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CHAPITRE I PROBLEMATIQUE DE LA RECHERCHE

Introduction

La terre est constituée par une plus grande partie d’eau (soit ¾ de sa surface).L’eau joue un rôle primordial dans la vie des êtres vivants. Elle est un liquide qui est indispensable à la vie humaine mais qui n’est jamais une substance totalement pure. C’est pourquoi il faut toujours à chaque adduction prévoir l’évaluation et le traitement des déchets pouvant contaminer l’eau. Dans la vie, les besoins en eau  peuvent concerner toutes les catégories sociales et même économiques. Elle peut être utilisée selon sa disponibilité au point de vue de la quantité et de la qualité. Elle peut être présentée sous 3 formes :

              -liquide à l’état naturel

              -solide

              -gazeux en vapeur

Vu la nécessité et l’importance de l’eau potable pour la population de Kigabwe et Nyamugari, il est important de savoir gérer cette eau. C’est alors que notre sujet porte sur : « ETUDE DU PROJET D’ALIMENTATION EN EAU POTABLE EN COMMUNE MABANDA: cas du réseau de Kigabwe-Nyamugari »

Problématique de l’étude

L’eau a toujours été l’un des facteurs les plus importants qui conditionnent l’organisation et le développement des collectifs humains. Elle est utilisée pour la consommation, la préparation de la nourriture, l’hygiène de leur corps, leurs vaisselles…Cette eau n’est pas accessible dans toutes les régions et là où elle se trouve, elle n’est pas bonne à consommer. Etant primordiale à la survie de l’homme et n’étant pas accessible à tous, certains gens parcourent de longues distances à la recherche de cette eau. Après avoir constaté le problème de carence d’eau que connait la population, la question suivante a été proposée : « comment peut-on aménager un réseau d’alimentation en eau potable de la population de la colline de Kigabwe et de Nyamugari afin de leur desservir à une eau saine et d’améliorer la santé ? »

But de la recherche

Le but de notre recherche est de faire une alimentation en eau potable pour la population de la commune Mabanda dans les collines Kigabwe et Nyamugari afin de permettre l’amélioration des conditions de vie en réduisant le taux de mortalité dû à certaines maladies hydriques et faciliter l’accessibilité de l’eau potable.

Motivation du sujet

L’approvisionnement en eau potable est limité alors que la croissance démographique et le développement font augmenter la demande. C’est pourquoi notre travail est d’apporter l’eau potable tout près de la population. Notre projet situé en commune Mabanda, province Makamba, vise à effectuer une alimentation en eau potable au bénéfice des  populations de Kigabwe et Nyamugari. Cette eau sera captée dans la source de Kigoma (5l/s). Dans ce réseau, on utilisera la méthode gravitaire parce qu’il n’y a pas de pressions négatives.

Limitation du sujet

Notre projet de fin d’études revêt sur un réseau d’alimentation en eau potable en commune Mabanda en province Makamba. Nous nous limiterons à la détermination des besoins en eau, les calculs hydrauliques, le dimensionnement des ouvrages et l’évaluation financière du projet.

Délimitation du sujet

Chaque chercheur doit savoir délimiter son travail de recherche. Notre présent sujet de recherche se limite dans la province de Makamba, commune de Mabanda, sur la colline de Kigabwe et Nyamugari.

Cycle de l’eau

L’eau traverse un cycle hydrologique qui est un cycle éternel passant par des diverses formes. La quantité de l’eau sur la terre est constante et le circuit de l’eau est fermé. Le principe du cycle hydrologique se base sur les phénomènes suivants :

  • l’évaporation (sur les mers et océans) ;
  • l’évapotranspiration (sur les sols, la flore et la faune) ;
  • la condensation ;
  • les précipitations ;
  • le ruissellement (sur la terre) ;
  • l’infiltration.

Cette énergie solaire réchauffe l’eau de surface, c'est-à-dire l’eau des rivières, des fleuves, des lacs, des mers et provoque l’évaporation. Les rayons solaires réchauffent ces eaux et les transforment en les faisant passer de l’état liquide à l’état vapeur : c’est l’évaporation.

L’évapotranspiration c’est l’ensemble des phénomènes d’évaporation de l’eau du sol et des nappes liquides, et de transpiration des végétaux. (Petit Larousse, 1993).

Le vent déplace ces vapeurs au dessus des terres. Etant donné que l’élévation en altitude entraine une chute progressive de température, la vapeur d’eau se refroidit et se transforme en petites gouttelettes qui vont être à l’origine de la formation des nuages : c’est la condensation.

La précipitation c’est la vapeur de l’eau condensée qui tombe à la surface terrestre. La plupart des précipitations se produit comme pluie, mais aussi comme de la neige, gouttes de brouillard et neiges fondues.

Le ruissellement c’est l’eau de pluie qui s’écoule lorsqu’elle rencontre un sol imperméable et dévale de l’amont vers l’aval. Une partie de ces eaux de pluie ruisselle le long des pentes et va augmenter la quantité des cours d’eaux et des lacs. Elle sera ensuite transportée jusqu’aux mers et océans.

L’infiltration qualifie le transfert de l’eau à travers les couches superficielles du sol, lorsque celui-ci reçoit une averse ou s’il est exposé à une submersion. L’eau d’infiltration remplit en premier lieu les interstices du sol en surface et pénètre par la suite dans le sol sous l’action de la gravité et des forces de succion.

En s’infiltrant dans un sol perméable, l’eau peut remplir une poche souterraine (grotte) et former un véritable réservoir d’eau. Cette eau contenue dans ce réservoir peut trouver le chemin naturel vers l’extérieur et cet endroit où jaillit l’eau hors du sol s’appelle la source. Ainsi, grâce à l’énergie solaire, l’évaporation reprend. Et le phénomène devient cyclique. A partir de ce cycle, l’eau se présente sous diverses formes :

                                - les eaux pluviales ;

                                - les eaux souterraines ;

                                - les eaux de source ;

                                - les eaux de surface.

 

 

Figure 1: Schéma du cycle de l’eau

Source : http://fr.wikepédia.org.wiki/cycle de l’eau

 

Présentation générale de la zone du projet

Situation géographique de la zone du projet

La présente étude a pour objet une adduction située dans la province de Makamba. Celle-ci est limitée au Sud-Est par la Tanzanie, à l’Ouest par le Lac Tanganyika, au Nord par la province de Bururi et au Nord-Est par la province de Rutana. La commune qui est au centre de cette étude est la commune de Mabanda limitée au sud par la Tanzanie, au Nord par la commune de Makamba, à l’Est par la commune de Kibago, à l’Ouest par les communes de Nyanza-Lac et Vugizo. Le chef-lieu de la commune est situé à 18km au Sud de la ville Makamba. Au point de vue spatiale, notre recherche se focalise spécialement sur la colline de Kigabwe et Nyamugari.

 

Superficie (km2)

  • Commune : 294,94
  • Province : 1 959,60
  • Pays : 27 834
  • % commune/ province : 15,05
  • % commune/ pays : 1,06

Découpage administratif

La commune Mabanda compte 3 zones subdivisées en 19 collines de recensement.

                Tableau 1: Découpage administratif de la commune

Zones

Nom de collines de recensement

Zones

Nom de collines de recensement

Gitara

1.Bikobe

Mabanda

13.Gikombe

2.Budaketwa

14.Gikurazo

3.Musenyi

15.Kibimba

4.Nyamugari

16.Mabanda

5.Ruvuga

17.Mara

Kayogoro

6.Bukunda

18.Mutwazi

7.Burima

19.Samvura

8.Karinzi

Total colline

       19

9.Kigamba

10.Mivo

11.Mubondo

12.Nyabitabo

Source : Monographie de la commune Mabanda/ MININTER/DPP/IFES/Décembre 2005

Figure 2: Découpage administratif de la commune Mabanda

Source : Monographie de la commune Mabanda/ MININTER/DPP/IFES/Décembre 2005

Climat

Le climat de la commune Mabanda est doux et caractérisé par la région  naturelle Buragane. Les pluies sont généralement abondantes pendant la saison humide s’étale entre Octobre et Avril. La saison sèche dure 3 à 4 mois. Les températures les plus élevées sont enregistrées en Aout, Septembre et Octobre avec une faible variation des températures moyennes mensuelles et de forts écarts diurnes (17 et 23áµ’C).

Régions naturelles

La commune Mabanda s’étend sur une seule région naturelle à savoir le Buragane.

Tableau 2: Région naturelle de la commune Mabanda

Commune

Situation géographique

Région naturelle

Superficie

Mabanda

Centre- Sud

Buragane

294,94

          Province

1959,6

Source : Monographie de la commune Mabanda /IGEBU

Elle est caractérisée par un(e) :

      - altitude d’environ 780 à 2000m;

      - climat de type tropical ;

      - végétation constituée par une galerie de savanes et forêts claires;

      - température moyenne annuelle de 18áµ’c.

Relief et Hydrographie

Relief

La commune Mabanda est constituée de bas plateaux et des plaines qui se prolongent jusqu’au Nord-Ouest de la Tanzanie. Son altitude est comprise entre 1500 et 2500m avec une végétation formée d’une savane arborée et une forêt naturelle en disparition.

Hydrographie

Les principaux cours d’eau de la commune sont : Malagarazi, Mugambwa, Mushara, Mukombe, Nyagatwenzi, Gisago, Mushwabure, Mushishi.

Population

  • Commune : 56 759 hab
  • Province : 485 401 hab
  • Pays : 7 610 584 hab
  • % commune/ province : 11,69
  • % commune/ pays :0,75

Densité

  • Commune : 180 hab/km2
  • Province : 248 hab/km2
  • Pays : 273 hab/km2

La densité de la commune est à la fois inferieure à la densité de la province et à celle du pays.

Description de la source à capter

Pour procéder à l’adduction, nous disposons d’une source, "Kigoma", dont le lieu d’émergence se trouve dans la commune Mabanda. Elle est située à une altitude de 1600m. C’est une source qui n’avait jamais été exploitée et offrant un débit de 5l/s. C’est ce débit qui nous servira de base pour alimenter les localités de Kigabwe, Mutwazi, Nyamugari, Mpakanira ainsi que les églises et les écoles primaires. La carte de la page suivante nous montre la localisation de la zone du projet d’étude.

Figure 3 : Localisation de la zone du projet

Organisation du travail

Notre travail est subdivisé en 6 chapitres :

  • le premier chapitre fournit la problématique : la motivation du sujet, la limitation du sujet, la délimitation du sujet, la présentation de la zone du projet ;
  • le second chapitre développe la revue de la littérature qui sera caractérisée par une vue globale de ce que d’autres chercheurs ont écrits en rapport avec notre sujet ;
  • le troisième chapitre porte sur l’évaluation des besoins en eau potable ;
  • le quatrième chapitre étudie le calcul hydraulique et dimensionnement des ouvrages ;
  • le cinquième chapitre évalue le coût du projet et échafaude le planning des travaux ;
  • Enfin, le dernier chapitre présente les différentes recommandations préalables et les conclusions.

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