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UNIVERSITE OFFICIELLE DE BUKAVU
Présenté par CIKULI CIZUNGU Jean-Marie
Pour l'obtention du diplôme de Docteur en Philosophie

REPENSER LA COUPURE EPISTEMOLOGIQUE DANS Le nouvel esprit scientifique DE GASTON BACHELARD : Une approche déconstructionaliste

Publication : 25 Novembre 2017
  L a vision scientifique du monde a été présentée par nombreux auteurs comme une panacée à divers énigmes traditionnels. Ce tournant de vision scientifique est à situer, d’après Rudolf Steiner, entre le XIV et XV siècle, en pensant spécialement aux profonds changements que la vie de l’homme a connus. Il convient de citer ici  Copernic, Galilée, Darwin et d’autres encore en ce qu’ils ont ouvert les yeux de l’homme sur les lois qui régissent la nature dans ses profondeurs cachées. Grâce à cette nouveauté, la science connaîtra une ascension triomphante, parce que la connaissance est devenue un formidable pouvoir sur la nature.  Intéressé à la science, l’homme de notre temps ne s’est pas arrêté ; il se forme au fur et à mesure grâce à la pénétration théorique de la libre raison. Cette démarche est déjà observable dans l’intérêt  qu’il porte  dans l’élaboration des sciences; la loi de trois états d’Auguste Comte, la théorie de trois mondes de Karl Popper  ou les trois moments  dans l’élaboration des sciences selon Bachelard, en constituent une illustration. Comment réaliser une connaissance scientifique ? N’y a-t-il pas moyen de faire la science autrement que d’habitude? Comment compter sur la rassurante présence d’un même soleil pour tous et pour toujours ? Particulièrement Bachelard envisage une rupture entre le monde tel qu’il nous apparaît  et le monde réel du scientifique, entre le passé et le temps actuel afin d’augurer un avenir prometteur. Cette rupture est aussi une nuance entre le ‘jour’ et l’actualité proposée par Derrida qui « ne  renonce ni à vivre au présent ni à s’ouvrir à l’actualité. Elle entend à la fois accueillir leur charge d’événements, de nouvelles, mais aussi réfléchir à ce que tout jour nous cache, dans sa machination ou sa construction ».  Et l’heuristique que doit mener tout homme de science consisterait sans doute en cela ; il lui suffit de poser attentivement le problème, pour mieux « déjouer les ontologies de la présence et les  fausses évidences de l’immédiateté »  

Année académique 2016

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