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CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

L’étude sur l’inventaire systématique des poissons frais vendus dans les différents marchés de la ville de Bukavu nous a permis d’obtenir neuf espèces signalées actuellement dans huit marchés dont deux genres sont pris dans le cas général ; il s’agit des Haplochromis et Tilapia. Les résultats obtenus montrent que Lates niloticus  occupe la première place en termes d’abondance, une espèce importée provenant d’Ouganda et Limnothrissa miodon une espèce produite au Lac Kivu occupe la deuxième place.

Nous remarquons qu’il y a prédominance des poissons issus de l’importation dans la ville parce que Lates niloticus  à lui seul possède 73.25% de l’ensemble de poissons sans compter Tilapia, Lates stappersii, tous ici de l’importation.

En général, les poissons (espèces) produits localement ne possèdent que 18.4% de l’ensemble de poissons retrouvés dans le huit sites parcourus dont le Limnothrissa miodon lui seul a 10.04% de la production suivie des haplochromis avec 4.9%

La dernière place parmi les espèces locales est occupée par  le Lampricthys tanganyicanus qui n’a que 35 kg soit 0.21%, l’origine de cette espèce n’est pas encore explicitée.

En effet, la pêcherie du lac Kivu ne peut pas être en mesure d’alimenter toute la population de la ville de Bukavu en poissons.

C’est pourquoi elle recourt toujours aux pays voisins comme l’Ouganda pour couvrir cette incapacité.

La protection de l’environnement du lac Kivu et sa diversité biologique s’avère donc une nécessité d’un chacun de nous afin d’augmenter sa capacité reproductive pour qu’il y ait une fréquence des poissons dans l’alimentation riveraine du lac et celle de la ville de Bukavu en particulier. C’est l’un des moyens facile de lutter contre la carence en protéine animale et le problème de malnutrition signalés dans la région.

C’est pourquoi nous recommandons :

  • La division de l’agriculture, pêche et élevage de la province du Sud-Kivu de s’engager entièrement dans le sens de vulgariser les conséquences de l’utilisation des engins de pêche prohibés.
  • A l’Etat, d’évaluer le stock de poissons qu’il y a dans le pays. On ne peut pas gérer ce qu’on ne connait pas.
  • A partir des données scientifiques, notre gouvernement doit organiser le statut de pêche en déterminant tous les sites d’embarcation.

Des telles suggestions une fois atteintes, la productivité des poissons dans le lac Kivu pourra augmenter et pallier même au problème d’importation massive des poissons que connait la ville.

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