou à l’absence  des différentes maladies ou des ravageurs

Variables

Modalité

Localités

Moyenne

   

Katogota

Lubarika

Luvungi

 

Maladies

Pourridiés

Q.a(en kg/ha )

2406,67±639,84

2715±633,36

1921,18± 973,90

2300,73±847,19

Q.S(en kg /ha)

2911,11±598,84

3108,57±637,62

2777,06±698,17

2911,71± 652,25

Rouille

Q.a(en kg/ha)

2504,44±1026,18

2421,43±1114,36

2164,12±814,56

2332,44±2332,44

Q.S(en kg/ha)

3111,11±740,68

3178,57±677,30

2611,76±712,28

2939,02±738,2

Anthracnose

Q.a(en kg/ha

2112,11±949,34

2274±888,30

2759,12±999,8

2432,93±958,35

Q.S(en kg/ha)

2777,78±613,95

2813,57±706,42

3611,18±404,73

3145,85±681,41

Cercosporiose

Q.a(en kg/ha)

2993,78±862,59

2257,71±1128,90

2939,18±1239,69

2899,10±1100,73

Q.s(en kg/ha)

3444,44±418,66

3664,29±482,95

3170,59±499,70

3395,12±511,83

Loranthus

Q.a(en kg/ha)

2014±619,28

2143,29±666,57

2655,65±425,47

2323,85±613,14

Q.S(en kg/ha)

3244,44±487,62

5135,71±7747,51

3005,88±248,67

3805±4590,06

Ravageurs

Cochenilles

Q.a(en kg/ha)

2911,11±647,02

2171,43±1037,32

1994,12±854,74

2262,5±935,80

Q.s.(en kg/ha)

3177,78±66,66

3002,86±475,11

2776,47±703,14

2946±552,33

Antestiopsis

Q.a(en kg/ha)

1814,44±976,79

2492,86±571,72

2582,35±625,73

2378,25±749,35

Q.S(en kg/ha)

3316,67±259,80

3048,57±544,72

3200±551,13

3173,25±498,003

TRIPS

Q.a(en kg/ha)

2627,78±720,72

2278,57±1061,33

2441,82±698,73

2426,52±836,44

Q.S(en kg/ha)

3144,44±150,92

3321,36±491,74

3098,24±394,40

3186,72±399,28

Fourmis

Q.a(en kg/ha)

2583,33±1009,95

2818,29±1347,54

2470,59±955,74

2617,65±1101,556

Q.S(en kg/ha)

3398,89±200,65

3116,43±523,91

3345,29±242,43

3277,25±372,26

Légende :

Q .a : quantité avec

Q .S : quantité sans

il   ressort de ce tableau qu’en présence de l’anthracnose  dans le champ le rendement diminue plus que lorsqu’on rencontre d’autres maladies au champ car en sa présence le rendement moyen obtenu par le paysan  dans différents champs enquêtés en kg/ha est de  2432,93±958,357 alors   qu’à son        absence dans le champ le rendement passe  de  2432,93±958,357 à  3145,85±681,414 . D’où la perte enregistrée par les paysans en présence de l’anthracnose est de 712,92±276,943kg/ha par contre la présence de loranthus dans le champ n’influence pas  trop la diminution du rendement dans le champ car en sa présence le rendement obtenu est de 2323,85±613,141 kg alors qu’à son absence dans le champ le rendement passe de 2323,85±613,141 à 2428,67±3100,065kg.et  cela donc la perte enregistrée par les paysans en cas de l’attaque de caféier par le loranthus est de 104,82±513,76kg/ha. Quant aux ravageurs ce tableau montre que la présence de l’antestiopsis au champ a un impact  plus négatif au rendement par rapport à d’autres ravageurs retrouvés sur notre milieu d’etude car en sa présence le rendement est de 2378,25±749,358kg/ha. Alors que la saison où cet ravageur est absent dans le champ le rendement passe de 2378,25±749,358kg à 3173,25±498,003.d’où la perte enregistrée par les paysans est de 795±243.35 kg, par contre lorsque le fourmis est présent dans le champ jl n’y a pas une grande perte en terme de rendement car en sa présence dans le champ le rendement est de 2617,65±1101,556 kg/ha alors qu’ son absence le rendement passe de 2617,65±1101,556 à 3277,25±372,269kg/ha.et donc les pertes enregistrées est de 659,6kg/ha

Tableau11 : lutte chimique utilisée par les paysans

Variables

Modalités

Localités

TOTAL

   

Katogota

Lubarika

Luvungi

 

Pesticide fourmis

Dichlorvos

17%

22%

26,80%

65,8%

 

Rocket

7,30%

12,3%

14,60

34,2%

Période d’application

A la levée

0,00%

0,00%

0,00 %

0,00%

 

A la floraison

0,00%

0,00 %

0,00%

0,00%

 

Avant la récolte

22,50%

35,00%

42,50%

100%

Rendement(en kg /ha)

Avec pesticide

2583,33±1009,5

2882,57±1352 ,65

2705.88±1143,17

2740,15±1169,926

 

Sans pesticide

2583,33±1009,5

2882.57±1352 ,65

2705,88±1143,17

2740,15±1169,926

Jl ressort de ce tableau que 64,8% de nos enquêtés utilisent le dichlorvos pour combattre les fourmis dans leur champ par contre seulement 32,2% adoptent le rocket comme méthode de lutte chimique contre les fourmis, mais malgré cela qu’il s’agisse de l’un ou l’autre produit utilisé tous nos enquêtés pulvérisent ces produits avant la récolte(1 à 2jours) et malgré la pulvérisation de ces produits jl n’ ya pas un impact sur le rendement car le rendement ne vari pas  qu’on pulvérise ou pas compte tenu de la période d’application.

III.2   DISCUSSION DES RESULTATS

La majorité de nos enquêtés étaient des hommes qui sont les  plus impliqué dans la culture du caféier par rapport aux femmes et la majorité d’entre eux n’avait que l’agriculture comme activité principale. A part l’agriculture un petit nombre pratiquait le  commerce comme activité  secondaire (voir tableau 2) . Ceci est d’ailleurs justifié par le fait que le milieu paysan est caractérisé en premier lieu par l’agriculture comme activité principale exercée par la population qui vit dans ce milieu. L’agriculture est  souvent associé au petit commerce que dresse les paysans pour écouler les produits de leurs champs . Les résultats similaires ont été enregistrés au Bushi par Gaye (2010) qui a trouvé que la plus grande portion de la population de cette contrée exerçait l’agriculture comme activité principale , ceci par ce que l’agriculture constituait la principale source des revenus monétaires pour les ménages paysans.

Les recherches menées par  Nsambu et al.(2015)  ont démontrée que  l’anthracnose, la rouille, le die-back et la Cercosporiose sont les maladies rencontrées  dans les caféières du territoire de Kabare Nord à des incidences relativement différentes. L’anthracnose a été plus observée, suivi de la rouille des caféiers  puis de la Cercosporiose et enfin du die-back . Ces résultats s’éloignent un peu de ceux trouvés sur terrain  du fait que  parmi  toutes les maladies que nous avons  rencontrées dans différent  champ seul les pourridiés  présentaient un impact significatif sur la culture de caféier  dans ce milieu (p= 0,020<0,05) a lorsque la rouille   présentait   toujours une incidence la plus élevée à luvungi ,à katogota ainsi qu’à lubarika  parmi tant de maladie répertoriées dont l’anthracnose, la cercosporiose,la fusariose et les pourridies,la rouille présentait une incidence la plus élevée   alors que la Trachéomycose présentait une incidence très faible dans ces trois localités où étaient menées nos recherches    . ce résultat  s’explique tout simplement par le fait que les caféiers robusta sont plus sensible aux pourridiés que l’arabica(Anonyme,2005) mais aussi parce que  Les facteurs les plus importants favorisant la présence de la rouille sont la température et l’humidité, surtout l’humidité atmosphérique. La température la plus favorable au parasite est de 24°C, en même temps qu’une humidité suffisante(Coste,2001) par contre ces résultats s’approchent avec ceux trouvés par  Mwagalawa (2009) , qui aurait identifiés trois maladies de caféier dans le territoire de kabare  dont  la rouille, l’anthracnose et l’ascochytose où la rouille présentait une incidence très élevée dans le groupement deBugorhe et celui de Bushumba .

Les résultats trouvés par Bitoga et al. (1994) ont démontré que la punaise antestiopsis ghesquieri est considérée depuis longtemps au Burundi comme principal ravageur du caféier arabica. C’est pour cette raison que Foucart et Brion  avaient mis au point jl ya trente ans  à rubona  un programme de lutte avec DDT 10% combiné au malathion 5% à la dose de 10 à12 g/caféier appliqué en saison sèche en poudrages 3à4 semaines d’intervalle par contre nos recherches ont trouvées que la  fourmi avait une sévérité la plus élevée  respectivement à Katogota, Lubarika et Luvungi  alors que l’antestiopsis avait une incidence négligeable   dans ces trois localitési. Etant donnée que la sévérité de l’antestiopsis  est faible dans le groupement d’Itara aucune mesure de lutte n’est envisagé contre ces ravageurs. Ce résultat s’explique par le fait qu’il existe plusieurs espèces de fourmis  dont deux ont été inventoriés sur terrain dont : la fourmi charpentière et la fourmi urticante. Ce dernier se trouve spécialement   sur le caféier robusta ( BUYCKS,1999)

Le résultat trouvé par  Rwalinda et al.en (1992) ont démontré que les caféiculteurs  du Rwanda font normalement 2 traitements phytosanitaires à leurs caféiers au cours de l’année. Le nombre de fois que le produit phytosanitaire est appliqué  dépend normalement de la disponibilité  de ce produit. L’enquête qu’il a  menée a démontré  que presque tous les planteurs du caféier appliquent   les traitement contre les maladies et ravageurs du caféier et la minorité des caféiculteurs n’utilisent pas ces produits phytosanitaires suite à l’ignorance de leur utilité ou à la non disponibilité de ces produits. Ce résultat se rapproche avec le notre car nous avons trouvé que tous nos enquêtés utilisent les produits chimiques pour combattre les fourmis avant la récolte, certains utilisent le Dichlorvos et d’autres le Rocket ,  mais malgré cela qu’il s’agisse de l’un ou l’autre produit utilisé ces produits sont  pulvérisés  avant la récolte (1 à 2jours).ce résultat se justifie par le fait que tous les caféiculteurs doivent pulvérisés les produits chimiques pour éradiquer les fourmis urticantes qui piquent les travailleurs pendant la récolte et sa piqûre est irritante, douloureuse et elle entrave ainsi la récolte (BUYCKS,1999) 

Selon les recherches menées par Sanchez (2002) jl a constaté qu’au Cameroun toutes  les exploitations agricoles sont entièrement spécialisées dans la caféiculture robusta, en production plein soleil (faible association du palmier à huile, du bananier plantain et de quelques fruitiers traditionaux).ce résultat se rapproche avec ce que nous avons rencontré sur terrain du fait que   le plus grand nombre de nos enquêtés  cultivent le caféier seul dans le champ c à d en  monoculture  et la minorité fait l’association avec d’autres cultures ; pour ceux  qui font l’association c’est soit avec le bananier ou avec le maïs mais un grand nombre associe avec le maïs. Ceci résulterait du fait que tous les caféiculteurs enquêtés n’étaient pas affiliés à une quelconque coopérative agricole et jls n’ont jamais reçu  aucune  formation pour la conduite de la culture du caféier, jls ignorent donc qu’il ya des cultures qui sont conseillées pour l’association avec les caféiers.les recherches menées par Arvalis(2010)  ont montrée que l’association des légumineuses – caféier présentent un intérêt énorme pour la structure du sol ; le système racinaire très développé des légumineuses favorise la structure du sol. Certaines possèdent un pivot qui permet d’avoir une action en profondeur favorisant ainsi l’infiltration de l’eau et l’alimentation des plantes. Elles jouent leur rôle de concurrence vis-à-vis des adventices grâce à un recouvrement important du sol.

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