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A l’époque coloniale, les Agents des services d’urbanisme et habitat respectaient les normes urbanistiques, ne distribuaient pas des parcelles dans les zones impropres aux habitations. Il s’agit des terrains à fortes pentes, c’est-à-dire dépassant 30° des terrains constitués des sols fragiles et des espaces verts.
Après le départ des colonisateurs, les nouvelles autorités congolaises n’avaient plus distingué les sites propres aux habitations et ceux impropres à cause du désir non modéré des billets de banque.(CIRIMWAMI, 2000) Telles sont les mobiles explicatifs de l’envahissement, des constructions anarchiques dans toutes les trois communes de la ville de Bukavu et particulièrement les communes de Kadutu et d’Ibanda.
Le phénomène des constructions anarchiques, a atteint son paroxysme dans la ville de Bukavu en général et dans le quartier Nkafu en commune de Kadutu en particulier.
Le constat est fait au sein de la commune de Kadutu spécialement au quartier Nkafu, qu’une situation amère est observée suite aux constructions anarchiques qui s’observent dans plusieurs coins comme derrière l’hôpital général, dans l’avenue Nyarwizimya, dans l’avenue Texas, à Bugabo I, II, II et partout dans ces milieux. Ceci se justifie par : les maisons qui sont érigées, élevées parfois au dessus des tuyaux de la RGIDESO, d’autres en dessous des lignes à haute tension de la SNEL ; les constructions dans des routes secondaires qui serviraient des entrées dans des avenues.
Il ne s’observe plus des espaces vertes, plus des aires des jeux pour les jeunes et autres, les espaces marécageuses sont érigées en parcelles, pas des servitudes des passages, pas des canalisations d’eau et égouts, les endroits glissant et inondable sont devenus résidentiels.
Les exemples des certains coins du quartier Nkafu sont légions, on peut citer à titre illustratif les endroits tels que : la colline qui surplombe le Lycée Wima en dessous de l’ITFM, la colline qui surplombe l’HGRB, l’endroit communément appelé Tchema, au dessus de la clinique Muhanzi dit de l’UOB.
On observe des maisons qui naissent comme des champignons au vue et au sue des autorités politico-administratives qui du reste ne réagissent pas pour éradiquer ce fléau. Ce phénomène des constructions anarchiques cause plusieurs problèmes entre autres : les érosions, les écroulements des maisons, l’affaissement des parcelles se trouvant aux environs, la destruction de l’environnement, il y a des maisons qui sont emportées et qui ensevelissent les personnes qui habitent surtout que lorsqu’il a plu, il s’observe aussi la dégradation du sol, et les éboulements causés par des érosions, suite aux maisons qui ne respectent pas les normes urbanistiques.
Ceci est causé par l’explosion démographique qui s’observe au sein de la ville en général et en particulier dans le quartier Nkafu car c’est le quartier qui reçoit la plupart de la population provenant dans différents villages et qui viennent s’immigrer en ville, il y a aussi manque d’espace suffisant pour la construction, manque de connaissances relatives aux normes urbanistiques, l’exode rural pour le cas de plusieurs jeunes qui quittent le village pour venir s’installer dans la ville de Bukavu.
En conséquence, il y a plusieurs cas de perte en vies humaines, les maisons sont emportés par les eaux de pluie, manque d’habitation après ces catastrophes naturelles causées par ces constructions anarchiques, des dégâts matériels et des pertes en vie humaines, la pauvreté s’accentue au sein des ménages car après ces dégâts matériels les populations se retrouvent entrain de dormir à la belle étoile par manque de logement, de nourriture, d’habillement, la population accroupi dans la misère excessive, etc.
Eu égard à ce qui précède, nous nous posons des questions suivantes:
D’après Madeleine GRAWITZ, l’hypothèse de travail est une réponse provisoire à la question ou aux questions soulevées par la problématique. En ce qui nous concerne, nous avons formulé nos hypothèses de la manière suivante :
Le choix d’un sujet a été motivé par le fait qu’en choisissant ce sujet, nous avons été frappé par la destruction de l’environnement à cause des constructions anarchiques dans le quartier Nkafu en commune de Kadutu. Pour ce qui est de notre intérêt, nous sommes animées par le courage de sauver ce quartier en demandant au pouvoir mettre fin aux morcellements.
L’intérêt théorique : Ce travail théoriquement montrent les effets de la construction anarchique dans le quartier Nkafu en évoquant certaines théories relatives à cette thématique en vue de faire une démarcation entre les faits saillants, les causes et les conséquences qui peuvent découler des constructions anarchiques dans ce milieu.
L’intérêt pratique : notre ce travail va servir de sensibilisation de la population sur l’importance d’éviter les constructions anarchiques dans le quartier Nkafu.
L’intérêt scientifique de travail, nous livrons une référence que tout chercheur ultérieur en matière des constructions anarchiques ne manquera pas de consulter.
La présente étude veut Identifier les causes profondes des constructions anarchiques dans l’avenue du plateau.
Dans l’espace, notre recherche concerne les constructions anarchiques dans le quartier Nkafu, Commune de Kadutu, ville Bukavu.
Dans le temps, nos investigations couvrent la période allant de l’année 2013 à juin 2017.
Outre l’introduction et la conclusion, notre travail est constitué de quatre chapitres à savoir :