Table de matières
Dans ce chapitre, il sera question de présenter notre cadre d’étude c’est-à-dire le milieu où nous avons porté notre étude qui est la cite de Kamanyola et l’analyse du marché de sucre dans la cité. Pour ce qui est de la présentation de la cité de Kamanyola, nous abordons la situation géographique, suivie de l’historique, de la démographie et de l’économie.
La présente étude a été menée dans le Territoire de WALUNGU précisément dans le groupement KAMANYOLA. Le site a été choisi principalement en fonction de leur altitude de manière un gradient d’électron et secondairement, car étant les centres des grandes productions du sucre.
KAMANYOLA fait partie intégrante de groupement de KAMANYOLA situé dans la collectivité chefferie de NGWESHE, Territoire de WALUNGU, Province du Sud-Kivu en RDC et fait partie de la plaine de RUZIZI. Il s’étend sur une superficie de 7,8km2et se trouve à la frontière du Rwanda c’est au sud de la ville de Bukavu que se localise le groupement de KAMANYOLA situé entre 20ode la longitude est de2024 min sud à une altitude de 1000 à 1200m au niveau le plus élevé. Il est limité
Le climat de KAMANYOLA est semi-aride et connait 2 grandes saisons à savoir :
La végétation est du type savane herbeuse et savane boisée mais est victime d’innombrables actions entropiques nuisibles telles que le boisement excessif et le feu de brousse qui l’ont sérieusement dégradé (Inspection Régionale de l’Agriculture/Zone de WALUNGU).
Le sol est diversifié et se différencie d’une localité à une autre comme suit :
L’hydrographie est dominée par la rivière Ruzizi, mais KAMANYOLA est un cas particulier qui compte un nombre suffisant de cours d’eau dont :
Etant l’un de 16 groupements qui constituent la chefferie de Ngweshe et dont à titre exemplatif nous pouvons citer ; Ikoma, Ndaba,Karhongo, Nyangezi, Kaniola, Tubimbi,Lusiga, Lubona, Mushinga, etc. Ce groupement est composé d’un et seul groupement et son adresse est statique.
Ce groupement est dirigé par 5 personnes. Un chef de groupement, un agent recenseur, un agent de l’ordre de police et deux taxateurs.
Le groupement Kamanyola est géré administrativement par un Chef de Poste d’Encadrement Administratif de la collectivité-chefferie de Ngweshe et y exerce ses fonctions entant que représentant de l’autorité politico-administrative de l’Etat Congolais.
Le groupement de Kamanyola comme signalé ci-haut, est une entité décentralisée. Cette centralisation s’effectue en 14 localités ou villages qui le composent. Parmi les quels on peut citer : kaboya,kayange , kashenyi, rubumba,kambara, irhohero,etc.
b.Domaine coutumier
Les successeurs de Kamanyola ont un pouvoir coutumier très contesté par la population.
Ils incarnent donc le pouvoir du Mwami Ngweshe, A la tête nous avons un Chef de Groupement qui s’appelle CHUBAKA MIGABO Peuple qui, à son tour est assisté par un secrétaire et ses conseillers.
Dans chaque village, il ya un chef de localité ou notable appelé MURHAMBO assisté à son tour par un chef d’avenue communément appelé 10 maisons.
Le groupement de Kamanyola compte plusieurs tribunaux, les tribunaux des ONG (ex : clinique juridique) et ceux du groupement.
L’élevage et l’agriculture forment la principale activité de la population de Kamanyola. Dans la majorité de groupements de la Province du Sud-Kivu, ces deux domaines constituent la base de l’économie mais sont particulièrement traditionnels :
Elle est l’activité primordiale du secteur primaire dans le pays envoie de développement ; le groupement de Kamanyola étant dans un pays envoie de développement ; il est habité de plus de 85% d’agriculteurs. (BYAMUNGU.NG 2013, P20)
On y pratique surtout des cultures vivrières qui sont : le sorgho, maïs, manioc, haricot. oignons. Ces cultures sont pratiquées pendant deux saisons successives : A et B exceptée la culture industrielle du coton dont le cycle végétatif est environ six mois de toutes ces cultures, les cultures des tomates, maniocs, maïs, haricots, oignons sont les plus préférées grâce à leurs revenus surélevés et très consommées par la population locale en particulier et celle de la Province en générale.
Les animaux sont plus élèves dans différentes localités ; l’élevage agricole du type familial est envisagé par beaucoup des familles mais les problèmes d’alimentation et santé des animaux sont remarqués suite au manque des structures organisées pour appuyer cet élevage. On y pratique l’élevage en stabulation libre mais vers le mois de juin, les éleveurs de bovin et de caprins font transhumance (BYAMUNGU NG ; op.cit.)
Parmi les espèces élevées, nous citons :
Les autres activités exercées par la population du groupement de Kamanyola, on peut citer : la forgerie, la menuiserie, la peinture, etc.
En ce qui concerne le commerce, les échanges des biens et services se déroulent dans la plupart de cas ; au marché sous forme des transactions commerciales, manufacturées. La population de Kamanyola fait aussi bien ses transactions avec les milieux voisins comme Bugarama dans la préfecture de Cyangugu au Rwanda, Rugombo dans la préfecture de Cibitoke au Burundi ; à Luvungi groupement d’Itara, chefferie de Bafuliru dans le Territoire d’Uvira, Lubarika, Sange, Kiringye, ville de Bukavu, etc.
Le marché de Kamanyola est situé dans le groupement de Kamanyola, chefferie de Ngweshe, en Territoire de Walungu, Province du Sud-Kivu, en République Démocratique du Congo, sur la Route Nationale no5 qui passe de Bukavu-Uvira (plaine de Ruzizi).
Il y a une seule voie d’entrée à Kamanyola, c’est la voie routière pour y arriver en quittant Bukavu, on passe par la route n05 de Ngomo avec un trajet de 60km ou en passant par le Rwanda dans la préfecture de Cyangugu à un trajet de 45km et en quittant Uvira on passe par la route macadamisée de la plaine de Ruzizi.
Le transport est fréquentable par voie terrestre au moyen : motos, vélos.
La population de Kamanyola est informée ou communique à travers des chaines de media locales, deux medias jouent ce rôle il s’agit de la radio communautaire flash FM et de la radio communautaire Kamanyola(RCK). On y trouve en fin deux réseaux téléphoniques qui sont : Vodacom et Air tel (ex Zain)
Quant aux opérations d’identification effectuées en 2009, elles montrent que le groupement de Kamanyola compte environ 48.305 habitants avec une densité de 208 habitants par km2 dont les femmes et les enfants sont majoritaires soit 3/4 de la population.
Le groupement de Kamanyola est constitué par 14 localités dirigées chacune par un chef de localité et toutes sont contrôlées à leur tours par un chef de groupement appelé au nom de CHUBAKA MIGABO Peuple.
Tableau n02 : Répartition de la population selon les localités
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N° |
LOCALITE |
NOMS DU CHEF |
TOTAL/HAB |
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01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11 12 13 14 |
Kashenyi Busama Kambara Rugenge Kaboya Irohero Kayange Nyarubale Rubumba Kafunda Bugano Mishimumu Magana Ihindiro |
Bishikwabo Kaduguru Nkingi Kazingufu Mwongozi Mparanyi Rwanga Omar Rwangano Bitendere Kafandare Sendeke Sogoti Nabuhuka Masumbuko Mabangwa Murhola Kalikherha Ntabashwa Jacques Kahanvu Mandevu Mwangaza Ntabonera Sabuni Mushamalira Nyarukemba Katangala T O T A L |
3.641 7.478 3.340 1.766 436 1.224 5.536 1.345 7.930 190 977 679 6.814 2.149 48.305 |
Source : Bureau de Poste d’Encadrement d’Etat de Kamanyola
Ce groupement regorge beaucoup d’associations opérationnelles dans le cadre de développement. Il regroupe 14 associations. Leurs directions générales sont à Bukavu.
Le groupement de Kamanyola compte des institutions sanitaires étatiques et privées. Les conditions sanitaires ainsi que leur assainissement ont été améliorés dans quelques-unes, grâce à l’appui financier et matériel des ONG humanitaires.
Parmi ces institutions sanitaires, nous pouvons citer :
Le christianisme est importé à Kamanyola depuis l’arrivée de Pères Blancs ou Missionnaires d’Afrique restaient d’abord installer à Luvungi pour regagner Kamanyola après. Dans ce groupement deux églises catholique et protestante y sont et occupent une majorité de la population. A cet effet, une église orthodoxe y est installée ici récemment (pas plus de 5ans).
Il existe aussi l’église musulmane, nzambemalamu, assemblée chrétienne de Kamanyola, église de dieu et victorychurch.
Le football est la principale activité sportive de Kamanyola, bien qu’il y existe également quelque club amateur de karaté, box, ainsi que le basketball.
La paroisse mater ecclésia encadre les jeunes, surtout pendant la saison sèche en organisant des tournois des matchs de football. Ces jeux de sports sont souvent effectués sur le terrain de MULENGEZI et la finale au stade de NYAKAVOGO. Le sport serait à un niveau très élevé grâce aux talents humains malheureusement et surtout le manque de sponsors fait régresser ce secteur. Pour ce qui est des autres types des loisirs, on peut citer la présence des CINES VIDEOS.MUSIQUES organisées par les jeunes appelés «WASANI » autours des églises locales et environnantes, des danses traditionnelles etc.
La pisciculture est parmi les activités génératrices de revenus qui jouent un rôle important dans l’amélioration des conditions de vie socio-économiques de la population. Elle se pratique à coté de la rivière RUZIZI, dans les localités (Ishindiro et Irohero) près de la limite naturelle entre le Rwanda, le Burundi et de la RD Congo. On y compte actuellement un bon nombre d’étangs piscicole appartenant à des personnes privées et des personnes format des associations.
Pendant nos investigations, nous avons pu remarquer que le marché de Kamanyola reçoit les produits agricoles en provenance de Bugarama, Rugombo, Lubarika, Luvungi et d’autres produits localement.
Les produits agricoles vendus dans le marché sont surtout des denrées alimentaires composées des denrées alimentaires d’origines agricoles et de la pèche. Dans ce marché les denrées alimentaires d’origines agricoles sont des produits consommables. Néanmoins, ces produits commerciaux dans ce marché sont taxés à chaque entrée du marché.
Enfin voici la liste non-exhaustive des produits de l’agriculture dans le marché :
Ce marché est sans contrainte, premier importateur des ananas, ils sont importés dans le pays voisin (Rwanda) dans la préfecture de Cyangugu précisément à Bugarama, Nyakabuye, Muganza. Comme ce groupement s’étend sur la route nationale no5, même les passagers qui pratiquent Bukavu-Uvira, Uvira-Bukavu achètent aussi ces produits, nous pouvons sans crainte donner la moyenne qui est d’environ 5.000 ananas par semaine. Ce produit est préféré par sa qualité digestive et par le fait qu’un consommateur ne peut pas être affecté par la fièvre typhoïde et à moindre utilité pour la fabrication de boisson locale communément appelé «jus de tambawichare» d’origine Burundaise.
Avant 2004, ce produit prédominait sur le marché mais, suite à la mosaïque appelée BUTUKU, il a perdu sa prédominance pendant 6ans (2010). Grace à l’assistance des organisations non gouvernementales humanitaires, ce produit occupe actuellement au moins de 45% dans ce marché. Ce produit est taxé à l’entrée au marché. Actuellement Kamanyola parvient à exporter le manioc au Rwanda, au Burundi, et les milieux de la plaine de Ruzizi, en moyenne 50 sacs traversent le Rwanda, 30 sacs dans la plaine de la RUZIZI et 25 sacs au Burundi.
La moyenne des moyennes sera égale EM = 50+30+25 = 35
I 3
Elles sont de cultures de base à la fabrication de la boisson traditionnelle appelée « kasiksi » consommée localement. Suite toujours à la mosaïque, cette culture a une dépréciation dépassant 50% de sa production dans le temps. Les bananes consommées actuellement dans ce marché sont importées en provenance de hauts plateaux du Territoire d’Uvira dans le groupement d’Itara/Luvungi (Muhungu, Bwigala, Lubarikaetc.) Les sortes qu’on retrouve dans ce marché sont :
Elles sont consommées et vendues dans ce marché. Mais elles sont importées au Rwanda en grande quantité en moyenne 75% et de Sange en moyenne pour le reste.
Le marché de Kamanyola est gonflé par ce produit amené par la population paysanne pendant la période culturale (mois de septembre jusqu’en mai voir même août) ce groupement exporte ces haricots surtout que cette culture est commerçable, tous les besoins y sont satisfaits.
Néanmoins, pendant la période de semence, compte tenu des multiples besoins résolus par les haricots alors en cette période ce groupement importe ces produits au Rwanda et à Uvira.
Etant un produit à double usage, pour la population paysanne du fait qu’il est utilisé comme condiment à mettre dans les légumes surtout et pour le thé ce produit n’est pas abondant et est encore nouveau en ce groupement. Ce produit est importé dans certaines provinces du Rwanda et du Burundi.
Un produit industriel, ce produit est consommé localement. Ce groupement exporte ce produit à Bukavu et surtout l’axe Uvira-Kalemie ; étant un produit de richesse il n’est pas pratiqué par les attendues pauvres du village. Pendant la période culturale, elles ont un prix très moins abordable au besoin ou elles sont jetées comme elles sont pourrissables. Pendant la période sèche celles-ci sont importées au niveau du Rwanda et du Burundi.
Avant 2004, ce produit était seulement réservé à la vente pour subvenir aux besoins de ménages, mais depuis que les maniocs ont été attaqués par la mosaïque, les maïs substituent et prennent toujours l’ampleur. Nous exportons pendant la saison culturale et importons pendant la saison sèche.
Ces produits ont disparu dans le groupement, mais les patates douces et sorgho sont en voie de disparition. Le marché de Kamanyola reçoit ces produits au moyen d’importation au niveau des environnants Kamanyola.
Ces produits sont abandonnés du fait que la population les accorde peu d’importance sous prétexte qu’ils ne sont pas économiques. Mais consommés après importations en provenance de la plaine de Ruzizi et au Rwanda.
Culture récente dans ce groupement, actuellement cette culture est aimée parla population compte tenu de son caractère économique qu’elle à découvert. Les oignons sont produits, consommés et exportés pendant la période culturale et sont en contre direction importés pendant la période sèche (saison sèche).
Dans cette partie, nous allons montrer les différents animaux domestique commercialisés dans ce marché frontalier, il s’agit de :
Les commerçants sous paysans voulant vendre leur bête sont tenus de passer prendre un certificatif attestant que l’animal leur appartient auprès du chef de localité.
Ces produits sont importés à 100% car le groupement de Kamanyola n’a aucune usine de transformation. Les importations proviennent de divers milieux notamment : Bukavu, Goma, Rwanda, Burundi, Ouganda, Tanzanie, Kalemie, etc. Ils sont surtout des articles ou divers, habits (pagnes, chemises, pantalons etc.), tôles, souliers dames et chaussures, les produits pharmaceutiques et ces produits différent selon le prix.
Ces produits prennent deux orientations, celle qui est locale et l’autre provenant d’Uvira,Kalemie, Moba via Uvira.
Les poissons sont produits localement par la pratique des étangs picoles, on a détaillé même les structures qui s’en occupent à la page ou au titre portant étangs à son sous-titre portant organisation des activités. Cette production couvre jusqu’à 30% de la consommation locale.
Ce groupement est importateur de ces produits en provenance d’Uvira, Kalemie, Moba, qui couvre 70% de la consommation totale. Etant donné que le vendredi est une journée du grand marché dans ce groupement, ces produits n’y manquent jamais, voire même les jours ordinaires.
Conclusion partielle
Ce chapitre a consisté à présenter le cadre d’étude de notre recherche. Il s’agit notamment de la cité de Kamanyola. Pour ce qui concerne la cité de Kamanyola, nous avons parlé de sa situation géographique, de son historique, de sa situation démographique et de sa situation socio- économique.