Arrow Table de matières
8413520

CHAPITRE I. CONSIDERATIONS THEORIQUES SUR L’INSALUBRITE

  1. 1. DEFINITION DES CONCEPTS
  2. L’hygiène du milieu est définie comme un ensemble des mesures qui visent à prévenir des maladies d’origine environnementale et à créer un environnement favorable à la santé.

Cette définition exclue des comportements qui ne sont pas en rapport avec l’environnement, les comportements liés au milieu social et culturel et des facteurs génétiques (Nicolas bureau, 1996)

  1. Perception: c’est la capacité de trouver solution par rapport aux problèmes vécu
  2. Risque: c’est le fait de s’exposer à un danger.
  3. Insalubrité: c’est ce qui a une action non favorable sur l’organisme.
  4. Péri domiciliaire c’est tout ce qui est autour de l’habitat.

De nombreux écrits existent sur la thématique de la gestion des ordures ménagères et celle des eaux usées et pluviales. Ils s’organisent autour de deux axes : La gestion des déchets solides notamment les ordures ménagères et l’assainissement.

  1. 2. L’HYGIENE DES ORDURES MENAGERES

Les ordures ménagères qui sont les déchets produit par l’activité des ménages constituent des endroits ou les mouches déposent de préférence leurs œufs et ou il se produit la prolifération des micros - organismes susceptibles de provoquer des maladies à l’homme.

Ces mouches, en se posant sur les ordures ménagères, puisent des microbes et les disposent sur les aliments jouant ainsi le rôle de véhicule des maladies.

Pour prévenir cette contamination des aliments, toutes les familles devraient disposer d’une fosse où elles pourront brûler ou enterrer chaque jour leurs ordures ménagères, (KIYOMBO, 2004)

A défaut de disposer d’une fosse, les ordures ménagères doivent comprendre trois phases à savoir :

  • Les conditionnements à domiciles des ordures,
  • La collecte des ordures,
  • L’élimination.

I.2.1.  LES CONDITIONNEMENTS A DOMICILE DES ORDURES

Avant d’être évacués, les ordures ménagères doivent être conservées de façon hygiénique, Pour ce faire, on doit utiliser les récipients bien fermés, assez solides et susceptibles d’être repris et vidés facilement.

En effet, tout déchet ou toute ordure ménagère ne doit être jeté ou déposé ailleurs que dans la poubelle qui doit être fermé hermétiquement pour éviter que les mouches y accèdent et que les odeurs s’y dégagent (LW BAULEKY. OP.CIT).

I. 2.2. LA COLLECTE DES ORDURES

Cette collecte est d’ordinaire effectuée par les services publics ou les organisations non gouvernementales (ONG) ou encore par des personnes travaillant chacune pour son propre compte.

Le ramassage des poubelles se fait deux fois par semaine par des véhicules ou par des pousses - pousses (chariots).

I.2.3.  LA DECHARGE FINALE

Elle constitue l’élimination finale des ordures ménagères, elle peut se faire par l’un de ces procédés :

  • La décharge ordinaire,
  • Le déchargement dans les cours d’eau,
  • La décharge contrôlée,
  • Le compostage,
  • L’incinération.

1e  LA DECHARGE ORDINAIRE

Elle consiste à étaler les déchets dans un terrain situé dans une distance raisonnable du périphérique de la communauté.

Ce procédé constitue un danger pour la santé publique dans la mesure où il encourage la prolifération des rats et des autres vermines.

2e  LE DECHARGEMENT DANS LES COURS D’EAU

Il est utilisé par les communautés (riveraines) qui se situent sur le bord des cours d’eau, il constitue aussi un danger contre la santé car les ordures refluent sur les cotes ou les berges, et sont susceptibles d’affecter la qualité de l’alimentation des animaux aquatiques.

3e  LA DECHARGE CONTROLEE

Elle consiste à entasser les ordures dans des tranchées préparées en avance et à le couvrir des couches de terre d’épaisseurs telle que les rats et les mouches ne puissent y accéder.

Cette méthode convient à l’élimination de tous les déchets à condition que les emplacements de terrain libre soient disponibles.

4e  LE COMPOSTAGE

Le compostage est une méthode par laquelle les matières organiques usées sont décomposées et stabilisées de manière à être récupérées sous formes d’un produit final dit compost qui est employé comme engrais dans l’agriculture pour la fertilisation du sol.

5e  L’INCINERATION

Elle consiste à brûler les ordures pour les éliminer quand il n’est pas possible de profiter des déchets soit comme engrais, soit comme remblai (SCHAPINAG ; 1993).

 

I.3.L GESTION DES DECHETS SOLIDES, NOTAMMENT LES ORDURES MENAGERES

On appelle ordure ménagère, les déchets produits quotidiennement par les ménages pour le besoin de la vie. Ce concept inclut : les ordures ménagères proprement dites, les débris de verre ou de vaisselle, les feuilles mortes, les balayures, les cendres, les mâchefers, les carcasses d’animaux, les ordures en provenance des écoles, etc. (Sané, 1999).

Plusieurs auteurs ont abordé la question de la gestion des déchets ménagers, notamment:

C’est dans cette perspective que Youssouph Sané (1999) dans son article intitulé « la gestion des déchets à Abidjan, un problème récurrent et apparemment sans solution » aborde l’épineuse question des déchets. Selon cette étude, le problème des ordures est dû à l’influence des facteurs géographiques notamment les problèmes de croissance de la population, des sites d’émission et la qualité des aménagements. Pour KOUAMÉ Annick (2005), il faut une implication sans faille d’abord des populations elles-mêmes, ensuite de la municipalité et enfin de l’Etat pour résoudre le problème des ordures. Cette étude préconise que les populations doivent être plus actives dans la gestion des ordures et valoriser la récupération. L’étude menée par AKEKO Bertrand (1991) mentionne que la mauvaise gestion de la décharge d’Akouédo entraîne des états de frustration due aux mauvaises odeurs et aux eaux usées qui modifient la composition du sol. Pour terminer, il a fait des recommandations dans le sens du traitement des déchets et à la création d’un centre de recyclage.

Le problème de la gestion des déchets doit être analysé selon une démarche fondée sur la bonne gouvernance pour KOFFI Attahi (1996) dans son article « le problème des déchets et son fondement historique ». Pour lui, il serait donc peine perdue d’analyser le problème des déchets en se concentrant sur la description des structures et des moyens. Il faut une analyse politique des enjeux, des rapports et des stratégies des différents acteurs.

Dans le même ordre, DOKA Marcelle (1990) fait une analyse de la situation des ordures à Abidjan. Selon elle, il faut adapter les moyens matériels et humains des sociétés gestionnaires (de ramassage) au rythme de croissance de la population. Ensuite, il faut une organisation de la décharge pour palier au problème de saturation de celle-ci et enfin, il faut une revalorisation des ordures.

  1. 4. ORGANISATION DE L’ASSAINISSEMENT

Il faut retenir que selon l’Encyclopédie en ligne (2002), l’assainissement est un processus par lequel des personnes peuvent vivre dans un environnement plus sain ; pour cela, des moyens physiques, institutionnels et sociaux sont mis en œuvre dans différents domaines, tels que l’évacuation des eaux usées et de ruissellement, l’évacuation des déchets solides, l’évacuation des excréta et le traitement de tous ces éléments.

Le problème d’assainissement est un sujet d’actualité partout dans le monde et particulièrement dans les pays en développement. Les études traitent de la gestion des eaux usées et des eaux pluviales.

L’organisation de l’assainissement dépend avant tout du système mis en place.

L’assainissement non collectif ou autonome repose avant tout sur l’exploitant de l’installation.

Eventuellement vu le contrôle d’efficacité mis en place par la collectivité au titre de la protection des milieux naturels [Unicef 1993]

Les systèmes collectifs supposent quand a eux un questionnaire désigné par la collectivité du service publique de l’assainissement, il peut être une émanation de la collectivité (question publique) ou faire l’objet d’un contrat de délégation plus ou moins formalisé.

La délégation peut aussi se faire au profit d’une association locale, ou d’entreprise informelle pour le système simple de collecte et de traitement des ordures ménagères ou des eaux usées.

Lorsque les systèmes éteignent une relative complexité, le délégatoire est choisi pour les compétences techniques et organisationnelles.

Les méthodes d’évacuation et des traitements différents selon la taille de la ville selon le type de zone (urbaine, péri urbaine, communautaire urbaine), selon les moyens disponibles et les habitudes culturelles.

Ainsi, cette thématique déferle  l’actualité scientifiaue, « Assainissement des eaux usées et son impact sur la situation socio sanitaire des populations de Médina-Gounass » est le thème du Mémoire d’Alassane DJIGO (2005) au Sénégal. Selon l’étude, pour renforcer l’adhésion des ménages dans la résolution des problèmes d’assainissement, il est indispensable de mener des campagnes de sensibilisation et d’éducation sur la gestion environnementale. Il préconise que les populations soient associées à la gestion des eaux usées et pluviales. En d’autres mots, il faut une gestion participative pour palier aux problèmes d’assainissement. Cette vision est partagée par MPA(AM Grelle (2006). Dans son article « l’accès à l’eau potable et à l’assainissement des villes des pays en voie de développement : cas de Bafoussam, Cameroun » paru dans la revue scientifique vertigo, le problème de l’assainissement et de l’eau potable n’est pas un problème isolé de la réalité urbaine dans les pays en développement. Pour l’auteur, le système d’assainissement est inefficace et les ouvrages sont vulnérables à la pollution. Les eaux pluviales sont mal drainées et sont à l’origine des rigoles, des crevasses et de l’érosion dans les villes. L’étude présente le sujet dans son contexte par une étude approfondie en mettant en exergue les problèmes liés à l’assainissement inadéquat et propose des solutions en tenant compte des moyens locaux et du contexte social.

De manière générale, l’assainissement comprend l’évacuation et les traitements des eaux et des solides usagés.

Ces matières influent les eaux de pluie, de drainage, de traitement des eaux usées et/ou provenant des toilettes, des excréments et des déchets solides, ces derniers ont différentes origines (domestique, agricole, industrielles, médicale.

Il convient de noter que la plupart des travaux consultés abordant la question de l’insalubrité (mémoires, revues scientifiques, articles,...) mentionnent que le problème de la gestion des ordures et de l’assainissement constituent une préoccupation essentielle dans les pays en développement en particulier.

Partager ce travail sur :