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CHAPITRE I. GENERALITE SUR LE HARICCOT

I.1. ORIGINE ET HISTORIQUE DU HARICOT

            Le terme haricot est utilisé pour désigner des plantes appartenant à deux genres de la famille des Fabacées, les genres Phaseolus et Vigna. Sous les tropiques, on produit essentiellement des haricots secs, tandis que dans les régions tempérées, le haricot est principalement consommé vert. Dans certaines régions, la feuille sert de légume. Originaire d’Amérique centrale et du Sud, le haricot a été domestiqué au Mexique, au Pérou et en Colombie, puis introduit en Europe par Christophe Colomb. Il est cultivé dans les pays tempérés, tropicaux et subtropicaux pour l’alimentation humaine. Les jeunes gousses sont mangées vertes entières (haricots verts) ; les feuilles peuvent être consommées comme épinards et les graines séchées constituent un aliment très important. La tige est utilisée comme fourrage. (Anonyme, 1986)

I.2. SYSTÉMATIQUE ET MORPHOLOGIE

  • Classification

            Le haricot commun (Phaseolus vulgaris) est classé dans :

  • L’embranchement de spermatophytes
  • Sous embranchement de Magnoliophytina (Angiosperme)
  • Classe de Magoliatae (dicotyledones)
  • Sous-classe de rosidae
  • Ordre de Fabales
  • Famille des fabaceae(Papilionaceae)
  • Genre Phaseolis
  • Espèce Phaseolis vulgaris, (Musakamba M, 1995)

             Il comprend de nombreuses espèces dont certaines ont été transférées dans le genre voisin Vigna ; les espèces les plus cultivées sont P. vulgaris (haricot commun), et P. lunatus (haricot de Lima. En R.D.C. on cultive essentiellement la première. Des nombreuses variétés de haricot sont classées suivant le port et la couleur de la graine. On distingue ainsi les variétés érigées naines à croissance définie et indéfinie, les variétés grimpantes, à croissance indéfinie et les variétés semi-volubiles. Les premières sont généralement précoces, tandis que les secondes sont tardives.  A l’intérieur de chaque groupe, on différencie les variétés par la couleur et la grosseur de la graine, (Walangululu J., 2014).

  • Description
  1. Racine

            Le système radiculaire est pivotant ; le pivot peut atteindre un mètre  de profondeur, tandis que les nombreuses racines latérales sont localisées dans les 15 premiers cm du sol. Le haricot commun est capable de fixer l’azote atmosphérique grâce à la symbiose avec des bactéries telluriques appartenant à l’espèce Rhizobium leguminosarum biovar phaseoli. Une symbiose efficace entre la légumineuse et la bactérie peut fournir près de 70 kg d’azote par ha.

  1. Tige
  2. vulgaris est une espèce polymorphique. Dans les types nains la tige n’a que 20 à 60 cm de haut, tandis que la tige des variétés grimpantes atteint 2 à 3 m de long.
  3. Feuille

            Les feuilles sont alternes et trifoliolées; les feuilles primaires sont simples, opposées, pétiolées, stipulées et souvent stipelles.

  1. Fleurs

            Chez les variétés naines, les inflorescences sont des racèmes terminaux ; dans les formes volubiles, les racèmes sont axillaires. La fleur est typique des Fabacées. Le haricot est autogame. Le taux d’allogamie varie entre 1 et 3 %.

  1. Fruit

            Le fruit est une gousse indéhiscente contenant quatre à six graines généralement. Celles-ci sont diversement colorées ; elles sont blanches, jaunes, rouges, brunes, noires ou multicolores, et de grandeur variable; elles se terminent par un bec. Les habitudes alimentaires vis-à-vis de la couleur et de la grosseur des graines sont fortes  (Walangululu J., 2014).

  • Exigences écologiques

            Le haricot est une plante qui craint l’excès d’humidité. Un excès de pluies provoque en effet la chute des fleurs et augmente l’incidence des maladies cryptogamiques, d’où une production faible ; c’est ainsi que dans les régions humides cette culture n’est praticable que pendant la saison sèche, pour autant que le sol soit humide ou l’irrigation possible. Notons que la culture ne réussit pas à l’Équateur à cause de l’incidence élevée de maladies. Comme pour toutes les plantes à graines, la période critique pour l’eau va de la floraison à la formation des gousses. Lorsque la culture est destinée à la production de haricot sec, il est indispensable qu’il fasse sec au moment de la récolte. Une pluviosité de 300 à 600 mm durant la période de végétation semble être l’optimum pour la culture du haricot. Pour un développement optimal le haricot exige 80 à 120 mm de précipitation mensuelle depuis le semis jusqu’à maturation. Le haricot craint l’excès de chaleur car une température élevée (plus de 30°C) favorise la prolifération des maladies et provoque la chute des fleurs. Un climat doux (Kivu, Katanga, saison sèche du Bas-Congo et de Bandundu) convient mieux à la plante. Mais aussi le haricot ne supporte pas la gelée. La germination des semences et le développement des plantules se déroulent de façon optimale lorsque la température moyenne pendant le premier mois se situe entre 22 et 26°C; durant le reste de la croissance les températures mensuelles optimales se situent entre 16 et 18°C. Les températures inférieures à 10°C de même que celles supérieures à 30°C sont préjudiciables à la floraison, à la fructification et la maturation, (Walangululu J., 2014).

            Le haricot pousse sur les sols les plus divers, depuis les sols sablonneux jusqu’aux sols argileux. Mais le haricot est sensible à de fortes doses de Mn, Al et Bo. Dans 23 essais de fertilisation réalisés au Brésil, on a remarqué que le haricot a répondu 103 fois au P, 67 fois à N, 15 fois au K et 17 fois aux microéléments. Le haricot ne tolère pas la toxicité aluminique. Comme des nombreuses légumineuses, le haricot préfère des sols biens aérés, suffisamment drainés, de Ph 6.0 à 7.5. Les bons sols sont caractérisés par la présence d’un horizon humifère. Comme toutes les légumineuses, le haricot est une plante relativement exigeante en Azote et c’est essentiellement la fixation symbiotique qui permettra de satisfaire ses besoins, (Pabra, 2006).

I.3. IMPORTANCE DU HARICOT

            Avec un taux de 22%, le haricot est riche en protéines; il contient également du fer, du zinc, des fibres et des carbohydrates lents.  Le haricot représente une source de revenus notable et de plus en plus importante en faveur des foyers ruraux, les ventes annuelles africaines s’élevant à plus de 580 millions de dollars en 2005, (Pabra, 2006)

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