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CHAP II MILIEU D'ETUDE ET APPROCHE METHODOLOGIQUE

II.1. PRESENTATION MONOGRAPHIQUE DU GROUPEMENT DE BURHALE

II.1.1.  Aspects physiques

Le groupement de Burhale est l’un des 16 groupements que compte la collectivité chefferie de Ngweshe, territoire de Walungu, en Province du Sud-Kivu en République Démocratique du Congo.

Situé à environ 55 kilomètres de la ville de Bukavu vers le Sud, le groupement de Burhale compte 49 localités.

Il est limité :

  • Au Nord par la le groupement de Walungu ;
  • Au Sud par le groupement de Mulamba ;
  • A l’Est par la rivière Nkombo, le groupement de Nduba et celui de Lubona
  • A l’Ouest par le groupement de Mulamba.

Ce groupement a une superficie estimée à environ 94,8km² et une altitude moyenne de 1650m.

II.1.1.1. Relief

Le relief du groupement de Burhale est généralement montagneux. Les chaines des collines dominent dans le milieu avec un relief accidenté en partie marécageux et entouré de plusieurs collines aux sommets plus ou moins élevés et des marais dont Ibere et bien d’autres. Ils ne sont pas drainés pour la plupart.

II.1.1.2. Le climat

Pour le climat, le groupement de Burhale subit des phénomènes climatiques suivants :

  • Les précipitations moyennes de 1376,1 mm avec plus ou moins 138 jours de pluies par an ;
  • Il bénéficie d’une sécheresse et humidité d’air de 19,2° et 16,8° ;
  • Une saison de pluies : allant du mois de Septembre jusqu’au mois de Mai ;
  • Une saison sèche : de Juin jusqu’en Août ;
    • La température y augmente et diminue régulièrement avec l’altitude (Jacques SANGINGA, 1995).

II.1.1.3. La végétation 

La végétation du groupement de Burhale est formée de :

  • Des espèces arborescentes ;
  • Des savanes et des brousses.

Ces espèces arborescentes sont entre autres :

  • Des forêts appartenant à des personnes privées ;
  • Des plantations d’arbres appartenant à des sociétés ;
  • Des plantations d’arbres appartenant à l’Etat.

Celles-ci renferment diverses espèces d’arbres telles que les eucalyptus, le cyprès, le quinquina, le grévillea  et bien d’autres.

II.1.1.4. Hydrographie

Le groupement de Burhale est traversé par 4 rivières dont Kajugu, Cishabi, Nyamihombo et Nkaraju sur celles-ci s’ajoutent deux grandes rivières où ces dernières se jettent.

L’une se trouve à l’Est, elle sépare le groupement de Burhale à celui de Nduba et de Lubona. C’est la rivière Nkombo. L’autre le sépare du groupement de Mulamba vers l’Ouest, c’est la rivière Nshesha.

II.1.1.5. Le sol

Les sols du groupement de Burhale sont argileux dans les marais, par contre ceux qui ne sont pas du marais sont sablonneux ou en calcaire. Les sols des montagnes ont une couleur plus ou moins rougeâtre ou jaune avec visiblement une faible teneur en humus. Étant donné leur texture, ces sols accusent de l’infertilité.

Les sols montagneux sont actuellement pauvres à cause de leur surexploitation, du lessivage de l’érosion dont ils sont victimes.

II.1.2.  Aspects démographiques

Le groupement de Burhale est occupé par les Bashi qui constituent la majorité de la population avec une minorité des Barega. La population de ce groupement est estimée à 36.954 habitants. Signalons que le taux de natalité élevé modifie du jour au lendemain l’effectif de la population de Burhale. Toutefois, l’exode rural fait que certaines personnes de Burhale vont s’installer en ville suite notamment à l’insécurité et aux mauvaises conditions de vie de la population dudit milieu.

            Outre cette situation, les jeunes surtout ceux qui ne sont pas scolarisés et les jeunes papa se rendent dans différents carrés miniers à la recherche des minerais en vue de leur prise en charge et celle de leurs familles.

II.1.3. Aspect politico-administratif

Sur le plan politique et administratif, le groupement de Burhale est dirigé par une autorité coutumière nommée par le Mwami qui est le chef de la collectivité chefferie de Ngweshe.

II.1.4. Aspects économiques

II.1.4.1. LAgriculture

Elle est l’activité principale pratiquée par la population du groupement de Burhale, les récoltes de cette dernière constituent l’alimentation pour la survie des ménages de ce groupement.  Notons toutefois que l’agriculture connait de sérieux problèmes à Burhale suite notamment à l’infertilité des sols, aux érosions et au changement climatique, et ceci fait que les produits de la récolte ne suffisent plus pour les besoins alimentaires de la population du groupement.

Quelques cultures couramment pratiquées par la population du groupement de Burhale :

-          La patate douce ;

-          Le soja

-          Le sorgho ;

 
  • Le manioc ;
  • Le haricot ;
  • Les bananiers ;
  • Le maïs ;
  • Les légumes qui sont surtout des cultures maraichères telles que : les amarantes, la tomate, les oignons et l’aubergine.

Toutes ces cultures se font en deux saisons culturales et se pratiquent sur des surfaces plus ou  moins grandes, dans des jardins. Les matériels utilisés sont : la houe, la machette, le trident, la râteau, la bêche, et bien d’autres. Ces cultures se pratiquent manuellement et donc l’agriculture n’est pas mécanisée. Étant donné qu’il ya faible production agricole suite  à l’infertilité des sols, l’insécurité alimentaire se fait sentir dans ce milieu si rien n’est fait. Cette crise fait que ceux qui ont des moyens s’approvisionnent en produits alimentaires au niveau des marchés (Bureau du Groupement de Burhale Mars 2013).

II.1.4.2. Lélevage

L’élevage occupe ici une place considérable pour la population qui pratique l’agro-pastoralisme. C’est ainsi que l’élevage et l’agriculture marchent ensemble dans ce groupement du fait  que chacune de ces deux activités dépend de l’autre. Plusieurs espèces d’animaux y sont élevés soit pour la  production des engrais utilisés dans l’agriculture, soit pour la production du lait, des œufs, la consommation de la viande et bien d’autres raisons.

En voici quelques des animaux couramment élevés à Burhale :

-          Le chat ;

-          Le lapin ;

-          La poule.

 
  • la vache ;
  • le mouton ;
  • le cochon ;
  • Le cobaye

Certains de ces animaux sont laissés en divagation, d’autres sont nourris dans des étables à la maison et d’autres sont gardés dans des prairies où ils broutent des herbes pendant la journée.

 II.4.1.3. Le commerce

Les activités commerciales ne sont pas épargnées à Burhale, ces activités sont pratiquées par une minorité de la population.

Les commerçants grossistes et détaillants s’approvisionnent en marchandises à Bukavu au grand marché de Kadutu et à Mugogo.

Leurs produits sont ensuite vendus dans des marchés locaux à Burhale et aux environs, dans de magasins, boutiques et dans de petits marchés du village dits Kansoko.

Voici les marchés où les produits sont écoulés et où se font des achats : le marché de Kankinda vers Mulamba, le marché de Mudwanga en groupement de Walungu, le marché de Kashunju à Mushinga, le marché de Burhuza à Butuza/Muleke chaque samedi et le marché de Musirhu à Nduba. (Bureau du Sous-noyeau de la société civile de Burhale Mars-Avril 2013).

En plus de ces marchés, il ya deux centre commerciaux. Certaines personnes de ce groupement exercent leurs activités commerciales dans différents carrés miniers surtout les jeunes analphabètes.

II.1.4.4. Transport et Communication

Dans le groupement de Burhale, le déplacement des personnes et de leurs biens se fait à pieds ; mais cela n’exclut pas que certaines personnes aient des véhicules qu’ils utilisent dans le transport en commun surtout pour aller à Bukavu, à Mugogo et généralement ce ont les marchands qui sont bénéficiaires de ce transport à cause de longs trajets qu’ils doivent parcourir pour aller aux marchés. A ceci s’ajoute le transport à motocyclette à l’intérieur du groupement.

La communication est devenue facile grâce aux différents réseaux de télécommunication qui couvrent le milieu. Nous citons entre autres le réseau Vodacom, Airtel et Orange bien que certains endroits ne sont pas arrosés.

Grace à cette ouverture cellulaire, plus de 65% de la population du groupement de Burhale possèdent un téléphone portable.

En plus du téléphone, plusieurs radios émettent dans le groupement de Burhale où elles sont suivies par la population ; nous citons la radio Maendeleo, la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC) émettant de Bukavu et Kinshasa), la radio Okapi (antenne de Kinshasa et Bukavu), la radio France internationale (rfi) émettant de Paris en France,la radio Maria de Bukavu,la radio télévision Mulangane émettant de Walungu Centre, la radio Bubusa FM émettant de Mugogo et beaucoup d’autres radios émettant du Rwanda et du Burundi.

II.1.4.5. Le Travail

L’activité principale exercée dans le groupement de Burhale est l’agriculture qui occupe d’ailleurs la grande partie de sa population, étant donné qu’une grande partie de la population est aussi analphabète. Néanmoins les intellectuels (ceux qui sont instruits) travaillent surtout dans l’enseignement, un petit nombre  dans les services de l’État et d’autres dans des ONG locales. D’autres qui n’ont pas atteint le niveau du diplôme d’État sont tailleurs, menuisiers, maçons et d’autres s’occupent des activités minières dans des carrés miniers.

II.1.5. Aspect socio-culturel

II.1.5.1. La Santé

Pour ce qui concerne la santé dans le groupement de Burhale, deux centres de santé de référence fonctionnent à Burhale :

  • Le centre de santé de CIRHUNDU (Béthanie) dirigé par les sœurs de la communauté des filles de Marie de la paroisse saint jean de Burhale. Celui-ci est sous la supervision des l’hôpital général de référence FSKi de Walungu abritant le bureau de la zone de santé de Walungu.
  • L’autre centre de santé est celui de BURHENDA à Butuza ITP dirigé par l’église protestante de la 5ème CELPA BURHUZA. Il est affecté à la zone de santé de Mubumbano.
  • Il ya en plus un centre de santé privé à MULEKE et un centre nutritionnel BUZINE à Kamangala dirigé par les sœurs religieuses de la communauté des filles de marie de Kamangala en paroisse de Burhale .
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

II.1.5.2. Culture

Les Bashi, principaux occupants du groupement de Burhale ont leur culture, celle de croire aux ancêtres en qui ils doivent respect après leur mort. Certaines autres pratiques se font dans leurs coutumes, notamment pour les célébrations des mariages, des dots, d’héritage, l’acquisition d’un champ, l’obtention de la bière locale appelée Kasiksi,…

II.2. METHODOLOGIE  

 II.2.1. Procédures de collecte et d’analyse des données

Durant leffectivité de ce travail, nous avons recouru à différentes méthodes et techniques.

II.2.1.1. Documentation

Pour élaborer ce travail, nous avons eu à lire différents ouvrages, rapports, travaux de fin de cycle, mémoires, revues, journaux, articles scientifiques, différentes brochures et feuillets relatifs à notre sujet de recherche.

II.2.1.2. Observations

Dans le cadre des observations personnelles, il a été question pour nous de visiter les ménages bénéficiaires des technologies de la GIFS au niveau de Burhale au cours des enquêtes effectuées en Mars et Avril 2013 pour nous rendre compte de la situation sur le lieu. Nous avons également visité les champs des ménages où sont appliquées les différentes technologies de la GIFS.

II.2.1.3. Échantillonnage

Nous avons déterminé notre univers d’enquête en se basant sur le nombre des bénéficiaires des actions des ONG à Burhale dans le cadre de la Gestion Intégrée de la Fertilité des Sols qui sont répartis en associations.   

Les associations bénéficiaires de la GIFS sont au nombre de cinq dont : Bunvikane avec 20 membres ; Rhucihangane avec 20 membres ; Bololoke avec 20 membres actifs, VJDI (Volontariat des Jeunes pour le Développement Intégré) avec 35 membres APACOV avec 30 membres et AJC avec 21 membres.  Tous les membres au total sont 146.

Il était convenu de prendre 70 % de tous les membres  des associations ; c’est pour cette raison que notre échantillon a été déterminé de cette manière :

  =  102,2 membres soit 102 responsables des ménages.

II.2.1.4. Contacts

Nous avons également contacté les différentes personnes censées nous faire des informations quant à la prestation des organisations dans leurs milieux, ainsi nous avons contacté le facilitateur de l’ONG CIALCA au niveau de Burhale et les représentants de différentes associations sur place à Burhale.

II.2.1.5. Enquêtes

Notre enquête s’est déroulée du    Mars au     Avril 2013. Elle a donc duré 6 jours.

Elle consistait dans le fait de passer dans chacune des associations partenaires  des ONG qui ont appuyé les actions de la GIFS à Burhale. Ainsi nous quittions Walungu chaque matin pour nous rendre à Burhale en vue d’enquêter les ménages concernés par notre étude (surtout ceux ayant bénéficié des technologies de la GIFS).

II.2.2. Traitement et analyse des données

L’analyse des données présentées dans le 3ème chapitre de ce  travail a été faite en utilisant des tableaux à 3 entrées  comprenant le libellé de la question ou du contexte, la fréquence ou l’effectif des enquêtés et le pourcentage de ceux-ci où nous avons essayé de décrire la situation des ménages du groupement de Burhale quant  ce qui concerne leur situation sur différents aspects après avoir adopté les technologies de la GIFS.

Nous avons traité et analysé les données de l’enquête avec le logiciel MS Office Excel et avons produit ainsi des figures qui retracent les différents réalités liées à la situation des bénéficiaires.

 

 

 

 

 

 

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