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CHAPITRE II. MILIEU, MATERIEL ET METHODE

II.1. MILIEU D’ETUDE

Notre étude a été faite dans  la Plaine de la Ruzizi, en territoire d’Uvira, Province du Sud Kivu, à l’Est de la République Démocratique du Congo. Ce qui nous a poussé à choisir  la plaine de la Ruzizi comme notre milieu d’étude, premièrement parce qu’on y retrouve le café robusta,  ; en second lieu parce qu’il y a peu, si pas aucune étude antérieure sur les maladies et ravageurs de café robusta dans ce milieu. Le groupement d’Itara a été choisi  comme notre milieu d’étude dont trois localités ont retenus notre attention dans ce groupement. Jl s’agit de Katogota, Lubarika et Luvungi.

Cette plaine de la Ruzizi est limitée au Nord par la plaine de Bugarama (Rwanda), à l’Est par la plaine de l’Imbo (Burundi), à l’Ouest par la chaîne de Mitumba et au Sud par le lac Tanganyika. Elle couvre une superficie d’environ 80.000 hectares avec 80 kilomètres de longueur: parmi lesquels il y a+ 35.000 hectares de terrains sont aptes à l’agriculture, Selon Burnotte, 1949 cité par Pyana, 2001)

L’agriculture est l’activité principale dans ce milieu et reste dominé par les cultures vivrières. Les terres arables sont occupées par des propriétaires terriens tandis que  les exploitations de type familiales concernent 56% des ménages. Cette chefferie est une région à vocation agricole, très fertile et à production agricole (PNUD, 2010)

II.1.1. Morphologie et pédologie de la plaine de la Ruzizi

La plaine de la Ruzizi est entre les hautes montagnes de la crête Congo-Nil de la côte du Burundi et de la chaîne de Mitumba. Elle occupe une portion du graben central située immédiatement au Nord de la dépression du lac Tanganyika à 773 mètres d’altitude. Quelques collines émergent dans la plaine de la Ruzizi depuis la localité de Runingu près de Kiliba jusqu’à Luberizi. Le mont TCHAMATA en fait une exception (Germain, 1952 cité par MizinzI, 2004).

Les sols de la plaine de la Ruzizi sont d’origine alluvionnaire avec une texture argilo - sablonneuse ou sablo - argileuse. Ce sont des formations que traversent la rivière Ruzizi dans la fosse de l’ancien lit du Tanganyika que les géologues ont considéré comme des alluvions lacustres déposées pendant les périodes glacières et fluviales du quartenaire (Burnotte, 1949 cité par Pyana, 2001).

En outre, les examens pédologiques effectués par Burnotte, Ingénieur agronome et pédologue de l’ancien Comité National du Kivu (Congo - Belge) en août 1949 sur une étendue de 20.000 hectares dans la plaine de la Ruzizi, ont permis de classer ces sols en deux groupes, celui des sols alcalins et celui des sols noires (Burnote, 1949 cité par Ngabo, 2007). L’étude des terres salines de la plaine de la Ruzizi a aussi intéressé la mission anti - érosive « MAE ». Ces terres si elles ne présentent pas d’intérêt pour l’agriculture générale, peuvent néanmoins être mises en profit par l’établissement des rizières et des cultures vivrières (Lozet, 1948).

II.1.2. Climat et végétation

La plaine de la Ruzizi offre un climat semi - aride dans son ensemble (Ngabo, 2007). Pendant la période sèche (juin à septembre ou mai à octobre), deux ou trois orages amènent un peu de pluie. La période humide (pluvieuse) s’étend de novembre à mai. Les chutes de pluie enregistrées accusent une moyenne oscillant entre 900 et 1000 millimètres d’eau par an. Ces données climatiques auraient changées suite aux perturbations climatiques conduisant à  des longues périodes de sécheresses observées actuellement dans la plaine de la Ruzizi (Ngabo ,2007)

La végétation naturelle est constituée d’herbage de densité moyenne, accompagnée parfois d’épineux, d’arbustes, d’euphorbes et de quelques borassus (Burnotte, 1949 précité par Pyana, 2001 cité par Ngabo, 2007).

II.2. MATERIELS

Plusieurs matériels ont été utilisés dans notre recherche dont :

  • Le caféier robusta
  • Questionnaire d’enquête : support pour écrire les données, les opinions des paysans enquêtés via les questions ouvertes et /ou fermée
  • Une clé d’identification des maladies et ravageurs du café : pour différencier les symptômes des différents ravageurs et maladies afin de bien les nommer
  • Enveloppe sac : pour la récolte des certaines parties du caféier infectées et nous portant en confusion
  • Un appareil photo digital : pour la prise des photos des parties infectées de la plante du caféier.

II.3. METHODES

II.3.1. Echantillonnage

Une enquête a été réalisée où un questionnaire a été soumis aux différents caféiculteurs,  nous n’avions enquêté qu’un caféiculteur ayant au-delà de 30 caféiers  dans son champ car  nous   enquêtions 30 caféiers par champ envie de déterminer l’incidence et la sévérité des différentes maladies et ravageurs  avec un échantillon élevé par champ.  Nous  avions pris  3 localités parmi les 13localités que compte la plaine de Ruzizi ,le choix de ces trois localités a été poussé par  les conditions édapho climatiques qui  y sont favorable pour la culture du caféier robusta.ces 3localités sont :  Katogota, Lubarika et Luvungi ; vu qu’il ya moins de planteur de caféier robusta dans la plaine de Ruzizi nous avions pris toute  la population caféiculteur de ces différents milieux, 40 caféiculteurs et 40 champs ont été enquêtés dans ces trois localités dont 9champs à Katogota,14 à Lubarika et 17 à Luvungi et dans chaque champs nous enquêtions 30 caféier. Cela nous a permis de totaliser 1200 plants de Caféier enquêtés pour notre recherche.

La récolte des données s’est faite sur base d’un questionnaire d’enquête. Ce dernier s’est essentiellement focalisé sur : la superficie du champ  du caféier, les techniques culturales utilisées, les maladies et ravageurs rencontrés dans le champ du caféier, le rendement obtenu  par les caféiculteurs en présence ou à l’absence  des  maladies ou des ravageurs. Les détails sur le questionnaire d’enquête  se trouvent à l’annexe.

II.3.2. Conduite de l’enquête

L’enquête auprès des caféiculteurs et les observations phytosanitaires au champ sont les principales méthodes d’investigations utilisées dans ce travail

Nous avions procédé  par l‘administration d’un questionnaire d’enquête aux caféiculteurs en d’autres mots les questions ont été posées aux enquêtés puis nous notions  les réponses par la suite d’interview. Les données de l’enquête ont été complétées par des observations directes aux champs sur la situation phytosanitaire du café  en vue de nous permettre de déterminer la sévérité et l’incidence des différentes maladies et ravageurs rencontrés sur le caféier robusta dans ces différentes localités .    Pour bien mener cette étude,  nous nous sommes servi de quelques images des  maladies de café sur terrain ainsi que les symptômes de quelques ravageurs pour s’assurer que la maladie ou le ravageur observé corresponde à l’image  se trouvant dans l’ouvrage,  ces observations ont portés sur les parties ariennes du caféier. Les images utilisées sont celles proposées par Autrique et Perreaux(1989) et CARITAS(2016)

.II.3.3. Paramètres estimés 

Pour évaluer qualitativement et quantitativement la pression des maladies et ravageurs sur le café robusta, deux paramètres nous ont intéressé : l’incidence et la sévérité des maladies et ravageurs

  • L’incidence

L’incidence ou le taux d’attaque d’une maladie ou d’un ravageur est le nombre total des plants attaqués dans une parcelle sur le nombre total des plants de toute la parcelle multiplié par cent. Ainsi donc, nous avions calculé l’incidence par la formule suivante (Rubabura et al. 2015)

 :(I)=

Avec Pt= Nombre  de plants attaqués  à  la période de contrôle et N= Nombre total de Plant  présent sur la parcelle

  • La sévérité

La sévérité(S) quant à elle traduit qualitativement la pression des symptômes ou des dégâts caractéristiques d’une maladie ou ravageur et est calculée par la formule suivante

La  méthode de diagonale   a été effectuée  pour la sévérité ainsi que l’incidence. Elle consiste à observer le long des diagonales  les fréquences à chaque niveau de cotation  à l’échelle

Le degré de sévérité de ces maladies et  ravageurs  a été établi sur base de l’échelle de cotation des maladies standardisées  par l’IITA et celle de l’INERA en 2010 (voir tableau 7et 8) et que nous avions  adapté  sur le caféier robusta.

II.3.4. Analyse statistique des données

Les données ont été  codifiées en Excel. Pour l’analyse statistique, le logiciel XL-stat 2007  10.3 a servi à révéler les différences qui existent entre les modalités via le test de LSD (Least significant differences of means) mais aussi l’analyse de la variance tandis que le logiciel Statistix 8.0 a permis la séparation des moyennes entre les paramètres étudiés et les variables 


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