Nous voici au terme de notre travail intitulé « impact du commerce transfrontalier des produits manufacturés sur le revenu des ménages de Kamanyola dans la filière sucre. »
Dont l’objectif était de vérifier les contributions de ce commerce sur les revenus de ménage des vendeurs. Pour atteindre l’objectif de ce travail, nous nous sommes posé les questions suivantes :
- Quelles sont les raisons expliquant la prolifération des activités de ce commerce ?
- Quelle est l’incidence du commerce transfrontalier des produits manufacturés sur le niveau de vie ?
- Quelles difficultés éprouve la population cible dans cette activité ?
Aux questions posées, les hypothèses suivantes ont été proposées:
- Plusieurs raisons expliqueraient la prolifération des activités de ce commerce à Kamanyola, entre autres, la non-satisfaction de besoins fondamentaux, les détériorations de facteur de production, le faible accès aux services sociaux de base.
- Le commerce aurait une incidence positive sur le revenu des ménages pour couvrir les besoins primaires comme l’alimentation, la scolarisation des enfants et la couverture des besoins médicaux, car ce revenu vient compléter le faible salaire du mari.
- Le commerce rencontrerait plusieurs difficultés, entre autre les tracasseries administratives, la variation du prix, la multiplicité des taxes.
Pour vérifier les hypothèses nous avons fait recours aux méthodes et techniques suivantes :
La méthode décrive, méthode comparative et la méthode statistique avec les techniques documentaire, d’observation, d’enquête et d’interview.
En effet ce travail a été constitué de 3 chapitres à part l’introduction et la conclusion.
- Le premier chapitre parlait sur les considérations générales où nous avons parlés de la revue de la littérature sur le commerce transfrontalier, les éléments du commerce extérieur, la balance commerciale, le chômage, le développement, le capital des commerçants, la taxation, la douane, le principe de détermination du prix de marché et l’élasticité de la demande.
- Dans le deuxième chapitre nous avons présenté le cadre d’étude, il s’agit notamment de la cité de Kamanyola et de l’analyse du marché du sucre. Pour ce qui est de la cité de Kamanyola nous avons parlé de la situation géographique, de son historique, de sa situation démographique et socio-économique.
- En fin le troisième chapitre est parti sur le cadre méthodologique et l’interprétation des résultats ou nous avons parlé de la population et de l’échantillon, du questionnaire, du dessillement de l’enquête et traitement des données. Nous avons analysés et interpréter la situation des exploitants avant cette activité, partant sur le revenu de ménage des vendeurs et nous avons constaté que le revenu provenant de cette activité est utilisé en grande partie pour des raisons de survie.
C’est ainsi que nous avons constaté que renverser le produits constitue la principale difficulté qu’éprouvent les vendeurs et de fixer le prix qui sera stable sur le marché constitue la plus importante solution pour redynamiser cette activité dans la cité de Kamanyola.
Apres récolte, analyse et interprétation des données nous avons abouti aux résultats suivants :
- Les facteurs explicatifs de l’émergence du commerce transfrontalier du sucre dans la cité de Kamanyola sont le manque d’emploi (chômage) soit 56%, la pauvreté soit 40%, l’exode rurale soit 2% et l’influence d’amis soit 2%.
- L’impact de cette activité est positif car ce revenu est utilisé pour les besoins alimentaires soit 40%, la scolarisation des enfants 50% et les soins médicaux 10%.
Avant l’activité les commerçants ne trouvaient pas de revenus. Pendant qu’ils ont commencé à exercer de telles activités ils commencent à améliorer leurs conditions de vie car ils trouvent quelques choses pour la satisfaction des besoins primaires.
Parmi les difficultés auxquelles se heurtent les vendeurs transfrontaliers de sucre, nous trouvons :
- les tracasseries Administratives représentent 20%,
- le manque de moyens financiers 10%,
- la variation du prix 50%,
- les taxes élevées 20%, et
- aucune personne n’a précisé autres raisons soit 0%.
A partir de ces résultats, toutes nos hypothèses sont confirmées. Ainsi, nous ne prétendrons pas avoir réalisé un travail complet. L’étude que nous venons de mener n’a pas passé en revue toutes les facettes du commerce transfrontalier du sucre, ni de celles de la cité de Kamanyola, mais plutôt c’est comme une goutte cette face à l’océan de sujet que l’on peut étudier pour améliorer la vie de notre communauté. C’est pourquoi nous invitons tout le lecteur et chercheur de ne pas nous prendre rigueur mais plutôt de mener aussi une investigation pour apporter un coup de main à la science en traitant d’autres questions qui n’ont pas fait l’objet de notre analyse comme par exemple l’analyse de la rentabilité du commerce transfrontalier des produits manufacturés dans la cité de KAMANYOLA.
RECOMMANDATIONS
- A L’ETAT CONGOLAIS
- De réduire le coût de transport élevé,
- De régulariser le politique commercial,
- De ne pas asphyxier les petits commerçants par une multitude des taxes interprovinciales,
- De supprimer les barrières non physiques qui englobent entre autres les tracasseries et la multiplicité des taxes sur les routes,
- De stabiliser les prix sur le marché transfrontalier.
- AUX COMMERCANTS
- De faire de réserves sous forme de ristournes pour parvenir à couvrir les pertes prochaines ou d’autres charges.
- De créer l’association qui leur permettra de ne pas fixer le prix arbitrairement sans prendre en compte le frais d’achat ainsi que les frais accessoires d’achat et d’autres charges éventuelles.