Table de matières
La coopec Kalundu fut créée le 21 février 1988 par les pauvres paysans de Kalundu, ces derniers n’avaient pas accès aux services financiers afin de financer leur activités génératrices des revenus et de consommations notamment la scolarisation de leurs enfants, le paiement des soins médicaux, le petit commerce, l’agriculture,…
En date du 25 octobre 1996, cette coopérative avait 66.000$ de dépôt des membres constituant l’épargne d’une part, et 57.000$représentant les crédits en cours de l’autre part.
En effet, suite aux guerres successives de 96 et 98 qui ont mis le pays dans une mauvaise situation et leurs conséquences notamment : les pillages systématiques, la coopérative avait perdu ses avoirs et la destruction méchante de son siège à Kalundu, mais grâce aux concours financiers de la fondation Rabobank elle a pu réhabiliter son bureau lors dudit pillage, elle a aussi obtenu l’appui financiers accordé par la novib pour réalisation d’un programme de micro crédit aux paysans pauvres, par lequel elle a pu relancer ses activités en octobre 2000.
La mission principale de cette coopérative est de contribuer à lutter contre la pauvreté dans le milieu rural en offrant des services financiers et non financiers durables aux pauvres en général et aux femmes vulnérables en particulier, elle veut aussi contribuer au développement de la population en matière de l’éducation en gestion de crédit, santé, nutrition et planification familiale, mais aussi par l’assistance sociale aux personnes vulnérables.
Cette évolution a connu deux grandes périodes :
D’abord le taux d’intérêt était très élevé, ensuite il fallait également couvrir entièrement son crédit pour une panoplie des garanties : disposer d’une maison, d’une garantie épargne de 10% du montant sollicité et un minimum d’épargne devrait être localisé dans le compte de la coopérative.
Il est aussi indispensable de montrer qu’entre les deux périodes qu’a connues le programme de crédit, la période dite intermédiaire a aussi existé, celle-ci va de la première guerre dite de la libération du 25 octobre 1996 en passant par le pillage s’est étendu jusqu’en 2000.
Vu le contexte sécuritaire de l’époque, cette coopérative avait difficile à mobiliser l’épargne car il y avait ralentissement des activités économiques et aussi le crédit n’étaient ni octroyés ni rembourser.
Le coopératif octroi deux sortes de crédit à savoir : le crédit individuel et le crédit de groupe. Le crédit individuel est octroyé aux membres de bonnes moralités dans leur milieu résidentiel et professionnel disposant d’une garantie de 10% du montant accordé, le crédit de groupe est accordé aux personnes membres d’un groupement(caution solidaire) disposant d’une garantie financière de 10% du montant accordé rémunéré à raison de 5% par an, bénéficient d’une garantie collective mais aussi pouvant affecter le crédit aux activités génératrices de revenu.
Source : depliant COOPEC KALUDU
Au sein de cette coopérative les membres peuvent ouvrir deux comptes épargne vu l’adhésion libre et volontaire, sans distinction d’opinion religieuse, politique ou raciale :
Moyennant accord préalable, la banque ou la coopérative ouvre des comptes à terme productif d’intérêt à des taux variables selon la durée de placement et suivant les conditions locales. Les termes d’échéance, le taux d’intérêt ainsi que le montant de versement, virement et retraits minimum sont fixés par les tarifs.
Les retraits des avoirs en compte à terme ne peuvent être opérés qu’à l’échéance, sauf dans le cas exceptionnels laissés à l’appréciation de la coopérative, les dépôts peuvent être transférés entre les sièges, succursales ou agence aux conditions usuelles.
Le taux d’intérêt est fixé au moment de la constitution du dépôt et reste invariable jusqu’à l’échéance convenue, les dépôts cessent de produire les intérêts à dater du lendemain de l’échéance et peut être renouvelé sur instruction du déposant sur base des conditions en vigueur à ce moment ; en l’absence de telles instructions le montant du dépôt est porté en même temps que les intérêts échus au crédit du compte courant du client et est soumis aux conditions appliquées à ce compte.[1]
Cette coopérative a déjà bénéficié d’un appui financier et conseils en gestion de la part des organisations suivantes : UNCHR/UVIRA, PAM/UVIRA, CARITAS BRUXELLES, fondation RABOBANK/UTRECHT/PAYS BAS, FIDA ROME, services de bourses d’Allemagne, ADA Luxembourg, INAFI Kenya, NOVIB hollande, FECETBU, entraide et fraternité, fraternité saint Paul de liège.
Elle aussi membre des réseaux ci-après :
La coopec Kalundu intervient à travers deux principaux domaines : l’intermédiation financière et les activités sociales.
Les principaux types d’intermédiaires financiers sont les banques, les sociétés financières, et les compagnies d’assurances. Ces intermédiaires proposent différents proposent différents de services : comptes chèques, prêts, des OPCVM (organisme de placement collectif en valeur mobilière) qui collectent les ressources de quantité des petits épargnants et investis cet argent dans un portefeuille diversifié et réalise d’importantes économies d’échelles sur les frais de transaction, sur les droits de garde, et offre donc ainsi à ses clients un service plus efficace que si ceux-ci investissent directement en bourse.[2]
Selon les dispositions statutaires, l’assemblée générale est l’organe suprême de l’institution. Elle prend les décisions importantes (missions, investissement, augmentation de la part sociale, élection des membres des organes, etc…).
L’assemblée générale reçoit les rapports des organes et de la gérance et donne enfin l’orientation de la gestion.
Le conseil d’administration est chargé de l’administration de la coopec, il établit les politiques selon l’orientation de l’assemblée générale, il gère le personnel, il accomplit des taches qui ne sont de la compétence exclusive de l’assemblée générale.
La commission de crédit est chargée de gérer les prêts, elle examine toutes les demandes d’emprunts des membres, accorde ou refuse le crédit conformément à l’esprit de la coopec. Elle prend aussi les décisions nécessaires en matière des prêts, veille au remboursement des crédits et à l’accroissement des engagements pris par les membres emprunteurs auprès de la coopec.
Le conseil de surveillance est chargé de surveiller la conformité des opérations de la coopec par rapport aux principes préétablis et aux décisions de l’AG. Ainsi cet organe permet d’assurer la bonne gestion de l’épargne des membres et le contrôle de travail des dirigeants et employés.
Le directeur gérant dirige la coopérative et coordonne toutes les activités. Il donne des ordres à ses collaborateurs de mettre en application les mesures prises par le conseil d’administration ou proposées par les différents organes d’exécution.
Ils sont chargés de donner les grandes lignes à suivre par l’ensemble du personnel pour atteindre les objectifs fixés au préalable. Ils s’occupent de la gestion administrative et financière, et signent conjointement avec le comptable les pièces comptables.
Il est chargé de faire des instructions de dossier de demande de prêts, de l’ouverture des comptes ; exploite les fiches de prêts et recouvre les prêts en retard de remboursement. Dans cette catégorie d’opérateurs, nous trouvons le chef d’épargne, chef des agents de crédit et ses collaborateurs.
Le comptable établit des prévisions budgétaires suivies de leur exécution, il élabore et signe des pièces de dépenses, passe des écritures sur les fiches comptables. Les assistants comptables sont chargés de fournir au comptable les différentes données comptables des succursales. Le trésorier et le caissier sont chargés d’exécuter les opérations relatives aux flux financiers.
L’auditeur interne est chargé de donner rapport à l’AG et au CA après vérification de toutes les opérations effectuées par les agents de la coopec.
Le gestionnaire informatique est chargé de la gestion de l’équipement informatique de la coopérative qui enregistre toutes les opérations effectuées sur des fichiers appropriés.
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Assemblée générale (AG) |
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Organe : CA, CS |
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Directeur gérant |
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Operateur de gestion |
Directeur administratif et financier |
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Gestionnaire informatique |
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Chef d’épargne |
Chef des agents de crédit |
Trésorier |
Comptable |
Gestionnaire du personnel |
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Auditeur interne |
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Animateurs |
Les agents de crédits |
Chef caissier |
Les assistants |
Sentinelles ; chauffeur mécaniciens |
|
Les caissiers |
Source : Dépliant / coopec Kalundu
Un échantillon est un ensemble d’individus extraits d’une population étudiée de manière ç ce qu’il soit représentatif de cette population, au moins pour l’objet de l’étude.
La notion d’échantillon étant associée à la fiabilité des résultats obtenus, celui-ci doit posséder les mêmes caractéristiques que la population que l’on souhaite étudier c’est-à-dire permette d’estimer avec une marge d’erreur acceptable les caractéristiques de la population qui nous intéresse à partir des résultats de l’analyse de cible de l’échantillon, on parle alors d’échantillon représentatif de la population étudiée.
Il existe plusieurs méthodes utilisées pour faire le choix d’un échantillon, dans le cadre de notre travail, nous allons utiliser celle développée par COCHRAN. La population cible de cette étude sera constituée de tous les membres de cette coopérative, l’objectif assigné à cette pré-enquête sera de nous permettre à déterminer la taille de l’échantillon et de tester la validité du questionnaire à utiliser pour l’enquête proprement-dite.
Tableau No 1. Répartition des membres de la coopec Kalundu
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ACTIVITES |
NOMBRES |
|
Epargnants |
21.026 |
|
Epargnantes |
8.083 |
|
Emprunteurs |
2.586 |
|
Emprunteuses |
1.009 |
|
Total |
32.704 |
Source : nos enquêtes
Notre population est constituée de 32.704 membres à enquêter, cependant nous pouvons partir des hypothèses suivantes pour déterminer cet échantillon :
Selon COCHRAN,
La taille de l’échantillon (ɳc) est donnée par où
n0= (Zá¼€/2)2 d2avec valeur intégré ; P : proportion des répondants ; q : proportion des non répondants ; N : taille de la population ; d : marge d’erreur ; : taille de l’échantillon non corrigée.
n0 = = = = 96,04 ̴̱ 96
Pour répartir cet échantillon, nous devons d’abord calculer le taux de sondage qui nous facilitera la répartition, en considérant les clés de répartition suivantes : 2, 1, 1, 2, 1.
Taux de sondage = = = 0,0029 ̴̱ 0,003
Tableau No 2. Répartition de la population selon leurs localisations
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NOMBRES |
KALUNDU |
SONGO |
MULONGWE |
KAVIMVIRA |
LUVUNGI |
TOT |
|
Epargnant(e) |
8317 |
4158 |
4158 |
8317 |
4158 |
29109 |
|
Emprunteurs |
1027 |
514 |
514 |
1027 |
514 |
3595 |
|
% |
28 |
14 |
14 |
28 |
14 |
100 |
Source : nos enquêtes et calculs
Ceci étant, nous pouvons alors calculer combien des personnes allons-nous considérer comme échantillon :
Kalundu : 9344 X 0,003 = 28,032
Songo : 5032,4 X 0,003 = 15,097
Mulongwe : 5032,4 X 0,003 = 15,097
Kavimvira : 9344 X 0,003 = 28,032
Luvungi : 5032,4 X 0,003 = 15,097
TOTAL : (15 X 3) + (28 X 2) = 45+56 = 101 personnes.
N.B : pour faciliter nos enquêtes nous allons réduire notre échantillon à 100 personnes
Tableau No 3. Répartition de l’échantillon selon les guichets
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Kalundu |
Songo |
Mulongwe |
Kavimvira |
Luvungi |
Total |
|
|
Répartition |
28-0,5 |
15 |
15 |
28-0,5 |
15 |
100 |
|
% |
27,5 |
15 |
15 |
27,5 |
15 |
100 |
Source : nos calculs
Pour traiter les données, nous allons recourir à la statistique descriptive, à un paramètre de position qui est destiné à définir les valeurs centrales ou caractéristiques de la série étudiée.
Il indique globalement où se situe principalement les valeurs numériques qui résument une série en caractérisant l’ordre de grandeur des observations.
La mesure de tendance centrale la plus utilisée sera la moyenne ; la moyenne arithmétique d’une série statistique est sans contexte le paramètre le plus connu parmi ceux destinés à définir une valeur centrale. Elle se définit comme étant égale à la somme des observations divisées par l’effectif de la série. On le lit : « X barre » pour un échantillon Ï»(mu) pour une population.
[1] Banque commerciale congolaise, règlement des opérations, v-Fr…, Ed. S-éd. 1992, p.15
[2]Zviebodie et robert Merton, finance, v-Fr…,2è éd, Ed. Nouveaux horizons, paris, 2007, p.59