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Conclusion

L’objectif de ce travail était de faire une évaluation rapide de la situation du manioc par rapport aux pestes étant donné que les pestes représenteraient la principale contrainte à la production du manioc dans la région mais aussi compte tenu de l’évolution rapide de la striure brune dans la plaine de la Ruzizi.
Pour ce faire, le travail a consisté en l’évaluation de la situation phytosanitaire de manioc sur l’axe Nyangezi, Kaziba et Luwhindja-Burhinyi.
Les maladies sont présents avec des incidences qui varient donc susceptibles aux évolutions génomiques, d’où les résultats trouvés nous ont montré que:
 la mosaïque africaine constitue encore une maladie importante dans le milieu d’étude. Elle se trouve dans tous les champs avec une incidence qui varie entre 4 et 64% et une sévérité qui varie selon les villages de 2,3 à 3,1. La sévérité et l’incidence moyenne de la mosaïque dans le milieu d’étude seraient accentuées par l’absence de contrôle de matériel avant plantation et de fois par l’indisponibilité de matériel sain. On constate que certains villages comme Katendera, Nachihase, Lubanda, Mulwa présentent des incidences faibles variant entre 4 et 49% avec une sévérité qui va de 2,7 à 3,0
 La bactériose et l’anthracnose ont été présents dans tous les villages. Les villages de Burhembo et de Cinambi ont été épargnés de l’acarien vert et de la cochenille farineuse. Cependant il existe des villages qui présentent des résultats inquiétants, notamment ceux de Katendera, Munia et de Muhungu avec respectivement une incidence moyenne de 83%, de 52% et 51% à Nyangezi. La sévérité la plus élevé a été observée dans le village de Katendera.
 l’anthracnose est présente dans le milieu d’étude avec une incidence moyenne qui est relativement faible. Le village présentant la sévérité plus élevée est Lubanda avec 4,0.
 la striure brune est faible dans le milieu d’étude avec une incidence moyenne de 12,6% et sévérité de 2,6. Il existe des villages qui présentent peu d’inquiétude en ce qui concerne les résultats, notamment celui de Munia et de Lubanda avec respectivement une incidence moyenne de 36% et 21%. La sévérité la plus élevée a été observée dans le village de Cinambi, elle était de 3,0 et la plus faible à Mulwa qui était de 2,3.
 l’acarien vert avec une incidence moyenne de 7,4% et une sévérité de 1,9. Ceci paraît dangereux dans la mesure où c’est pendant la saison sèche que les acariens verts atteignent leur densité maximale
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 le nombre de mouche et pupes préfèrent beaucoup la monoculture comparativement à l’association des cultures.

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