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INTRODUCTION

Depuis la nuit de temps, la race humaine a toujours fait usage des stupéfiants pour diverses raisons. Les conséquences de l’abus des drogues peuvent être ponctuelles ou durables selon les habitudes de consommation, la quantité consommée et le niveau de dépendance.

Les raisons de la forte consommation des substances psychoactives observées chez l’homme, dit Antonio Escohotado (1995, p.11) ne sont pas bien connues. En République Démocratique du Congo, la consommation des substances psychoactives s’est largement répondue au cours de ces dernières années. Leur évolution coïncide avec la progression mondiale du phénomène de la toxicomanie. Cette progression des conduites de consommation de drogues s’explique ainsi par la prolifération du trafic de drogues.

Le phénomène prend de plus en plus de l’importance et touche malheureusement toutes les couches sociales et surtout les jeunes qui se créent des solides bases et de probant motif pour l’utilisation de drogues.

Aujourd’hui, force est de constater que beaucoup de drogues même les plus raffinées, sont de consommations courantes dans notre pays. La drogue est l’un de plus vieille découverte du monde. En effet, pour chaque siècle passé, nous avons pu constater l’apparition de plusieurs substances différentes. A la découverte de l’Amérique, les hommes considéraient les drogues comme des épices, synonyme de richesse. C’est pourquoi, ils ont décidé d’aller à la découverte de multiples autres épices vers la République Dominicaine pour en acquérir. Cependant, ils ont découvert des nouvelles drogues telles que la cocaïne, le tabac, le chocolat ainsi que les champignons hallucinogènes.  Par exemple, le cannabis, une drogue interculturelle ; l’une de plus vieilles drogues du monde était utilisée en 1849 par l’industrie maritime pour en faire des vêtements, du cordage ou de voile. Ils s’agissent du chanvre indien de la famille du cannabis sativa.

Au fil du temps, les différentes drogues ont connue plusieurs utilités, lors des fêtes, de certains rites sacrés ou produit médicinal.

Les drogues peuvent être d’origines naturelles,  issues de plantes ou drogues cultivées (pavot, cannabis, coca, etc.) ou  spontanées (divers champignons et plantes hallucinogènes) ou encore d’origine synthétique, produite entièrement en laboratoire (Pascal Lerest, 2001, p.78).

Dresser cité par Helen Novellis (1975, p. 23), synthétise une nouvelle substance encore plus puissante ; l’héroïne, qui est mise sur le marché entant que médicament en 1898. La généralisation de sa prescription dans un grand nombre d’indications peut ou pas adapter à ses propriétés pharmacologiques banalisant son usage au début du 20ème siècle et fit à l’origine d’innombrables cas de toxicomanie.

L’alcool est la drogue la plus rependue et la plus ancienne. Elle est obtenue par fermentation des sucres naturels de grains ou de fruits. L’alcool, propre à la consommation s’appelle alcool éthylique  ou éthanol. L’usage de l’alcool est caractérisé par la tolérance et une dépendance psychique et physique.

Une diminution brutale de l’usage fait apparaitre des effets de sevrage comme : angoisse, inquiétude, tremblement, sueurs abondantes parfois  un sentiment d’être suivi et des hallucinations.

C’est dans cette optique que Helen Novellis 1975, p 19) parle d’une consommation normale qui ne relève pas d’une réalité quantitative concernant exclusivement l’individu, nous rend compte des valeurs normatives d’ordre collectif, qu’il s’agisse de manière de boire ou de la nature de boire et de consommer ; le même comportement peut être interprété ou non comme une transgression selon l’endroit et l’instant où il a en leur.

Les drogues, déclare  Yves Salgues (1994, p.66), produisent des effets puissants d’euphorisation et sont utilisées contre toutes sortes d’affections liées à l’état dépressif. Un apprenti toxicomane  se voit contrer et forcer d’augmenter ses doses de poison jusqu’à ce que celui-ci soit réduit  en esclavage. C’est l’itinéraire implacable et sans échappatoire qui conduit au pire et, aboutit à la décadence  de  l’esprit voire  à la mort.

Dans ce sens, on ne peut dire que telle drogue produit tel effet.  Toute drogue a des effets multiples et ceux-ci varient d’une dose à une autre, d’un individu à un autre, d’un moment à un autre chez le même individu (Helen Novellis, 1975, p.24).

Les drogues ont pour objet d’accéder  un état non ordinaire de conscience, dont l’intérêt  est de permettre aux hommes d’échapper à leur condition de mortel ; principe de réalité, pour un temps aussi court soit-il. Elles confèrent au cours d’un instant donné, un sentiment puissant, voire de toute puissance.

Les drogues offrent à l’homme la capacité de se sublimer, d’accéder à un état d’euphorisation de réflexion, de méditation ou un état d’exacerbation de certaines pulsions. Elles lui réveillent qu’il peut échapper à la condition de l’homme ordinaire dans son  Etat quotidien. Mais la consommation des drogues, comme l’alcool, renvoi ainsi à la question de la mort, à la recherche des limites, à la compréhension de borne divisant, au frison ressenti sur le fil de la vie, à l’abord du gouffre ou du vide.

C’est pourquoi, Pascal Lerest (2001, p.67) estime que la consommation des drogues, renvoi  à la question de la violence, car les effets  secondaires entrainés par l’usage des produits toxiques licites ou illicites, confrontes l’usage à des violences  sur soi-même ou sur les autres. Une drogue en soi n’est rien. Elle n’existe que dans son rapport avec l’homme, qui lui donne du sens ; c’est l’homme qui la trouve, la produit, la raffine, la commercialise, l’autorise ou l’interdise, la met à rites ou en mythes, en sens ou en défiance. Elles ne peuvent donc être pensées qu’en lien avec lui.

Dans le cadre de cette recherche, il s’agit principalement de traumatisme lié à des évènements douloureux qu’à connu la personne au cours de la vie. Ces traumatismes se diffèrent de plusieurs façons et selon les individus. Ils se manifestent par des réactions aiguës  comme la survenue des crises d’angoisse, de la peur, d’un sentiment de sinistrose ou de syndrome post-traumatique pouvant conduire à la prise des substances  psychoactives pour réguler l’humeur ou échapper à une situation stressante.

Ainsi, cette  étude part d’une observation faite chez certains malades, où nous avons assisté à un phénomène décevant, lequel il y a un nombre important d’entre eux consultent pour la prise des produits psychoactifs, qui les rendent  bizarres avec des réactions démesurées. Cette situation nous a donné l’idée de réaliser cette recherche.

Au regard de ces pertinentes observations effectuées et de ces interprétations réalisées par différents auteurs sur l’étiologie des addictions aux substances psychoactives, nous nous interrogeons sur la présence d’une relation entre les événements de la vie et les conduites de consommation de ces produits:

- Les événements stressants de la vie conduisent-ils à la consommation des substances psychoactives ?

- Comment les individus ayant subi ces événements gèrent-ils leur stress engendré par ces derniers ?

- Quelles sont les raisons données par ces personnes pour expliquer leur dépendance aux substances psychoactives ?

En vue de répondre aux questions de la problématique, nous émettons les hypothèses selon lesquelles :

- Les individus ayant subi d’événements stressants ou significatifs de la vie s’adonneraient à la consommation de substances psychoactives ;

- La consommation de la drogue, la prière, les mécanismes de défenses seraient les différents modes de gestion du stress engendré par ces événements ;

- Le refoulement de ces événements, la production d’un état de joie, l’oubli de souci, le chômage, la maladie, l’habitude seraient les raisons données par ces personnes pour expliquer leur dépendance aux drogues.

Partant de ces questions et de ces hypothèses, l’objectif général et les objectifs spécifiques de cette étude sont :

- Analyser les problèmes ou les événements de la vie  stressants liés à la consommation des substances psychoactives chez les malades internés au centre psychiatrique SOSAME ;

- Connaître la manière dont les individus qui ont subi ces événements gèrent leur stress engendré par ces derniers ;

- Identifier les motifs qu’avancent ces personnes pour expliquer leur dépendance aux substances psychoactives.

Dans cette optique, ce travail contribue au développement de la psychologie clinique et présente un double  intérêt. Sur le plan théorique, ce travail pourrait fournir aux chercheurs qui aborderaient  ce domaine, des informations nécessaires sur la toxicomanie.

Sur le plan pratique, ce travail pourrait permettre aux autorités politico-administratives de prendre des mesures efficaces pour  l’appréhension de la prise des produits toxiques.

Pour atteindre ces objectifs et vérifier ces hypothèses, nous nous sommes servi de la méthode descriptive et de l’entretien semi-directif, notamment un canevas d’entretien pour récolter les données. Sa population est constituée de tous les malades ayant développé des anomalies suit aux consommations des substances psychoactives internés au centre psychiatrique SOSAME, au sein de laquelle nous avons tiré un échantillon de 50 sujets, pendant l’année 2017.

Pour le dépouillement et le traitement des données, nous avons utilisé de décompte des fréquences et l’analyse de contenu, transformés en pourcentage pour les données dont le total était supérieur ou égal à 30, et en proportion pour les données avec des totaux inférieurs à 30.

A propos de la subdivision de cette étude, hormis l’introduction et la conclusion, ce travail est constitué de trois chapitres. Le premier chapitre traite des généralités sur l’alcoolisme. Le deuxième chapitre concerne le cadre méthodologique de l’étude. Le troisième chapitre se consacre à la présentation, à l’analyse et à l’interprétation des résultats.

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