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CHAPITRE III: ANALYSE ET INTERPRETATION DES RESULTATS

III.1. Répartition de l’échantillon d’enquête

Notre échantillon a été déterminé de manière raisonnée comme c’est bien dit dans la méthodologie. Ainsi il était convenu de prendre 70 % de tous les membres  des associations accompagnées par le CIALCA à Burhale t c’est alors que notre échantillon a été déterminé de cette manière :

  =102,2 membres soit 102 responsables des ménages, les tableaux ci-après représentent leur répartition.

Tableau n°1 : Répartition des enquêtés selon le sexe :

Catégorie (Sexe)

Effectifs

Pourcentage

Masculin

56

54,90

Féminin

46

45,09

Total

102

99,99

Sources : Enquêtes effectuées en Mars et Avril 2013

Ce tableau retrace la répartition des enquêtés selon le sexe et celui-ci montre que 56,90% de ceux-ci sont des hommes et 45,09% sont des femmes, une situation qui montre que la plupart des membres des associations accompagnés par le CIALCA à Burhale est dominé par les hommes car les hommes sont ceux qui s’intéressent beaucoup plus de tout ce qui concerne les activités dans les associations de développement plus que les femmes. 

Tableau n°2 : Répartition des enquêtés selon l’Etat civil    

Etat-civil

Effectifs

Pourcentage

Marié

77

75,4

Célibataire

5

4,9

Veuf (ve)

20

19,6

Divorcé

0

0

Total

102

99,99

Sources : Enquêtes effectuées en Mars et Avril 2013

Selon les résultats repris dans ce tableau, il ressort que la majorité des personnes que nous avons enquêtés dans le groupement de Burhale sont des personnes mariées soit un pourcentage de 75,4% ; 19,6% sont des célibataires et donc des jeunes filles et des jeunes garçons ; les veufs et veuves et représentent un pourcentage de 4,9% tandis que selon ces résultats il se remarque qu’il n’y a pas de divorcés dans notre échantillon d’enquête. 

III.2. Caractéristiques socio-économiques des ménages                       

     
     
     
     
     

Au vu des résultats de cette figure, il se remarque que 64,7% des ménages enquêtés habitaient dans des maisons en pisé en tôle ; 33,33%  habitaient dans des maisons en planche et en tôle et seulement 1,9% des enquêtés habitaient dans des maisons en dur avant l’adoption des technologies de la GIFS.  

     
     
     
     
     

Les résultats repris dans cette figure montrent clairement que le statut de l’habitat est amélioré.

Les ménages bénéficiaires des actions de la GIFS ont amélioré leur habitat en passant de 64,7% à 45,06% pour ceux qui habitaient les maisons en pisé et en tôle ; de 33,33 à 51,96% pour ceux qui habitaient les maisons en planche et en tôle, néanmoins ceux qui habitaient les maisons en dur sont restés 2,9% des enquêtés.  

Il ressort de ces deux graphiques concernant le type d’habitat que les ménages qui ont adopté les technologies de la GIFS ont amélioré leur type d’habitat

III.3. Évolution des conditions socio-économiques

La lecture des résultats de cette figure montre que 95% des ménages bénéficiaires des technologies de la GIFS enquêtés ont accès aux soins de santé primaires néanmoins un pourcentage de 4,9% restent avec des difficultés daccéder aux soins de santé primaires. 

72,5% des ménages qui ont été enquêtés ont dit qu’ils arrivent à couvrir les frais scolaires de leurs enfants depuis qu’ils ont reçu les technologies de la GIFS mais malheureusement 27,4% des enquêtés ont dit qu’ils ne parviennent pas jusque là à couvrir tous les frais scolaires des enfants sans qu’il n’y ait une quelconque subvention provenant de quelque part, parmi ces 27,4% nous retrouvons également les ménages dans lequel il n’y a pas d’enfants en âge scolaire.
  

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

La figure ci-haut montre la situation concernant la possession des champs cultivés par les bénéficiaires de la GIFS avant l’adoption de celle-ci.

Ils sont de l’ordre de :

22,54%  ont 1 à 2 champs cultivés ;

39,21% possèdent entre 2 à 3 champs cultivés ;

21,56% ont entre 3 à 5 champs cultivés et enfin

16,66%  ont plus de 5 champs cultivés tout ceci avant l’adoption des technologies de la GIFS.

     
     
     
     
     
     

Cette figure retrace la même situation mais alors

après l’adoption des technologies de la GIFS.  

On constate en fin de compte que les ménages bénéficiaires de la GIFS ne se sont pas procuré un champ de plus sur leur ferme.

Ceci ne prouve pas d’autant plus qu’ils soient satisfaits totalement avec le nombre des champs qu’ils possèdent ; selon leurs dire, les revenus qu’ils ont ne leur permet pas d’acheter un champ de plus et donc le nombre des champs pour ceux-ci sont restés les mêmes avant comme pendant la GIFS.

     
     
     
     
     
     
     
     
     

Les résultats de cette figure montrent que 22,546% des enquêtés  n’ont pas d’animaux qu’ils élèvent chez eux ; 9,8% ont un seul animal qu’ils élèvent ; 41,17% en ont deux; 9,8 % possèdent 4 animaux élevés ; 0,98% des enquêtés  avec 5 animaux et 2,94% ont plus de 5aniamux qu’ils élèvent chez eux.   

Cette figure montre que pendant la GIFS, 10,2% des ménages n’ont pas d’animal domestique ; que 13,2% ont un animal ; 41,1% ont 2 animaux domestiques ; 12,2% ont 3 animaux domestiques ; 14,2% ont 4 animaux domestiques ; 4% ont 5 animaux domestiques et enfin 9,1% ont plus de 5 animaux domestiques.

Notons que cette situation s’est améliorée comparativement à la situation avant GIFS, ce qui est une innovation.    

Cette figure telle qu’elle apparait montre que lors de la saison culturale précédant la mise en pratique des technologies de la GIFS, 45,7% des ménages enquêtés ont dit avoir eu une production de 100kg ; 22,3% ont eu autour de 150kg ; 19,1% ont produit 200kg ; 12,7% ont eu une production autour de 150kg de manioc tandis qu’aucun ménage n’a dit qu’il aurait produit plus de 250kg de manioc avant la GIFS.  

La figure ci-haut montre que pendant la GIFS il y a eu 13,5% des ménages qui ont eu une production de 150 kg ; 23,8% ont produit 200kg ; 28,1% ont produit 250kg, 30,4% sont arrivés à une production autour de 300kg, une situation qu’ils n’avaient pas vécue avant la GIFS et enfin 4% ont dit avoir eu autour de 350kg de manioc tandis qu’aucun ménage n’a affirmé avoir eu autour de 400kg. Il y a quand même un écart entre la production du manioc avant la GIFS et pendant la GIFS du fait que lors de la GIFS la production a augmenté.  

     
     
     
     
 
       
     
     
     
     
     
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
     

De

cette figure, il se remarque qu’un pourcentage de 76,47 ont produit autour de 1OOkg de maïs 3,92% ont produit autour de 150kg de maïs et 19,60% affirment avoir produit autour de 200kg de maïs au cours de la saison culturale avant l’adoption des technologies de la GIFS.

La figure ci-dessus représente la production du maïs pendant la GIFS où 3% ont produit autour de 200kg ;7,3% avec une production de 250kg ; 12% ont eu autour de 300kg ; 44,1% ont produit 350kg ; 13 % ayant produit autour de 400kg et enfin 20,4% ont eu à réaliser une production de plus de 450kg de maïs lors de la saison précédente après avoir adopté les technologies de la GIFS. A l’œil nu, une amélioration se fait voir par rapport à la situation précédente (avant GIFS).

       
       
       
       
       
         
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       

L’observation de cette figure donne à première vue l’impression que 26,47% des ménages que nous avons enquêtés ont produit plus de 200kg de patates douces la saison culturale passée ; 47,05% ont produit plus de 250kg et enfin 26,47 ont produit plus de 300 kg de patate douce lors de la saison culturale. Notons que ces nombres qu’ils ont donné sont des estimations car disent-ils qu’ils récoltent les patates douces à temps voulu selon qu’il s’agit du besoin de vendre ou de consommer, ils estiment également que la production des patates douces n’a pas changée, elle est restée presque la même avant comme pendant la GIS.  

       
       
     
     

L’analyse des résultats présentés dans cette figure montre que 81,37% ont affirmé que la grande partie de leur production soit le 100 est destinée à la consommation dans leurs ménages ; mais ceux-ci affirment qu’ils se retrouvent dans une situation où ils vendent une partie des patates douces et de maïs car ces deux produits se récoltent avec de bons rendements de temps en temps, et 19,62% ont affirmé qu’ils destinent au moins 40 % de leur production à la vente.

     
     
     
     
     
     

Cette figure montre la situation alimentaire dans les ménages enquêtés, il en ressert  qu’avant la GIFS, 12,7% des ménages mangeaient 1 fois par jour, 63,7% affirment qu’ils mangeaient 2 fois par jour et seulement 23,5% ont affirmé qu’ils mangeaient 3 fois par jour soit la situation idéale et enfin aucun ménage ne nous a dit avoir un jour mangé plus de 3 fois.

      

     
     
     
     
     
     

L’observation de cette figure révèle que 4,9% des ménages enquêtés affirment qu’ils mangent 1 fois par jour ; 64,7% disent également qu’ils mangent 2 fois par jour et enfin 30,39% mangent 3 fois par jour. Affirmons quand même que par rapport à la situation de départ (avant la GIFS), les ménages ont amélioré leur situation alimentaire du fait que les pourcentages de ceux qui parviennent à manger 2 à 3 fois par jour ont augmenté.    

     
     
     
     
     
     

Le figure ci-dessus montre que 18,62% des ménages avaient un revenu hebdomadaire estimé à 2$ ; 13,72% avec un revenu hebdomadaire de 5$ ; 3,9%  de 66,66% des ménages ont eu du mal à estimer ce qu’ils gageaient hebdomadairement avant l’adoption des technologies de la GIFS. Il est à noter que ces chiffres donnés par nos enquêtés pour signifier leurs revenus hebdomadaires ne sont que des estimations faites par eux-mêmes.    

     
     
     
     
     
     
     

Ces résultats montrent que 30,39% des ménages enquêtés ont un revenu hebdomadaire de 2$ ;  42,15% ont un revenu hebdomadaire de 5$ ; 8,82% ont un revenu de 10$ par semaine ;  2,92% ont un revenu estimé à plus de 10$ et au bas de l’échelle viennent  9,8% des ménages qui ne savent pas estimer leur revenu hebdomadaire.

Notons encore une fois que ces chiffres donnés par nos enquêtés pour signifier leurs revenus hebdomadaires ne sont que des estimations faites par eux-mêmes. Cette figure montre également qu’il y a eu augmentation du revenu dans les ménages.  

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

Partant de la situation alimentaire dans les ménages enquêtés, il se constate en regardant cette figure que tous les enquêtés soit 100% ont dit avoir dans leurs ménages une bonne situation alimentaire à ce jour ; mais n’ont pas manqué de signaler que la situation alimentaire risque de dégénérer une fois leurs propositions pour améliorer la sécurité alimentaire dans leurs ménages ne sont pas prises en compte par les différents organisations avec lesquelles ils travaillaient.

Tableau n°3 : Dépenses des ménages avant ladoption de la GIFS

Dépenses

Effectifs

Pourcentage

Alimentation, Scolarisation,  Soins médicaux, Habillement

92

90,19

Autres besoins

8

7,84

Total

102

100

Ces résultats laissent voir que la majorité des ménages enquêtés soit  90,2% dépensent leur argent dans l’alimentation, la scolarisation, à payer les soins médicaux des membres du ménage et à payer les habits  des membres de leurs ménages; en plus de ceux-ci 9,8% disent  qu’en plus des besoins ci-haut cités ils arrivent à engager d’autres dépenses de l’ordre des contributions aux cérémonies dans leurs familles respectives, des aides en cas de nécessité aux autres, ces ménages  représentent un pourcentage de 9,8%.

Tableau n°4 : Dépenses des ménages après ladoption de la GIFS

Dépenses

Effectifs

Pourcentage

Alimentation, Scolarisation,  Soins médicaux, Habillement

92

90,2

Autres besoins

10

9,8

Total

102

100

Ce tableau retrace la même situation, mais un plus  vient s’y ajouter du fait que  tous les ménages enquêtés ont révélé que la manière dont les besoins étaient satisfaits avant l’adoption de la GIFS a changé comparativement à aujourd’hui.

III.3. Appréciations des technologies de la GIFS par les ménages bénéficiaires

Tableau n°5 : Avantages de la GIFS pour les ménages bénéficiaires

 Avantages

Effectifs

Pourcentage

Technologies apportées (semis en lignes, LAE,…)  et Sécurisation de l’alimentation

102

100

Total

102

100

Ce tableau montre pour les bénéficiaires des actions de la GIFS ce qu’ils ont vu comme avantages de celle-ci ; ils citent entre autres les technologies apportées (le semis en lignes, l’usage des engrais chimiques et organiques, l’usage des engrais organiques et surtout le fumier de ferme, l’usage des semences améliorées et la lutte antiérosive) et la sécurisation de l’alimentation pour les  ménages bénéficiaires.

Tableau n°6 : Propositions des bénéficiaires pour améliorer la sécurité alimentaire dans leurs ménages

Propositions

Effectifs

Pourcentage

Octroi des géniteurs pour pouvoir accéder au fumier et

Octroi des intrants agricoles et semences

102

100

Total

102

100

100% de nos enquêtés nous sont dit que pour sécuriser l’alimentation de leurs ménages ils ont besoin des géniteurs  pour qu’ils aient accès au fumier de ferme pour fertiliser leurs champs du fait que les kiosques dans lesquels ils s’approvisionnaient  localement ne sont plus opérationnels ; ils ont également suggéré aux ONG partenaires de leurs associations de leur octroyer des intrants agricoles et des semences comme celles-ci le faisaient au début.        

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