Table de matières
L’homme dans ses incessants besoins de déplacement inhérent à ses activités, a été amené pour certaines catégories des tâches à rechercher le confort et le gain de temps. C’est alors qu’est né le besoin d’utilisation sans cesse sollicitée de transport aérien. [1] L’économie du transport et plus particulièrement celle du transport aérien peut être considérée comme le laboratoire de l’activité économique car le caractère induit ce type de transports est évident. Une augmentation de l’activité économique, de la production industrielle et des relations commerciales entrainent inévitablement des besoins en matière de transport. Une baisse de même paramètre entrainera une baisse de la demande en termes de transport.[2]
Au sein du secteur du transport, le transport aérien parait plus sensible que les autres modes de transport. Le transport aérien est une activité consistant à déplacer les passagers ou du fret par la voie aérienne. Le transport aérien civil est effectué par des compagnies aériennes qui utilisent des avions de ligne. Lorsque les réseaux de destinations et les horaires sont fixes ces compagnies sont dites « réguliers », le transport « à la demande » est le domaine des compagnies « charter » ou d’avions-taxi.la majorité des avions de ligne sont équipés par le transport des passagers et disposent d’une soute pour les bagages et le fret et la plus part des compagnies exercent conjointement ces deux activités. Il existe toute fois des avions destinés uniquement au fret et des compagnies dédiées à cette seule activité.
Bon nombre des pays, surtout ceux de l’Europe o nt été développés grâce aux industries, routes, ports et aéroports. A titre d’exemple l’Angleterre, la France l’Allemagne, les USA, le japon… où on trouve des ports et aéroports soit respectivement de commerce, de transit pétrolier, de pêche, militaire ou de recherche et spéciale.
Ces infrastructures port et aéroports contribuent non seulement à l’amélioration des conditions de conditions de vie de leurs travailleurs et ceux-là qui y sont investi mais aussi à la transformation des structures des structures mentales et institutionnelles de toute la société.
Généralement, les aéroports jouent non seulement un rôle essentiel en établissant des liens entre les habitants et les marchés mais ils agissent également comme générateurs d’activités économiques. A la différence d’autres modes de transport, les aéroports constituent d’eux-mêmes des pôles d’emplois physiques très importants. De manière évidente, les aéroports jouent un rôle essentiel en termes d’infrastructures de transport, servant à relier par le déplacement des personnes et des marchandises les régions qu’ils desservent avec le reste du monde. Les aéroports sont, par essence, un maillon du système de transport aérien et ils doivent s’adapter à leur évolution, leur missions essentielles sont la mise en place des infrastructures nécessaire aux transporteurs aériens et la planification, l’organisation et la gestion de l’interface avec les autres modes de transports.[3]
Leur rôle économique majeur sur le développement de leur région est par contre un aspect en général moins connu, voire sous-estimé, par le public et les milieux politiques et économiques. Le début du transport aérien au Congo se trouvait étroitement lié au besoin d’exploitation de la colonie par la métropole(Belgique) exprimé par une nécessité de désenclaver les zones productrices, les aéroports et aérodromes ont été construits sur l’étendu du Congo pour faciliter les échanges des biens d’une zone à une autre. Cette création, apporta aux congolais un emploi malgré son instabilité.[4]
Tout en se souciant de la vie actuelle de la population du SUD-KIVU, malgré l’implantation de l’aéroport nationale de Kavumu sur le territoire de KABARE, groupement de Bugorhe, la situation de chaumage de la population qui accroit alors que les activités de cet aéroport peuvent contribuer à l’amélioration des conditions de vie de la population,
En ce qui concerne l’aéroport national de KAVUMU nous voulons savoir si ces activités effectuées sur le territoire de KABARE groupement de BUGORHE contribuent de manière significative à l’amélioration des conditions de vie des habitants de ce milieu.
Eu égard de ce qui précède, nous avons formulé notre question de recherche en ces termes :
Généralement, les activités de l’aéroport national de Kavumu contribuent-elle à l’amélioration des conditions socio-économiques de la population du territoire de Kabare, groupement de Bugorhe ?
Spécifiquement,
Une hypothèse est une réponse anticipée ou provisoire à la question fondamentale que le chercheur se pose. Elle demande à être confirmée, infirmée ou nuancée.[5]
L’hypothèse selon RAYMOND QUIVY et Luc ; c’est une proposition de résultat d’une observation que l’on soumet au contrôle de l’expérience ou que l’on vérifie par déduction.[6]
L’hypothèse étant la réponse provisoire à l’égard de la question qu’on se pose dans la problématique. L’hypothèse vient pour répondre aux questions de la problématique. Toute recherche scientifique suppose une solution à un problème. Quant à Alain BIROU ; « l’hypothèse n’est rien d’autre qu’une proposition admise à titre provisoire qui doit être vérifié, confirmée ou nuancée par les faits ».
Nous avons émis notre hypothèse générale de la manière suivante :
Les activités de l’aéroport national de Kavumu contribueraient à l’amélioration des conditions socio-économiques de la population de Bugorhe.
De cette hypothèse générale, découlent des hypothèses spécifiques :
Dans une recherche scientifique, il est impérieux de se fixer les objectifs afin d’aboutir à un résultat donné, c’est pour cette raison que nous nous sommes fixer l’objectif général mais aussi les objectifs spécifiques qui y sont attachés.
L’objectif primordial de notre recherche sera donc d’étudier l’impact socio économique des activités de l’aéroport national de Kavumu sur la population de Kabare : groupement de Bugorhe en vie de savoir son apport socio économique au sein de la dite population.
Spécifiquement notre recherche tente à :
Nous avons choisit ce thème pour double but :
0.6. Délimitation Spatio-temporelle
La délimitation d’un sujet constitue pour tout chercheur la manière de cerner les dimensions réelles et apparentes du sujet.
On délimite le travail pour besoin de la précision pour ne pas tomber dans les explications prolixes.
Au sens strict, délimiter un sujet c’est déterminer ce que l’on retient et écarter dans la mesure du possible les éléments peu utiles et de moindre importance. Ce fait permet au chercheur d’être à l’aise dans son travail scientifique pour éviter des conclusions dans sa recherche. Notre travail est limité dans le temps et dans l’espace.
Temporellement cette recherche portera sur une période d’une année, du juillet 2015 au juillet 2016, année au cours de laquelle nous avons conçu l’idée de traiter sur le sujet « impact socio économique des activités de l’aéroport national de Kavumu, territoire de Kabare : groupement de Bugorhe. »
Comme l’indique le sujet ; notre étude sera menée en république démocratique du Congo, province du Sud-Kivu, territoire de Kabare, groupement de Bugorhe à l’aéroport national de Kavumu.
Hormis l’introduction et la conclusion, ce travail s’articule autour de quatre chapitres :
En plein travail scientifique, il est important de savoir si le thème de recherche est original ou s’il est déjà abordé par d’autres scientifiques, c’est pourquoi la lecture des thèmes similaires apporte une connaissance nécessaire pour l’élaboration de son travail.
Pour la réalisation de ce travail nous avons consulté quelques travaux scientifiques qui ne sont pas consacrés au même sujet que le notre mais ayant certaines similarités.
Sa préoccupation majeure était entre autre conçue de la manière suivante :
Pour atteindre les objectifs et élucider les problèmes socio-économiques de la province du Sud-Kivu et du groupement de BUGORHE en particulier, il a pris les idées des hypothèses suivantes :
Après ses investigations sur terrain, ses résultats relèvent ce qui suit :
Les travaux de l’élargissement de l’aéroport national de Kavumu ont un avantage de réduction de chômage à travers la forte demande de la main d’œuvre et la diversification des activités commerciales au sein de l’aéroport même.
Ce dernier une fois élargi, pourra remplir les bonnes conditions d’approvisionnement de la population.
Cet homme scientifique suisse dans ses recherches, son objectif primordial est de mesurer les retombés économiques de l’aéroport national de Genève sur la population environnante,
Il a trouvé un résultat positif qui prouve que l’aéroport international de Genève contribue de manière significative à l’économie des cantons de Genève et ses environs, cet aéroport réduit le taux de chômage à 46% l’an 2012 du fait plus de 1215 personnes ont étaient engagés et ont signés le contrat de travail.
Dans son travail, il s’est fixé comme question principale de savoir quelle sont les interventions de BANRO dans la chefferie de LUHWINDJA,
L’impact des interventions de BANRO est-il perceptible par la population ?;
Quelles sont ces différentes interventions ?
Il a reformulé ces hypothèses de la manière suivante :
Après ses investigations sur terrain, il a obtenu le résultat suivant :
Après avoir enquêté la population concernée, il ressort que 45% des enquêtés sont contre l’arriver de la société multinationale BANRO dans leur entité pourtant des actions palpables ont été réalisées dans le sens de la promotion socio-économique de la population autochtone de LUHWINDJA.
De ce qui est de l’originalité de notre travail, est qu’il se démarque de ces travaux cités ci-haut en ce sens que nous traitons de l’impact socio-économique des activités de l’aéroport national de Kavumu sur la population de Kabare : groupement de Bugorhe mais aussi la nuance s’observe au niveau des objectifs et hypothèse du fait que mon objectif principal est d’étudier l’impact socio économique des activités de l’aéroport national de Kavumu sur la population de Kabare : groupement de Bugorhe en vie de savoir son apport socio économique au sein de la dite population dérivant de l’hypothèse suivante :
Les activités de l’aéroport national de Kavumu contribueraient à l’amélioration des conditions socio-économiques de la population de Bugorhe ce qui n’est pas le cas de nos prédécesseurs mais signalons que nous travaillons dans le même domaine microéconomique.
[1] George MEUNIER, conception, construction et gestion des aérodromes, mars 1958, pp 58
[2] Publication d’information Aéronautique, AIP Kinshasa/ ndolo, juillet 2001, pp18
[3] Mounda TRIKI, Etude d’impact économique de l’aéroport international de vatry et de sa zone d’activité, décembre, 2014.pp48
[4] NZANZU MATABISHI, problématique de la redevance de stationnement pendant les heures non opérationnelles dans les aéroports et aérodromes de la république démocratique du Congo : cas de la Société MANGO AIRLINES, 2006.pp6
[5]Prof. Timothée MUSHAGALUSA, «cours d’initiation à la recherche scientifique », G1 économie, ULPGL-BUKAVU, 2013-2014, inédit
[6]Raymond Quivy et Luc, cite par prof. Timothée MUSHAGALUSA, « cours d’initiation à la recherche scientifique », G1 économie, ULPGL-BUKAVU 2013-2014, inédit
[7] Henri Mova Sakanyi cité par NZANZU MATABISHI, problématique de la redevance de stationnement pendant les heures non opérationnelles dans les aéroports et aérodromes de la république démocratique du Congo, université de Kinshasa, faculté des sciences économiques, 2006, pp7.