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CHAP I : REVUE DE LA LITTERATURE

I.1 GENERALITES SUR L’APPROVISIONNEMENT EN EAU POTABLE

Définition de quelques concepts

  1. Approvisionnement 

Ce terme dérive du verbe approvisionner, qui signifie fournir des provisions des choses nécessaires. Nous utilisons ce terme pour désigner la façon dont on se procure de l’eau en tout ce qui s’y rapporte : endroit, récipient, quantité, qualité, coût,… quelques auteurs utilisent l’expression alimentation en eau à la place d’approvisionnement en eau[1].

  1. L’eau potable

Est une eau qui est adaptée et destinée à la consommation humaines. Elle peut être bue sans risque pour la santé. On parle d'eau potable quand on fait également référence à son utilisation. L'eau peut être naturellement potable, comme cela est le cas pour les eaux de source, mais elle peut devoir également être traitée afin de s'en assurer. Dans l'un ou l'autre cas, l'eau est évaluée et des tests sont effectués pour trouver d'éventuels contaminants potentiellement nocifs.

Une eau est dite potable quand elle satisfait à un certain nombre de caractéristiques la rendant propre à la consommation humaine. C'est une eau qui n'offre pas d'inconvénients pour la santé du consommateur[2]. Cette qualité signale que l'eau convient à tous les usages domestiques habituels, y compris l'hygiène corporelle. Elle doit être bactériologiquement libre de toute contamination féco-orale et chimiquement exempte de quantités excessives des matières organiques et minérales toxique.

Eau dure : On parle d'eau dure pour évoquer une eau contenant beaucoup de sels dissous, comme des sels de calcium et de magnésium. On dit alors, dans le langage courant, que l'eau est calcaire. Une eau en contenant peu est appelée eau douce. Les eaux de sources contiennent des quantités différentes de ces sels, elles peuvent donc être de duretés différentes.

Les eaux de source sont des eaux naturellement propres à la consommation humaine ; on parle alors d'eau potable. Les seuls traitements qu'il est permis de leur appliquer sont l'aération, la décantation et la filtration. Les eaux naturellement gazeuses, qui contiennent du dioxyde de carbone dissous, peuvent également être gazéifiées avant d'être soumises à la consommation.                                                                                                                               Les eaux minérales peuvent être des eaux "non potables" dans le sens où elles possèdent des propriétés particulières : elles ont des teneurs en minéraux et en oligo-éléments qui peuvent leur donner des vertus thérapeutiques. Comme les eaux de source, elles ne peuvent être traitées. Une eau ne peut être qualifiée de minérale que si elle a été reconnue comme bénéfique pour la santé par l'Académie de médecine. En ce sens, c'est un alicament. Elle est d'origine profonde et de composition physico-chimique constante dans le temps, et satisfait à des exigences microbiologiques plus strictes que les autres eaux destinées à la consommation humaine. Certaines eaux très fortement minéralisées dépassent les critères de minéralisation de l'eau potable. En ce sens, on peut les considérer comme non potables. L'accès à l'eau de boisson signifie que la source est située à moins d'un kilomètre de l'endroit de son utilisation et qu'il est possible d'obtenir régulièrement au moins 20 litres d'eau par habitant et par jour et au maximum 5min pour remplir un récipient de 20 litres[3].

I.2. REVUE DE LA LITTERATURE

  1. Normes sur l'eau Potable

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) considère qu’environ 14000 personnes dont 6000 enfants meurent chaque jour de maladies liées à l’absence d’eau[4]. C’est ainsi qu’elle a mis en place des normes internationales relatives à la qualité de l'eau sous forme de directives qui servent de base à l'élaboration de réglementations et de normes dans les pays développés et en développement.

Ces normes sont réparties en sept groupes :

  1. paramètres organoleptiques : transparence, couleur, odeur, et saveur
  2. paramètres physico-chimiques : pH, température, concentrations en minéraux, conductivité, "substances indésirables" (nitrates, fluor...)
  3. substances toxiques" : plomb, chrome...
  4. paramètres microbiologiques : bactéries nuisibles (coliformes)
  5. pesticides et produits apparentés,
  6. paramètres concernant les eaux adoucies livrées à la consommation humaine.
  7. Les paramètres relatifs aux substances indésirables : substances tolérées en très faible quantité pouvant avoir une incidence sur la santé sans provoquer de désagréments à court terme.
  1. Analyse bactériologique

Celle-ci a pour but de déterminer le nombre de bactéries et la présence de bactéries d'origine intestinale. Le plus grand danger auquel est exposé l'eau de boisson est celui d'une contamination récente par des eaux d'égout ou des excréments humains sans d'ailleurs qu'il faille négliger celui d'une contamination d'origine animale. L'eau de boisson doit être exemptée de toute contamination fécale qui provoque les maladies. On empêche la contamination fécale en protégeant les sources d'eau, en supprimant les sources de contamination.

Une enquête sanitaire menée à fond doit déterminer les sources potentielles de contamination d'une source la plus courante et la plus importante de contamination fécale sont les déchets humains et animaux. Si la contamination n'est pas réduite, la source d'eau est inacceptable. Les différentes formes de diarrhées peuvent indiquer des contaminations des sources, la présence des algues peut renseigner sur la contamination fécale.

  1. L'eau potable

C'est l'eau bonne pour la consommation elle doit être limpide, incolore, fraîche, inodore, pouvoir cuire les légumes sans les durcir, et donner avec le savon une mousse onctueuse sans grumeaux, surtout, elle doit être pauvre en chlorure, ne renferme ni nitrates, ni nitrites, ni ammoniaque ni aucun microbe pathogène. L'étude de l'eau du point de vue de sa consommation possible, se fait par analyse[5].

  1. Les caractéristiques générales de l'eau

L'eau l'élément liquide est le symbole de la vie tout simplement. Dans toutes les religions, l'eau joue un rôle significatif, pas seulement comme symbole de la vie et de la purification, mais aussi comme symbole de la destruction (de déluge).

  1. L'eau et la santé

Ce dualisme est aussi visible concernant les aspects sanitaires : l'élément indispensable pour la vie. L'eau vectrice des maladies.

Les maladies liées à l'eau et à l'assainissement se contractent et se transmettent de plusieurs manières différentes. Elles pénètrent dans le corps par la bouche ou par la peau, soit de manière relativement directe d'une personne à une autre, soit par le biais d'intermédiaires.

Les buts généraux des projets (programme d'approvisionnement en eau potable sont la réduction de la mortalité et la morbidité puisque une majeure partie de toutes les maladies des pays envie de développement est liée à la qualité de l'eau et assainissement peuvent considérablement contribuer à réduire la morbidité et la mortalité.

L'amélioration de la qualité de la vie, l'amélioration de l'approvisionnement en eau potable apporte également un gain de temps et de réduire l'action de collecte de l'eau à grande distance. Cela entraîne donc une amélioration de qualité de la vie et dans beaucoup de cas, une productivité croissant (FART et CNCB, 1998, page 8-14)

  1. Valeur de l’eau

L'eau probablement l'élément le plus caractéristique du monde vivant, une réflexion sur le rôle de l'eau dans la vie semble donc nécessaire. Tout d'abord c'est un fait qu'un homme rivé d'eau ne peut guère survivre au-delà de 4 à 5 jours, alors qu'il reste beaucoup plus longtemps sans nourriture, les grèves de faim ne peuvent se prolonger sous un rapport régulier d'eau. C’est un fait également que des corps qui en l'absence de correction rapide, entraîne inéluctablement la mort. Il faut noter en outre que les échanges n'ont pas lieu seulement entre l'organisme et l'environnement mais également à l'intérieur du corps entre les cellules et les différents organes, qui, de même fonctionnent soit de manière continue soit de manière discontinue au cours de la journée. Pour donner une idée de la qualité de la régularisation des mouvements de l'eau, on peut prendre cet exemple.

Dans le cas du rien, l'eau du sang est filtrée puis réabsorbée, on estime ainsi que près de 200 litres d'eau par jour traversent les reins, c'est-à-dire plusieurs fois la quantité totale en eau de l'organisme. Pourtant les pertes urinaires ne dépassent pas deux litres par jour. Les autres lieux d'échanges sont le poumon, la peau, l'intestin etc. ces mécanismes d'échanges consomment une part importante d'énergie produite par l'organisme. Ce long préambule permet de mieux comprendre à quel point l'eau est indispensable à la vie de l'homme. Toute modification de la « qualité » de l'eau risque de modifier et à la limite de perturber les différents mécanismes de régulation des échanges en eau et donc de provoquer une déshydratation et une malnutrition. Pour terminer ce chapitre, nous disons avec plaisir que les deux grands moyens pour prévenir les maladies d'origine hydrique sont l'assainissement du milieu et l'éducation sanitaire la distribution d'une eau sans agent pathogène, la désinfection continue par chloration efficace, la protection des sources d'approvisionnement permet de limiter l'extension de certaines épidémies.

Tableau 1. Directives de l'OMS applicables à l'eau de boisson.

SUBSTANCES CHIMIQUES

VALEURS MAXIMALES ADMINISSIBLES (mg/l)

EFFETS INDESIRABLES

Arsenic

0,050

Risqué de cancer

Chrome

0,050

Toxique

Mercure

0,001

Toxique, affaiblissement neurologique

Nitrate

10

Méthémoglobinémie

Sélénium

0,10

Toxique

Chlorure

250

Goût désagréable, corrosion eau chaude

Cuivre

1

Saveur, corrosion dans la canalisation

Fer

0,3

Goût désagréable

Sodium

200

Goût salé

Zinc

5

dépôt granuleux, saleur astringent, opalescence

 
 

Tableau 2 : Cause du faible taux d'accessibilité à l'eau par secteur

 Eau potable : Défis majeurs par sous-secteur

Urbain et périurbain

Infrastructures abandonnées. Un tiers des usines de traitement non opérationnelles.

Taux de croissance rapide de la population urbaine (4,6 pour cent).        Prix élevé de l'eau.

Faibles retour sur investissement et viabilité financière des services publics en charge de l'eau.

 Informalité des prestations de services d'eau dans les zones périurbaines.

Dégradation des bassins versants augmentant les coûts de traitement.

Rural

 Faible accès aux sources d'eau améliorées.

60 pour cent des systèmes ruraux de services d'eau non opérationnels.

Informalité des prestations de services d'eau (contrôle de qualité et entretien insuffisants).

Taux élevé de contamination bactériologique.

Faible allocation du total des investissements pour le sous-secteur (15 pour cent du total).

 Dégradation physique des sources d'eau potable.

Source : PNUE: Problématique de l'eau potable en RDC, défis et opportunité (Rapport Technique 2014)

  1. Accessibilité à l’Eau

D'un point de vue de santé publique, la proportion de la population disposant d'un accès fiable à une eau de boisson saine est le principal indicateur du succès global d'un programme d'approvisionnement en eau de boisson.

Il existe un certain nombre de définitions de l'accès à l'eau (ou couverture) intégrant un certain nombre de conditions portant sur la salubrité ou l'adéquation. Il est préférable d'utiliser la définition appliquée par l'OMS et l'UNICEF dans leur programme conjoint de surveillance, qui définit un « accès raisonnable » à des sources améliorées comme la « disponibilité d'au moins 20 litres par personne et par jour à partir d'une source située dans un rayon d'un kilomètre de l'habitation de l'utilisateur ». Les technologies améliorées et non améliorées d'approvisionnement en eau mentionnées dans le programme conjoint

OMS/UNICEF de surveillance ont été définies en fonction de leur capacité à fournir un « accès raisonnable », comme l'indique le récapitulatif suivant : L'accessibilité à l'eau relève de plusieurs éléments notamment le processus d'accessibilité à l'eau : la distance entre le ménage et le point d'approvisionnement en eau potable, la quantité journalière par personne, le cout de l'eau, la qualité de l'eau et la continuité.

 Quantité : (niveau de service) : proportion de la population utilisant de l'eau provenant de différentes sources d'approvisionnement (absence d'accès, accès de base, accès intermédiaire ou optimal, par exemple) ;

La quantité d'eau collectée et utilisée par les ménages a une influence importante sur la santé. L'homme à des besoins en eau physiologique de base, nécessaires pour le maintien de son hydratation, auxquels s'ajoutent les quantités requises pour la préparation de ses repas et l'hygiène.

Selon l'OMS l'eau de boissons : 2 litres par jour, pour les préparations des aliments 7 ,5 Litre par jours et le besoin journalier est d'au moins 20 Litre/jours.

  • Accessibilité: pourcentage de la population disposant d'un accès raisonnable à un approvisionnement en eau de boisson amélioré
  • Accessibilité économique: tarif payé par les consommateurs domestiques ;
  • Accessibilité géographique : la distance entre le ménage et le point d’eau.
  • Continuité: temps pendant lequel l'eau de boisson est disponible (par jour, par semaine et par saison).
  • Qualité: c'est l'état de l'eau distribuée Cette qualité est d'ordre microbiologique, chimique, organoleptique et physique.

Accessibilité économique

L'accessibilité économique à l'eau a une influence importante sur son utilisation et sur le choix des sources d'eau. Les ménages disposant du plus faible niveau d'accès à une eau saine payent souvent l'eau qu'ils reçoivent plus cher que ceux reliés à un réseau d'eau canalisé.                      Le coût élevé de l'eau peut forcer ces ménages à recourir à d'autres sources de moindre qualité, présentant un plus grand risque pour la santé. En outre, ce coût élevé de l'eau peut conduire à une baisse des volumes d'eau utilisés par les ménages qui, à son tour, influe sur les pratiques d'hygiène et accroît le risque de transmission des maladies. L'une des étapes importantes dans l'évaluation de l'accessibilité économique à l'eau est la collecte des données sur le prix au point d'achat. Lorsque les ménages sont reliés à un fournisseur d'eau de boisson, ce prix correspondra au tarif appliqué. Lorsque les consommateurs se procurent l'eau à partir de bornes fontaines ou auprès des voisins, le prix au point d'achat peut différer du tarif du fournisseur d'eau. Nombre de sources d'eau de remplacement (notamment les vendeurs d'eau) présentent aussi des coûts, qui doivent être pris en compte dans les évaluations de l'accessibilité économique. Dans le cadre de cette évaluation, il convient de considérer, en plus des coûts récurrents, le coût initial de raccordement au réseau.

Continuité

Les interruptions de l'approvisionnement en eau de boisson, qu'elles soient dues à la production intermittente des sources ou à des problèmes de conception ou de construction du réseau, sont des déterminants majeurs de l'accès à l'eau de boisson et de sa qualité.         L'analyse de la continuité des approvisionnements doit prendre en compte plusieurs éléments. La continuité peut être classée dans les catégories suivantes :

 Le service assuré toute l'année à partir d'une source fiable, sans interruption du flux au niveau du robinet ou de la source ;

Le service assuré toute l'année, mais soumis à des interruptions fréquentes (journalières ou hebdomadaires), dont les causes les plus courantes sont :

  • Baisses de régime de pompage dans les réseaux équipés de pompes, qu'elles soient planifiées ou encore dues à des pannes de l'alimentation ou à des défaillances sporadiques ;
  • Demande de pointe excédant la capacité d'écoulement des canalisations de transport ou la capacité du réservoir.
  1. La qualité de l'eau
  2. a) Directives de qualité pour l'eau de boisson de l'OMS

La mauvaise qualité de l'eau de boisson suscite des inquiétudes pour la santé humaine dans des pays développés ou en développement partout dans le monde. Les risques pour la santé sont liés à la présence d'agents infectieux, de produits chimiques toxiques ou encore à des dangers de nature radiologique. L'expérience acquise dans ce domaine fait ressortir l'intérêt de démarches reposant sur une gestion préventive, englobant l'ensemble de l'approvisionnement, de la source d'eau au consommateur.

L'OMS a mis en place des normes internationales relatives à la qualité de l'eau sous la forme de directives qui servent de base à l'élaboration des réglementations et des normes. Il existe trois principaux types de micro-organismes qu'on peut trouver dans l'eau potable : les bactéries, les virus et les protozoaires. Ils peuvent exister à l'état naturel ou être le résultat d'une contamination par des matières fécales d'origine humaine ou animale. Les sources d'eaux de surface, les lacs, les rivières et les réservoirs sont plus susceptibles de contenir des micro-organismes que les sources d'eaux souterraines, à moins que ces dernières ne subissent l'influence des eaux de surface. La qualité d'une eau de boisson doit être conforme aux normes chimiques, bactériologiques, organoleptiques, biologiques.

Les paramètres de réglementation sont :

  • La qualité organoleptique : couleur, turbidité, odeur, saveur ;
  • Physico-chimiques : température, pH, chlorures : 200 mg/l, sulfates : 250 mg/l, etc. ;
  • Des substances indésirables : nitrates : 50 mg/l, nitrites, pesticides, etc. ;
  • Des substances toxiques (arsenic, cadmium, plomb, hydrocarbures, etc.) ;
  • Des paramètres microbiologiques (l'eau ne doit pas contenir d'organismes pathogènes).

Paramètres à ne pas dépasser pour une eau brute destinée à la production d'eau potable :   (Martin-Lagardette,  2009)

  1. Paramètres organoleptiques

Coloration après filtration dépassant 200 mg/l de platine en référence à l'échelle platine/cobalt.

  1. Paramètres en relation avec la structure naturelle des eaux
  • Température de l'eau supérieure à 25 °C
  • Pour les substances suivantes, les valeurs limites sont :
  • Chlorures : 200 mg/l (Cl) ;
  • Sulfates : 250 mg/l (SO4) ;
  • Sodium : 200 mg/l (Na) ;
  • Pour les eaux superficielles, le pourcentage d'oxygène dissous doit être inférieur à 30 % de la valeur de saturation.
  1. Paramètres concernant des substances indésirables

Pour les substances suivantes, les valeurs limites sont :

  • Nitrates : 50 mg/l (NO3) pour les eaux superficielles, 100 mg/l (NO3) pour les autres eaux ;
  • Ammonium : 4 mg/l (NH4) ;
  • Oxydabilité (KMnO4) en milieu acide : 10 mg/l (O2) ;
  • Phénols (indice phénol) para-nitraniline et 4-amino-antipyrine : 0,1 mg/l (C6H5OH) ;
  • Lauryl-sulfate (réagissant au bleu de méthylène) : 0,5 mg/l (lauryl-sulfate) ;
  • Hydrocarbures dissous émulsionnés après extraction :1 mg/l ;
  • Zinc : 5 mg/l (Zn) ;
  • Baryum : 1 mg/l (Ba) pour les eaux superficielles.
  1. Paramètres concernant des substances toxiques
    · Pour les substances suivantes, les valeurs limites sont :
  • Arsenic : 100 micro g/l (As) ;
  • Cadmium : 5 micro g/l (Cd) ;
  • Cyanures : 50 micro g/l (CN) ;
  • Chrome total : 50 micro g/l (Cr) ;
  • Mercure : 1 micro g/l (Hg) ;
  • Plomb : 50 micro g/l (Pb) ;
  • Sélénium : 10 micro g/l (Se) ;
  • Pesticides 5 micro g/l (par substance individualisée : 2 micro g/l) ;
  • Hydrocarbures aromatiques polycycliques :
  1. b) Qualité bactériologique de l'Eau

La qualité bactériologique de l'eau se mesure par la présence des coliformes qui sont indicateurs de la pollution d'eau. Leur présence dans l'eau indique que celle-ci a été polluée par les excrétas d'origine animale ou humaine.

Bien qu'ils ne soient pas exclusivement d'origine fécale, les coliformes sont toujours présents en grande quantité dans les excréments de l'homme et des animaux à sang chaud. Cependant la détection de coliformes fécaux en particulier d'Escherichia Coli est la preuve indiscutable d'une pollution fécaleL'objectif visé est l'absence de coliformes dans 100 ml d'eau, Eau contenant plus de 20 000 Escherichia coli et plus de 10 000 entérocoques par 100 millilitres d'eau prélevée n'est pas propre à la consommation.

Des micro-organismes indicateurs supplémentaires peuvent parfois être utiles pour déterminer l'origine de la pollution fécale : ce sont par exemple les streptocoques fécaux et les clostridies réducteurs du sulfite. L'analyse bactériologique vise à rechercher la présence non pas de tous les pathogènes fécaux mais de certaines germes indicateurs d'une pollution fécale

Pour le prélèvement des échantillons à analyser, il convient d'observer les règles suivantes 25 :

  • Le flacon doit être stérile et les indications qui y sont apposées doivent être lisibles et complètes.
  • Les manœuvres effectuées lors du prélèvement ne doivent pas entrainer des contaminations secondaires (Robinet à désinfecter et prélèvement au jet, dans un cours d'eau prélevé dans le sens opposé du courant).
  • Le flacon doit être conservé à l'abri de la lumière et à une température de 4°C.
  • L'analyse doit être effectuée dans les 24heures mais idéalement après 6H ou dans l'air s'il n'ya pas eu de conservation au frais.
  • L'eau est filtrée et c'est le filtre qui est mis après avoir été placé dans un milieu de culture ad hocdans une étuve à 44° pendant 24heures. A cette température seule les coliformes fécaux peuvent se développer. Les coliformes totaux (coliformes fécaux +autres coliformes) poussent à 37°. Le résultat est exprimé en nombre de coliformes fécaux par 100 ml.
  1. c) Qualité virologique de l'eau de boissons

Les analyses virologiques nécessitent un équipement spécial et couteux, difficile à mettre en place à grande échelle. C'est pourquoi il faut une protection minutieuse d'une source d'eau contre les contaminations virales. La désinfection par l'ozone est très efficace contre les virus si l'on maintient pendant 4 minutés une concentration résiduelle de 0,2 à 0,4 mg/l. L'ozone est plus avantageux que le chlore pour traiter de l'eau chargée à l'ammoniac, mais à cause de son instabilité, il n'est pas possible d'entretenir une concentration résiduelle d'ozone dans le réseau.

Lorsqu'on dispose d'un équipement d'analyse virologique, il est souhaitable d'examiner l'eau brute et l'eau traitée pour déceler la présence éventuelle de virus et en déterminer la concentration par une méthode de référence.

  1. d) Qualité parasitologue de l'eau de Boissons.

L'eau de boisson ne doit pas contenir des protozoaires intestinaux pathogènes. Les espèces de protozoaires qui peuvent être transmises par l'ingestion d'eau de boisson sont notamment : Entamoeba histolitica, Giardia sp, Balantidium coli,...                                                               Ces organismes résistent beaucoup mieux que les bactéries et les virus à l'inactivation par le chlore.

Il faut donc utiliser autant que possible des sources d'eau de boissons exempte des contaminations et une filtration efficace pour assurer l'élimination des protozoaires pathogènes. Les helminthes transmis par l'homme peuvent également contaminer l'eau de boissons. Une seule larve à maturité ou un seul oeuf fertilisé peut entrainer une infection.

On lute dans la plus part des cas contre le micro-organismes libres en protégeant les sources d'eau en réduisant ou en prélevant des substances nutritives, en utilisant des algicides et en épurant l'eau convenablement, notamment par coagulation, sédimentation, filtration, et désinfection ainsi qu'en couvrant et en protégeant les réservoirs de stockage. On a cependant constaté que les toxines des algues peuvent subsister après toutes ces phases d'épuration d'eau, bien que les organismes soient éliminés. (Kubuya, 2008)

  1. e) Qualité chimique de l'eau de boisson

La qualité chimique : les substances chimiques autres que les sels minéraux font l'objet de normes très sévères. Ces substances sont dites « indésirables » ou « toxiques ».  Elles sont recherchées à l'état de trace (millionième de gramme par litre).  Ces normes sont établies sur la base d'une consommation journalière normale pendant toute la vie. Les risques des produits chimiques toxiques pour la santé sont différents de risques microbiologiques. La qualité physico-chimique se mesure par la présence dans l'eau des substances chimiques qui doivent être à des concentrations acceptables. Les effets cancérigènes et mutagènes posé par les constituants chimiques proviennent essentiellement de leurs accumulations dans les tissus au bout de longues périodes d'exposition.        

La qualité physique et gustative : l'eau doit être limpide, claire, aérée et ne doit présenter ni saveur ni odeur désagréable. Cependant, une eau qui ne satisfait pas pleinement à ces critères ne présente pas forcément de risque pour la santé.

[1] KUBUYA, G. (2009), L’approvisionnement en eau potable et le développement du groupement de Mudaka, TFC Inédit, ISDR Bukavu, RD Congo.

[2] OMS (2010), Revue périodique sur l’eau potable et l’assainissement, Revue technique.

[3] LUBULA, P. (2014), Les milieux ruraux de la RDC face à l’accès à l’eau potable, Mémoire de Licence, ISDR Goma, RD Congo.

[4] OMS (2011), Rapport sur la problématique de manque d’eau potable et d’assainissement dans les pays en voie de développement, Genève.

[5] OMS (2011), Rapport sur la problématique de manque d’eau potable et d’assainissement dans les pays en voie de développement, Genève.

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