Arrow Table de matières
9327582

CHAPITRE I : REVUE DE LA LITTERATURE ET GENERALITE SUR LA CULTURE DE L’IGNON

I.1 DEFINITION DES CONCEPTS

Une contrainte : est une attitude qu’on impose à quelqu’un, contrainte à sa volonté. Ce sont les obligations liées par  la règle en usage dans un milieu à part une nécessité (Anonyme, 2002)

Une contrainte est aussi une pression morale ou physique exercée sur quelqu’un à quelque chose. Dans le domaine de l’agriculture, les contraintes sont els causes extérieures de l’agriculture, les contraintes sont les causes extérieures capable de réduire quantitativement et/ou qualitativement les récoltes et leur rentabilité

Elles peuvent cependant être liées au sol et par là on parle des contraintes édaphiques soit aux structures économiques ou soit enfin aux structures sociales (Mayani, 2006)

I.2 GENERALITES SUR LA CULTURE DE L’OIGNON

I.2.1 Origine

L’oignon est l’une de plus anciennes plantes légumineuses connues par l’homme. Son milieu d’origine est situé dans une zone couvrant le proche Orient et l’Asie Centrale. La domestication de cette espèce s’est accompagnée d’une sélection durant plusieurs milliers d’années de cultivars ayant un développement important du bulbe au cours de la première année de culture.

I.2.2 Description

L’oignon (Allium cepa) est une plante monocotylédone bisannuelle mais habituellement cultivé comme annuelle qui appartient à la famille des liliacées. Sa tige est constituée par un plateau sur lequel s’insèrent des feuilles allongés cylindriquement et creuses et d’où portent des racines adventistes. La base des feuilles peuvent se renfler lorsque les conditions sont favorables et forment une bulbe surmontée par une fausse tige ou collet lorsqu’elle est cultivé dans le sol profonds et myogènes ; la plante développe un système racinaires pouvant  attendre une profondeur de 30 à 50 cm, le bulbe d’oignon est composé d’écailles chaînes et est couvert extérieurement d’une ou plusieurs couches d’écailles desséchées.

Les variétés d’oignon se différentient par leur forme sphérique longue, allongé, leur couleur blanche, jaune, rouge, brune, leur goût et leur aptitude à la conservation

L’oignon est une espèce allogame dont le taux de pollinisation croisée est supérieur à 90% en raison d’une protandrie marquée. En Afrique tropicale,  les agents pollinisateurs sont els marchés et les abeilles. Le fruit est une capitule contenant des graines de petite taille (noires anguleuse et dure) chaque abeilles produit généralement 100 à 15000 graines conservé dans les conditions favorables, les graines d’oignon peuvent conserver leur faculté germinative durant deux année (Delannoy, 2001)

I.2.3 Classification

L’oignon appartient à l’embranchement de Magnoliophyte

  • Classe : liliopsida
  • Ovale : liliales
  • Famille : liliacée
  • Genre : Allium
  • Espèce : allium cepa, nom commun : oignon
  • Nom : vernaculaire : litungulu (Nyakabwa, 2009)

I.2.4 Aire de production

L’oignon se rencontre dans les régions tropicales de la latitude de 10°N et 10°S.  Dans ces régions on cultive surtout  durant la saison fraîche. Les zones des fortes productions sont situées en Tanzanie, Niger, soudan, Malawi, Ethiopie et Kenya. Signalons qu’en Afrique équatoriale, la culture de l’oignon n’est pratiquée que dans les régions de haute altitude (>1500m). (Anonyme, 2001).

Les hautes températures sont exigées pour la bulbérisation et vraie entre 18°C à 19°C. les températures à 30°C peuvent entrainer une maturation hâtive des plantes et une réduction des rendement. L’initiation florale n’est déterminée par des conditions photopériodique mais plutôt par une séquence thermique de niveau relativement bas. Les sableux ou limino-sablonneux, les sols lourds, humides et trop humide conservations la tolérance de l’oignon à l’acidité du sol et faible P.H de 6,5à 6,8. De ce fait, la plupart des cultivars des fleurir prématurément au champ lorsque les plantes pour els cultivars locaux, la floraison du bulbe meurt au cours de la deuxième année de culture n’exige aucune période de vernalisation, tandis que  les cultures d’origine Européenne et Américaine exigent une conservation des bulbes mères à basses températures de la 2ème année de culture (Anonyme, 2001)

I.2.6 Culture

La culture de l’oignon est longue, on le repique au début de la saison sèche. L’oignon pousse facilement sur le sol sableux, léger, bien travaillé et riche en humus.

  1. Sur le sol léger et bien travaillé

Si le sol et trop tassé, les bulbes se forment mal. Si le sol est trop humide le bulbe garde l’eau, il peut pourri.

  1. Sur le sol riche en humus

Il est bon de cultiver l’oignon après la salade. L’oignon a toujours besoin de potasse, d’acide phosphorique et quelque fois le souffre. Le semis est une méthode  adaptée aux plantations maraichères de grande talle, des modernes propagations du sol et de semis mécaniques

On distingue 3 types de cultures : semis direct, semis en pépinières suivi d’un repiquage et plantation de bulbilles. On sème à part, en bande de 5 à 6  lignes espaces de 20 à 25 cm de façon à atteindre une densité de 700.000 plantes/ha. En pépinière les semis à plat en saison de 5 gr/m2, il faut 6grs de semences pour repiquer une superficie d’un hectare. Les plantules sont repiquées au bout de 44 à 55 jours de hauteur d’environ 15cm. La plantation des bulbes est une technique encore peu développée. Les meilleurs résultats sont obtenus en zone saharienne de la périodes de semis (Enout, 1998, cité par KATYA, 2006)

Le semis peut être effectué manuellement entre les lignes de 10cm lorsque le semis est mécanique, on utilise 25 à 30 kgs de semences, que l’on repartit en bande de 4 lignes distantes de 25cm. Les bulbilles sont conservés à la température ambiante durant 3 mois et sont replantés au cous de la saison suivante (octobre, novembre en zone saharienne), (Boret, 1989)

1.2.7 MALADIES ET RAVAGEURS DE L’OIGNON

  • Maladies

Diverses maladie cryptogamiques affectent l’oignon en cours de culture, provoquent parfois des pertes assez importantes. L’alternariose (Alternaria porri)  est favorisé par un temps chaud (25°C à 30°C) et humide. Elle se manifeste par l’apparition sur els feuilles et les hampes florales des tâches affaissées des couleurs violet, brun souvent  bordées d’un halo jaune.

Elle peut entrainer des pertes importantes des rendements si les dégâts sont importantes, il convient de traiter les plantes avec du Zénète, du Mancozèbre ou des organo-élains, la fréquence des applications sera fonction de l’intensité des pluies et de l’humidité relative. La maladie des racines roses (pyrenochata Terrestre) se développe surtout par le temps chaud lorsque les conditions culturales ne sont pas favorables (arrosage irréguliers, fertilisants non appropriés).

Les symptômes se traduisent par un jaunissement de la croissance des plantes. En arrachant els bulbes, on peut remarquer les racines qui sont colorées en rose, rouge et dans certains cas complément pourries ; il est possible de lutter contre cette maladie, grâce à l’utilisation des cultivars résistants ou tolérants, telle que Jellow Granex et Yaakoan.

Un contrôle satisfaisant, peut également être obtenu en désinfectant la pépinière à l’aide de métaux-sodium ou en respectant certaines mesures d’hygiène culturales. Une pourriture d’un bulbe est favorisée par « Furacium oxyspomni f.sp ceprass qui pénètre dans le plateau des bulbes ou des bulbilles à partir des racines connaissant une pourriture des bulbes lors d’une conservation à température élevée. (attrique et al, 1989)

I.2.7.1 Ravageurs

L’oignon peut être la cible de diverses insectes ravageurs. Les plus importants  est certainement le type de l’oignon (thifs tabacia) dont les larves et els adultes piquet l’épiderme des feuilles et sucent la servent

Ces insectes qui mesurent environ  1mm de long ont la particularité de se refugier pendant la journée à la base des feuilles sur leur extrémité, se recroquevillent prennent une coloration argentée, parmi les méthodes de lutte proposées, on retiendra l’utilisation des cultivars tolérants et les traitements des insecticides à l’acide de déltaméthuine, d’acéphale ou de démuthoade. Diverses espèces des chenilles dont Hélicoverparnigera et spedora spp provoquent des dégâts sur les feuillages (Anonyme, 2011)

I.2.8 RECOLTE ET RENDEMENT

La récolte se fait quand 50% des feuilles se forment, els rendement varient de 200 à 300 kg pour 100cm2 ; il sont fonction de la densité de bulbe sains et commerçables. Ne conserve que des bulbes d’aspects sain et dépourvue des races des blessures ou de champions. Les oignons sont conservés en couche sur clayette ou en guirlande dans un local acier, sec et ventilé. La durée de conservation est de 2 à 4 mois, il est impossible de sécher des randailles d’oignon au soleil en vue de les conserver (Anonyme, 1993)

I.3 CONTRAINTES LIEES A LA PRODUCTION

I.3.1 Contraintes Edaphiques

Ici, il s’agit aux problèmes liés au milieu de vie de la plante. La plante occupe deux milieux à la fois, l’atmosphère qui peuvent porter atteintes au développement de la plantes sont : la température, les pluies, les rayonnements  solaires (degré d’éclairement) qui peuvent être les éléments de facteur limitant de la culture de l’oignon (Mwangalalo, 2005, cité par Mayani, 2006)

I.3.2 L’atmosphère

I.3.2.1 Les pluies

Les pluies peuvent poser un problème à la production maraichère lors qu’elles occasionnent des inondations. Dans ce cas, l’eau peut entrainer la prolifération de micro organismes et causer des maladies, mais aussi l’eau peut asphyxier la planter lorsqu’elle occupe les macrospores qui sont destinés à garder l’aire du sol (Manbani, 2010)

I.3.2.2 Les températures

Les températures ont un effet néfaste sur les plantes de culture lorsqu’elles ne correspondent pas à l’optimum exigé par la plante (Mushagalusa, 2010)

I.3.3 Le sol

I.3.3.1 Humidité du sol

Les marais se caractérisent par un degré d’humidité relativement élevée dû à la présence permanente de l’eau dans le sol, dont la cause principale est la microporosité de la fraction fine du sol et d’autres causé par  l’absence d’une pente pouvant fertiliser les excès des eaux (Mambalii, 2010)

La conséquence néfaste de ces excès d’eaux est l’asphyxie des plantes caractérisée par la chute des feuilles et la mort de la plante toute entière. Cette présence permanente de l’eau est gérantes par les légumineuses à  d’une aprt, dont les nodosité ne peuvent pas fonctionner à l’absence de l’azote de l’air (Supriez, 86, cité par Mulindwa, 1995) et à certaines plantes , d’autres par qui de viennent sensibles aux maladies et ravageurs lorsque els pieds sont gorgés d’eaux. D’une façon générale, l’humidité pose des problèmes de la production maraichère parce qu’elle nécessite des travaux de drainage qui coûtent chers à nos pauvres cultivateurs (Mwangalalo, 2009)

I.3.3.2 L’acide du sol

A quelques exceptions pris, les sols tropicaux sont généralement alcidés, avec un P.H variant entre 4,5 et 5,5 (Mambani, 2005)

La cause de l’acidité est la présence de l’aluminium changeable dans le sol. Elle pose des problèmes parce qu’elle bloque certains éléments dans les sols occasionnant des carences nutritionnelles bien que les sols aient les éléments sont la plante a besoin.

Dans ce cas le PH devient un facteur limitant la protection agricole. Il est recommandé après drainage de procéder à des corrections, de l’acidité des sols. En effet la tourbe acide, même aéré continue à libérer que lentement ses éléments nutritifs minéraux et organiques, ce qui n’est pas favorable à la vie des plantes (Hugues, 1987)

Le procédé de chalenge après l’étude quantitative parait être moins satisfaisante, parce qu’il coûte cher et  appauvrit le sol car dit-on « la chaux enrichit le père mais appauvrit les fils », c’est-à-dire, pendant les premières années de son utilisation, la chaux donne des bons rendements pour les sols acides mais à la longue, le sol reste stérile ( Mamni, 2010). D’où la nécessité de découvrir à la matière organique pour combattre l’acidité du sol, parce que c’est un procédé qui a donné des bon résultats et chaque paysan peut en avoir par comptage de récolte et des déchets ménagers (Mambani, 2010)

I.3.3.3 La salinité

Le sol en se dissolvant, l’eau excédentaire capte les sels minéraux et les rends moins disponibles. Pour des planes on assiste même au blocage des certains oligo-éléments entrainant des carences nutritives chez la plante il se crée une sorte de faim artificiellement alors que le sol contient tous els éléments nutritifs nécessaires (Dupriez, 1986)

Si l’eau est saline et le drainage est médiocre, il peut y avoir une augmentation de la salinité du sol, l’eau excédentaire qui s’évapore laisse sur place le sol que els plantes n’utilisent pas. Ce problème est très fréquent dans les zones aides où la nappe phréatique est très proche de la surface du sol, l’eau s’évapore ainsi par capillarité avec le sol si la roche mère est saline mais ce sel reste à la surface du sol.

La principale contrainte à la culture due à la salinité est que fortement en sol augmente la pression osmotique de la solution du sol (Supriez, 1986)

En plus, l’activité microbienne favorable à la fertilité du sol est bloquée par la forte salinité. Sans pareilles  situations, les micro-organismes anaérobies prolifèrent et pouvant engendrer des pourritures des racines et l’acidification du sol (Lunze, 1995)

Par ailleurs, la dénitrification bactérienne des nitrates en azote gazeux ou en oxyde d’Azote est favorisée de sorte que les pertes en azote assimilables par els plantes peuvent être terres drainées et exploitées, provoque un affaissement du sol et l’apparition des nappes d’eaux en des plaques sur lesquelles rien ne pousse (Huges, D, 1987, cité par Mayani)

Pour les marias ayant des problèmes des salinités. On  peut appliquer le souffre élémentaire. A la longue, il se forme de l’acide de sulfurique qui fait baisser le PH du sol (Lunze, 1995)

Ce procédé devient une contrainte pour qu’il entraine  des dépenses disproportionnels à l’agriculteur

La meilleure façon de conique ce défaut consiste à la ver le profite pédologique combinant l’irrigation au drainage pour réduire la salinité (Mwangalalo, 2006, cité par Mayani, 2006)

I.3.3.4 Les Contraintes économiques de l’oignon

L’activité agricole ne se limite pas seulement à la satisfaction des besoins alimentaires du paysan mais elle est pour lui aussi une source importante de revenus pouvant serveur aux besoins du ménage (Mwanasaka, 2010)

I.3.3.5 Problèmes liés à la commercialisation

Le circuit de commercialisation est une succession d’étape qui part de l’approvisionnement à la distribution d’une produit quelconque (Kahindo, 2005, cité par Mayani, 2006). La commercialisation de la production maraichère pose cependant de problèmes tant dans la manutention que dans le transport car les produits doivent être consommés crus. Les produits sont périssables et demandent une bonne conservation.

Cela  s’avère difficile dans nos régions où les conditions de transport ne sont pas réunis pour assurer l’acheminement rapide de ces produits depuis le lieu de récolte jusqu’au point de vente qui sont généralement situé dans les centres urbains, parfois ces denrées arrivent au lieu de consommation déjà pourris. Les blessures connues par els produits dans différentes étapes des continuellement favorisent des pourritures et des intoxications.

I.3.3.5 Problèmes liés à la formation de prix

Le prix est considéré comme la valeur attribuée à un bien ou à un service dans le cadre de l’échange commercial (Dixeco de l’économie cité par Mufuamba, 2003). Il constitue un indce traduisant la rareté ou l’abondance relative d’un produit et sa variation est nécessaire pour que le secteur assume ses fonctions de commercialisation. Les maraîchères ont un problème de formation de prix parce qu’en  agriculture traditionnelle, il est souvent difficile de faire part entre les dépenses dues à la main d’œuvre familiale d’une part et le coût de rémunérée dans beaucoup de cas, les intrants sont essentiellement les semences, matériels, de cultures, produits phytosanitaires c’est pourquoi les récoltes ne couvrent pas les dépenses dues par les agriculteurs à cause du caractère traditionnel. Les maraichères peuvent travailler  même subissent  des pertes (Mwanakasa, 2005), l’autre aspect du problème est que le maraîcher est obligé de vendre à un prix disproportionné parce que les produits agricoles sont périssables en cas de conservation inadéquate et dans ce cas les gains ne sont pas satisfaisants pou que les cultivateurs paient des semences améliorées, des pesticides pour lutter contre les ravageurs et les maladies (Mwana saka, 2005)

Partager ce travail sur :