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INSTITUT NATIONAL DU BATIMENT ET DES TRAVAUX PUBLICS (INBTP)
Présenté par Olivier GALE WELEHA
Pour l'obtention du diplôme de Ingénieur en Bâtiments et Travaux Publics

APPORT DES INFRASTRUCTURES DE LA VOIRIE DANS LE CONCEPT DU DEVELOPPEMENT DURABLE

Publication : 26 Novembre 2017
Les menaces qui présent sur le devenir de l’humanité ont conduit l’homme à prendre conscience que ses actions anthropogéniques catalysent sa propre destruction. Il est alors question de penser d’autres modèles de progrès économique et social dans le respect des paramètres qui garantissent la durabilité de la vie sur la planète terre, d’où le concept de développement durable. Ce concept prône que les actions de développement soient planifiées de façon intégrée, c’est-à-dire associer le social, l’économie, l’environnement et la technologie à la conception des projets de développement. Dans les différents secteurs et notamment en construction routière, cette nécessité de gestion intégrée des projets d’investissement rencontre une adhésion politique et se manifeste par l’usage d’un outil tel que les études d’Impacts sur l’environnement (EIE). Toutefois, sa mise en œuvre reste encore mitigée. En effet, les recommandations issues de ces études font face à des limites, d’ordres organisationnels, règlementaires, techniques et financiers, dans leur mise en œuvre pratique sur le terrain.  A partir d’analyses documentaires, complétées par des échanges avec les différents acteurs, des visites et observations sur le terrain (études de cas) et d’études expérimentales, l’utilité d’une étude d’impact sur l’environnement dans la conception des projets routiers, dans une perspective de développement durable, a été démontré et les principales contraintes identifiées. En effet, il ressort que pour parvenir à intégrer ces principes, l’étude d’impact sur l’environnement s’avère un outil pertinent. Cet outil permet de planifier efficacement les projets, assurer un meilleur contrôle en termes d’intégration de l’environnement biophysique et humain. Et son application dès le début du projet permet de l’améliorer et de résoudre les conflits pouvant résulter de sa réalisation. En garantissant une prise de décision efficiente, l’EIE s’impose de ce fait comme condition d’un développement durable. Mais, dans le contexte des pays en développement, cet outil perd beaucoup de son efficacité. En effet, les analyses montrent que les acteurs n’ont pas même niveau de compréhension de l’outil, ni la même sensibilité face à l’enjeu. Le politique prend des engagements mais les moyens pour y parvenir restent insuffisants. Les entreprises sont, en général peu sensibles et ne cherchent qu’à maximiser leur profit. Quant aux populations, elles s’intéressent peu ou méconnaissent la situation.  Afin d’y parvenir et pour le cas particulier de la construction routière, dans le contexte d’un pays en développement tel que la République Démocratique du Congo, le politique a pour sa part de mettre les moyens adéquats. Il faudra sensibiliser davantage les principaux acteurs concernés, intégrer pleinement l’environnement dans tout le processus de passation et de gestions des contrats d’infrastructures. Les clauses contractuelles doivent comprendre entre autres des mesures contraignantes, en matière de protection de l’environnement, lors de la mise en œuvre des projets (avertissements, mise en demeures, pénalités financières, résiliation de contrats, etc). Par ailleurs, il faudra encourager la recherche de solutions adaptées et les promoteurs devaient privilégier des solutions techniquement pérennes moins gourmandes en ressources non renouvelables et présentant de faibles impacts négatifs sur les milieux biophysiques et humains. Aussi, ils devront communiquer davantage et impliquer tous les acteurs à la conception des projets et enfin veiller à mieux former leurs ressources humaines. Quant aux autres acteurs, entreprises et bureaux d’études notamment, ils doivent prendre conscience que leur pérennité est en rapport avec celle de leur environnement et par conséquent, mettre de la rigueur dans l’exécution des tâches qui leurs sont confiées et assurer leurs responsabilités sociales et environnementales. 

Année académique 2017

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