Arrow Table de matières
2830413

CHAPITRE II. PRESENTATION DU GROUPEMENT DE WALUNGU ET APPROCHE METHODOLOGIQUE

II.1. PRESENTATION DU GROUPEMENT DE WALUNGU

II.1.1. SITUATION GEOGRAPHIQUE

  1. Délimitation

Le groupement de Walungu est situé à 45 Km de la ville de Bukavu vers l’ouest sur la route nationale N° 2. Il fait partie de seize groupements qui constituent la collectivité-chefferie de Ngweshe dans le territoire de Walungu.

Il est composé de 44 localités organisées en villages. Il a une superficie de 1737 K et est limité :

Au nord : par le groupement d’Izege

Au su : par le groupement de Burhale

A l’ouest : par le groupement de Kaniola

A l’Est : par le groupement de Lurhala

Au nord-Est : par le groupement d’Ikoma

Au sud-Est par le groupement de Nduba.

  1. Relief et Sol

1° Le relief : le groupement de Walungu a un relief monographique composé des collines, plateaux, plaines marécageuses et des vallées. Les plaines sont dominées par les marais dont les plus importants : Cidorho, Cisheke, Mubimbi, Kadako et Namuhyu. Les collines sont peu accidentées parmi lesquelles nous avons : Nando, Nkuba, Mwilandira.

2° le sol : le sol est argileux, imperméable et compact mais trop pauvre. Les sols varient selon les endroits : il est noir-limono-argileux dans le marais et rouge sur les collines. On y trouve les faibles étendues marécageuses relativement fertiles suite aux apports d’alluvions par les rivières. Ces faibles étendues marécageuses sont généralement pauvres, lessivées par les érosions hydriques des plateaux et des collines mais favorables à l’agriculture si elles sont aménagées ou amendées.

  1. Le climat et la végétation

1° Le climat : le climat est humide et montagneux caractérisé par deux saisons comme partout en Afrique centrale. La saison des pluies, très longues, est de neuf mois et la saison sèche, très courte, est de trois mois. Il y a aujourd’hui une perturbation climatique qui s’observe par une prolongation des saisons. Cela est dû au réchauffement climatique causé par les activités humaines (déforestation,…).

2° La végétation : la végétation de Walungu est dominée par la savane avec un mélange écologique homogène des cultures de montagnes. Plus de 60% d’espaces verts sont dominés par des eucalyptus, des cyprès et quelques autres types d’arbres qu’on trouve dans la plantation Gombo, tels que le grevillea, le théier,… S’agissant des arbres artificiels, ces derniers n’existent que dans la plantation Gombo.

  1. L’hydrographie

Le groupement de Walungu a un potentiel hydrographique important. A plusieurs endroits, on trouve des sources d’eau de ruisseaux qui les alimentent. Ces rivières sont : Mubimbi, Kadako, Kigene, Nkuba,…

II.1.2 SITUATION HISTORIQUE ET POLITICO-ADMINISTRATIVE

Sa majesté le Mwami Ngweshe NDATABAYE WEZA III, chef hiérarchique, a nommé en date du 1èr décembre 2001 un nouveau chef de groupement de Walungu en la personne de Mr. Innocent KARAZO KIRHERO.

Signalons que le groupement de Walungu est composé de 44 villages parmi lesquels nous citons quelques-uns : Nshesha, Makwale, Mudusa, Ngando, Kibirira, Canjavu, Nnakahanda, Cibanda, Cibarhama, Mwendo, Malagiro, Bugala,…

II.1.3 SITUATION SOCIO-CULTURELLE

  1. Population ou société

Au cours de l’année 2015, la population du groupement de Walungu est estimée à 60000 habitants avec une superficie de 100 K et la densité moyenne est de 5638 habitants par K. Dans l’ancien temps, la population du groupement de Walungu respectait beaucoup les mœurs, la femme d’autres fois ne consommait pas la viande d’une poule, le lait, les œufs,… Elle ne pouvait pas construire une maison. Mais actuellement, ces coutumes ne sont plus considérées. La femme commence à consommer faire ce qu’elle n’était pas autorisée à faire auparavant,…

  1. Education

Il existe 12 écoles secondaires parmi lesquelles 3 privées et 23 écoles primaires dont 3 privées et 2universitées (ou instituts supérieurs dont l’institut supérieur des techniques de gestion des entreprise, l’institut supérieur pédagogique de Walungu et l’institut supérieur des techniques médicales de Walungu.

  1. Santé

Le groupement de Walungu est constitué d’un Hôpital Général de Référence et sept centres de santé. Cet hôpital général de référence de Walungu est toujours connu sous le nom de FSKI (Fonds Social du Kivu) de Walungu.

La formation assure les services des soins à la population du groupement de Walungu en particulier, mais aussi celle des groupements voisins en général.

I n’existe pas des pharmacies privées reconnues œuvrant à Walungu centre, mais certaines pharmacies pirates vendent des produits pharmaceutiques très mal conservés dans les kiosques et sur le marché au vu des autorités tant politico-administratives que sanitaires.

  1. Religion

Les croyances religieuses de la population de Walungu sont basées principalement sur les églises catholiques et protestantes. Il y a une église catholique qu’on appelle paroisse Saint Bernadette de Walungu installée depuis 1952 et qui, aujourd’hui, a donné naissance à d’autres paroisses dans les autres groupements dont la paroisse de Ciherano, la paroisse de Kaniola, la paroisse de Mugogo.

Toujours en 1952, l’église protestante, CELPA Bideka, fut implantée et c’est d’elle que sont nées au fil du temps, les églises CELPA Malangiro, Cibanda, Murhali, Canjavu et Izirangabo.

Une minorité de la population prie dans des sectes tels que : les témoins de Jéhovah, les Bahaï, les brahmanistes, les Nzambé Malamu, les anglicans, les islamiste,…

Seules les communautés catholiques et protestantes ont des initiatives remarquables dans les domaines de développement surtout éducatif.

  1. Loisirs

Le loisir dans le groupement de Walungu est en train d’évoluer peu à peu. Le groupement de Walungu possède en son sein plusieurs terrains de football pour les garçons et filles.

Parmi ces terrains, nous pouvons citer le terrain qu’on appelle stade Mafundwe situé à Cibanda. Nous avons ensuite le terrain Gombo dabs la plantation Gombo, le terrain qu’on rencontre à la paroisse Sainte Bernadette dans la cour de l’école primaire centrale de Walungu, le terrain de Nambo à Nambo,…

A part le loisir des matchs de football, il y a aussi le théâtre, les films,…

  1. Associations locales de développement

A part les ONG, certains paysans de Walungu trouvent utile de s’unir et d’initier un programme de développement en vue d’améliorer leur mode de vie. Parmi les associations qu’on trouve, il y a : ADC/ Walungu, VODR, PAA, CIM/ Bushi,…

II.1.4 SITUATION ECONOMIQUE

  1. Agriculture

L’agriculture est une activité qui occupe essentiellement les femmes et les filles. Les hommes y interviennent moins. Les principales plantes vivrières cultivées sont : les haricotes, les maniocs, les bananiers et les patates douces. On cultive aussi peu de sorgho, de soja et de maïs. Toutes ces cultures sont exploitées par quelques familles sur des étendues très réduites.  Il n’Il n’y a pas des arbres fruitiers sauf quelques avocatiers et orangers, mais les avocatiers sont pour le moment abattus dans le but de produire des braises. Il n’y a pas des plantes ornementales. A part la plantation de Gombo, quelques boisement d’eucalyptus et cyprès importés sont en pleine disparition dans le groupement de Walungu suite au déboisement sauvage en vue de produire les braises et surtout construire les cases pour les déplacés qui fuient l’insécurité dans les groupements voisins de celui de Walungu et même ceux d’autres territoires de Walungu. Certaines associations qui encadrent les agriculteurs notamment le Comité Anti Bwaki, l’ASOP, l’ADC, l’UDEFAR,… ont commencé à vulgariser depuis douze ans, quelques techniques culturales modernes, les semences et outils aratoires. Il s’agit de la lutte antiérosive, l’agroforesterie, la production des engrais par le compostage de déchets végétaux ainsi que les excréments des animaux, de drainage de marais, les cultures sur billons. Malheureusement ces techniques ne sont pas mises en pratique par la majorité des cultivateurs.

  1. Elevage

Le groupement de Walungu n’a pas de forêt ni assez de pâturages. D’où son cheptel domestique est réduit. Les paysans pratiquent sur les petites portions de terre non cultivées et parfois pas de fermiers dans cette contrée, les espèces sont les vaches locales, les chèvres, es poules, les porcs, les cobayes. Ils élevaient aussi les lapins mais depuis l’année 2011, il y a eu disparition suite à une épidémie.

  1. Pêche

La pêche est presqu’inexistante parce qu’elle est remarquable seulement chez une dizaine de personnes qui pratiquent la pisciculture mais qui ne sont pas identifiées. On trouve quelques étangs piscicoles dans les bas-fonds à Kigene, à Kagezi, à Kadako,….

  1. Commerce

Les activités commerciales se déroulent au centre commercial. Celui-ci va de la paroisse Sainte Bernadette de Walungu jusqu’au village Cibanda et quelque fois au village Cibarhama pour certaines journées. Ce centre est dirigé par un comité des commerçants et dépend administrativement de la Chefferie de Ngweshe qui a, à sa charge, la perception des taxes. Les institutions financières de l’Etat interviennent dans le cadre des services de contribution, de l’urbanisme et de l’environnement. Le grand marché de Mudwanga fonctionne tous les jours pour les paysans proches seulement du centre Walungu mais, en général, il fonctionne chaque dimanche pour les paysans provenant d’autres groupements voisins du groupement de Walungu.

  1. Artisanat et Industrie

Suite à la fermeture de certaines plantations des cultures industrielles qui utilisaient la population de Walungu come main d’œuvre, l’artisanat est pratiqué par bon nombre des gens en chômage. Les domaines retenus dans ce secteur sont les carrières des sables et des pierres, les briqueteries, la menuiserie, etc… Au centre commercial de Walungu, se trouvent installés des moulins de maïs et des maniocs privés et un autre qui a été financé par PNUD pour l’encadrement de la jeunesse démobilisée.

L’industrie n’a pas évolué par le fait que les planteurs des cultures industrielles ont mis leurs activités au ralenti vers les années 1990 et progressivement ils ont fermé leurs usines de transformation de quinquina, de thé,… tels les cas des plantations de Gombo, d’Irabata, de la Pharmakina,… mettant ainsi bon nombre de la population au chômage. Jusqu’à présent il n’y a pas d’innovation qui se manifeste dans ce domaine.

  1. Transport

Nous signalons la traversée de la route nationale N° 2 dans le groupement de Walungu. Cette route est d’une grande importance économique car elle assure la liaison entre la ville de Bukavu aux axes Mwenga-Kamituga-Kitutu et aux axes Shabunda-Kindu actuellement en voie de réhabilitation.  Cependant, à cause de la mauvaise structuration des parkings, une bonne partie de la population habitant les villages les plus reculés du groupement de Walungu éprouve des difficultés pour se rendre à Bukavu à partir du parking situé en face du petit Riviera à Walungu centre. Les mêmes difficultés s’observent quand il s’agit de quitter Bukavu en passant par le parking situé au pas à pas ou celui du Lycée Wima (dans la commune de Kadutu) par le manque de taxi surtout pour ce denier.

Les moyens de communication existent déjà notamment les Radios MAENDELEO et OKAPI qui sont suivis à Walungu. D’autres moyens sont en train d’être installés progressivement tels que les radios communautaires (par exemple la Radiotélévision Mulangane), les cybers cafés, a connexion au réseau internet, et des postes de phonies des services publics et privés.

II.1.5. ADDUCTION D’EAU DANS LE GROUPEMENT DE WALUNGU

Voici les bornes fontaines de certains villages dans le groupement de Walungu.

  • MUDUSA a 60 robinets privés et 9 robinets publics
  • CIBANDA a 50 robinets privés et 4 robinets publics
  • NSHESHA a 100 robinets privés et 8 robinets publics
  • KABIKWINJA a 41 robinets privés et 8 robinets publics
  • CIBARAMA a 41 robinets privés et 12 robinets publics
  • MAKWALE a 6 robinets privés et 1 robinet public
  • NYAKAHANDA a 5 robinets privés et 5 robinets publics
  • MALANGIRO a 9 robinets privés et 10 robinets publics
  • KIBIRIRA a 8 robinets privés et 3 robinets publics
  • CAGALA a 5 robinets privés et 2 robinets publics
  • NGANDO a 7 robinets privés et 4 robinets publics
  • CHAHI a 8 robinets privés et 5 robinets publics
  • BULWI a 2 robinets privés et 3 robinets publics
  • KAZIMO a 4 robinets privés et 15 robinets publics
  • NKUMBA a 8 robinets publics, dans ce village, aucun ménage n’a un robinet privé.

Les raccordements sont les robinets privés et publics ci-haut.

Parmi les services publics raccordés, nous avons dix-neuf écoles et institutions, cinq hôtels, quatre églises, trois centres de santé, trois communautés, une ferme (Bangenda) et un abattoir. L’eau est payée mais irrégulièrement[1].

II.2. APPORCHE METHODOLOGIQUE

Pour atteindre les abjects spécifiques assignés de ce travail tels que décrits plus haut en vue de contribuer à l’objectif général, nous  avons fait recours  à une méthodologie structurée de la manière suivante :

II.2.1. METHODES

II.2.1.1. Méthode analytique

Cette méthode consiste à décomposer les faits, les données lors de leur récolte sur le terrain afin d’avoir un schéma d’ensemble ou un résultat. Par cette méthode, nous sommes parvenus à relever les statistiques des quartiers les plus concernés par la pénurie d’eau potable dans le groupement de Walungu.  En plus la conséquence occasionnée par cette carence d’eau dans ce milieu.

II .2.1.2. Méthode descriptive

Elle a été utile pour décrire le groupement de Walungu sur le plan organisationnel d’approvisionnement en eau et l’observation participante à la lutte  contre la carence d’eau avec les quartiers concernées par cette situation.

II.2.1.3 Méthode comparative

Comparer c’est conforter deux éléments afin d’en dégager les ressemblances et les dissemblances. Il a été question dans cette étude de comparer les données épidémiologique ment le taux de prévalence, le taux des maladies d’origine hydrique et différents acteurs (ONG locales, nationales et internationales) intervenant en matière de santé dans le volet eau, hygiène et assainissement.

II.2.1.4. Méthode Statistique

Celle-ci nous a permis de récolter les données chiffrées quantifiées ; c’est-à-dire les données ayant trait à la pénurie visible d’eau potable dans le groupement de Walungu et surtout connaitre le nombre exacte des quartiers concernés par ce dernier.

 

II.2.2. TECHNIQUE

II.2.2.1. Technique documentaire

Les ouvrages, la consultation des sites internet, les rapports et divers documents nous ont aidés comme référence pour constituer ce travail de recherche, car il existe des prédécesseurs qui ont effectué des recherches dans les mêmes domaines, et dont les rapports ou les résultats ont enrichis les données de la présente recherche.

II.2.2.2.  Technique d’interview

Celle-ci nous a été importante à effectuer des échanges avec les responsables de services étatiques, les responsables des ONG, certains membres des ménages et les agents du Bureau de maintenance de MUHAMBWE pour recueillir leurs avis et opinions sur les questions que nous avons abordées.

II.2.2.3.  Technique d’observation directe

Nous avons recouru à cette technique par le fait qu’elle nous a aidés à visualiser le phénomène de pénurie d’eau potable dans le groupement de Walungu, observer les difficultés que traversent les gens des quartiers concernés par cette situation à la recherche d’eau potable.

II.2.2.4. Les questionnaire d’enquête

Pour récolter les avis des différents intervenants sur le problème de la pénurie d’eau potable  dans le groupement de Walungu, nous nous sommes servis d’un questionnaire pour recueillir les données primaires.

II.2.2.5. L’échantillonnage

 De part  cette technique, nous avons tiré un échantillonnage représentatif aléatoire de 90 habitants dans le groupement de Walungu.

[1] Rapport du bureau de maintenance de la source de MUHAMBWE de 2011.

Partager ce travail sur :