Arrow Table de matières
6546240
UNIVERSITE CATHOLIQUE DE BUKAVU
Présenté par NTAYITUNDA LUKANGA Bienfait
Pour l'obtention du diplôme de Graduat en sciences agronomiques

ETAT DE LIEU DE LA PRATIQUE DE LA FERTILISATION PAR LES PAYSANS DANS LE GROUPEMENT DE BURHALE

Publication : 03 Octobre 2017
Ce travail a été réalisé dans le groupement de Burhale en territoire de Walungu. Il s’est assigné pour objectif principal de faire un état de lieu de la pratique de la fertilisation par les paysans. Pour ce faire, une enquête a été organisée dans le milieu d’étude. Un questionnaire d’enquête a été soumis à cent     agriculteurs. Les résultats ont montré que les plus grandes contraintes rencontrées par les paysans dans l’agriculture sont, selon les enquêtés, la pauvreté du sol, les maladies des plantes et le manque d’engrais.  Très peu évoquent le problème de variétés ou d’érosion. Les cultures les plus pratiquées sont par ordre décroissant : le manioc et le haricot, la patate douce et le soja. Viennent ensuite la colocase, le chou, le soja, la pomme de terre et l’arachide. L’engrais organique est le fertilisant plus utilisé principalement pour la patate douce, le haricot, le manioc, la colocase, le maïs. Moins du tiers des paysans l’utilisent pour le chou, la pomme de terre, l’arachide et le soja. Les engrais minéraux sont quant à eux principalement utilisés pour le manioc, le haricot, le maïs et le soja.  Les engrais sont souvent appliqués une fois avant la plantation ou n’importe quand selon la disponibilité. Ils proviennent des compostières faites par les paysans eux-mêmes mais aussi de déchets ménagers et  de résidus des cultures. Certains paysans les obtiennent par don (souvent des ONGD) mais très rare sont ceux-là qui achètent les engrais dans des pharmacies vétérinaires. En ce qui concerne les engrais organiques, 41% des enquêtés  estiment que leur coût est abordable, 36% et 20% les estiment respectivement chers et très chers à cause des grandes quantités qu’il faut réunir  couplées au coût lié à leur transport, rares (3%) sont ceux-là qui estiment le coût faible. Quant aux engrais minéraux, presque la moitié des enquêtés les trouve chers, 37% les trouvent très chers. Seuls 17% les trouvent abordables. La majorité des enquêtés estiment bon (moyen)  les  rendements qu’ils obtiennent après fertilisation tout en avouant être buttés au problème de leur coût et de leur disponibilité mais aussi à la non maitrise des doses optimales à utiliser.

Année académique 2016

Partager ce travail sur :