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CHAPITRE II. METHODOLOGIE DU TRAVAIL

II.1  PRESENTATION DU SECTEUR BAKANO

Le secteur de Bakano est l’un des secteurs qui composent le territoire de Walikale, en province du Nord-kivu, en RDC. Il couvre une superficie de 4160 km avec une population de 3096555habitans. Le secteur de Bakano a été crée par la décision n° 79 du 05 Mai 1954 et est composé de deux groupements :

Groupement de Bakano avec chef lieu actuel Itebero avec six localités et Groupement de Bakonjo ayant comme le chef-lieu Ibanga, composé de trois localités.

Le secteur est limité :

Au nord : par la rivière Lowa et le secteur de Wanianga

      Au sud : par la rivière Hombo,en territoire de Kalehe, province du sud-Kivu.

A l’est : par la rivière  Luhoho.

A l’ouest : par la rivière Kyassa, en territoire de Punia dans la province du Maniema et le territoire de Shabunda.

Il est compris entre 0,1ʹ40, 30" latitude Sud 0,28 06ʹ 02,7 longitude situé à 50km au Nord de Walikale et à 170km de la ville de Bukavu.

Dans le secteur de Bakano,nous avons la présence d’un climat Equatorial avec deux types de saisons dont la saison de pluie et la saison sèche allant de deux mois. La température varie entre 25 et 30˚ et la pluviométrie est (RAS)

Le soleil dans le secteur de Bakano  est argilo-sabloneux et riche en matière organique.

II.4 hydrographie

L’hydrographie est l’ensemble des eaux courantes ou stables d’un lieu donné. A travers cette définition, il est bon de signaler que  le secteur de Bakano regorge plusieurs rivières dont les plus importantes sont entre autre :

  • La rivière Lowa,
  • La rivière Hombo,
  • La rivière Luhoho,
  • La rivière Kyasa qui se jette dans la rivière Losso.

II.5 Relief

Le secteur de Bakano est caractérisé par des montagnes, des collines, des plaines et des plateaux. Le sous-sol est riche en substances minérales tels que : la cassitérite, l’or, le coltan et beaucoup d’autres ressources naturelles.

II.6 Végétation

La végétation est de haute altitude caractérisée par des arbres, forets de montagnes et une savane herbeuse et boisée.

II.7 Agriculture

Dans le secteur, il ya la pratique de deux cultures à savoir : la culture vivrière sur tout  l’ensemble du secteur et la production varie selon la compagne agricole ainsi qu’à travers l’état sécuritaire  du milieu. Les  principales cultures sont le riz paddy, maïs, arachides, bananes, patates douces …    A part les cultures vivrières nous avons à coté les cultures industrielles ou pérennes qui reste la principale source   économique  à travers l’exploitation  de palmier à huile en faisant  l’e exportation dans les pays voisins  comme le Rwanda et le Burundi, l’élevage pratiqué est celui des petits bétails et des basses cours en grande partie servant pour la substance. L’élevage des gros bétails n’est pas pratiqué. A part ces activités une part de la population s’occupe du commerce informel et de l’artisanat.

II.8 Education

Le secteur de Bakano est l’un des composants du territoire de Walikale avec un nombre très réduit d’écoles y compris tout le territoire de Walikale. Il s’observe une forte déperdition scolaire car les structures d’encadrement sont très minimes et pas dans sur tout l’étendue du secteur. Il ya la présence des groupes armés qui font que les écoles ne fonctionnent pas dans un climat paisible  ce qui fait qu’aujourd’hui  le territoire de Walikale est encore le premier avec un taux de scolarisation très faible dans la province du Nord-Kivu avec 18%. Ce secteur gère depuis Septembre 2015, 103 écoles dont 66écoles primaires et 37 écoles secondaires.

II.9 Aspect développement

Il ya peu d’association et ONG de développement qui interviennent dans le secteur, ces dernières travaillent dans l’insécurité suite à la présence des groupes armés  qui déstabilisent les actions de ces ONG, la présence des conflits intercommunautaires règne une grande majorité. Ces ONG interviennent sous différents domaines d’intervention avec les appuis soit agricoles ou en vivre, nous pouvons citer entre :

 Caritas : pour l’entretien de routes de dessertes

POPOF : aménagement des  Etangs piscicoles.

ACTED :appui en non vivres et vivres  dans 1500 ménages en 2015

FODI : scolarisation et prise en charge des orphelins

CICR : protection et lutte contre le VIH/SIDA et prise en charge des déplacés de guerre.

II.10 METHODES ET TECHNIQUES UTILISEES

Bow (1960) cité par Chimanuka en 2011 définit la méthode comme étant la façon dont le groupe apprenant et les formations organisées et articulées tous les contenus pour arriver à l’objectif, en outre c’est l’organisation du message à partir des règles préétablies.

La validité d’un travail scientifique se réalise à travers quelques méthodes. Selon PINTON GRAWITZ(1971) définit la méthode comme étant l’ensemble d’opérations intellectuelles par lesquelles une discipline cherche à atteindre les vérités qu’elle poursuit, les démontrent et les vérifient, ainsi que nous avons  fait recours aux méthodes suivantes :

La méthode d’enquête

Elle se fonde sur l’interrogation des sujets soit oralement, soit par écrit. En ce qui nous préoccupe, nous  avons employé l’enquête par questionnaire  et par interview pour collecter les données et les témoignages des concernés.

TEHNIQUES

Questionnaire d’enquête

Le questionnaire administratif direct ou l’enquête même note les réponses est le mieux conseillé mais malheureusement nombreux de nos enquêtés ne savaient pas écrire. C’est ainsi qu’après la distribution des protocoles, ceux-là qui savaient répondu librement. Nous avons pris la charge d’écrire les réponses pour les analphabètes. Le questionnaire d’enquête était adressé à 96 personnes réparties dans les carrés miniers de Bakano et les habitants de secteur.

  1. L’observation directe

Elle nous a été d’une importance dans le sens que nous avons été sur terrain  voir la réalité et incidence des carrés miniers et la jeunesse du secteur de Bakano. A cet effet, nous avons procéder par :

  1. L’interview structurée

Elle part des questions verbales, elle nous a facilitée d’entrer en contact direct avec nos sujets d’enquête afin de récolter les données nécessaires et ce la au moyen d’un questionnaire d’enquête. 

  1. Le questionnaire d’enquête

Cette technique nous a permis de recueillir des opinions  des enquêtés au moyen d’un questionnaire mixte, c’est-à dire fermées et ouvertes.

  1. Caractéristiques d’échantillonnage

Univers d’enquête

L’échantillonnage est une petite quantité qu’on cible pour constituer une idée de l’ensemble vu l’impossibilité d’atteindre tout l’univers. Nous avons réalisé nos enquêtes sur un groupe d’étude  vu que le secteur de  Bakano compte 309655 habitants nous avons choisi un groupe  d’étude de 106 personnes comme échantillons. Pour constituer  cet échantillon nous avons fait recours à la formule du Prof Alain BOUCHARD dans le cours de Biométrie qui montre que lorsque  l’univers de recherche est inférieure ou égale à 1000.000habitants on le réduit en échantillon de 96 personnes avec une marge d’erreur de 10% .

Etant donné que notre champ de recherche est composé de 309655 habitants, il nous a été utile d’employer la formule ci-dessous, après la présentation du secteur de Bakano.

PT= soit  = 29    =29726880/309751 =95,97 soit  96 personnes

Marge erreur =10%

Ceci implique que 96*10/100=96-10=9 ,6 soit 10 personnes

  Echantillon =96+10= 106 personnes

II.13     Présentation de l’enquête

Notre sujet est intitulé « Incidence des carrés miniers et la jeunesse du secteur de Bakano, en territoire de Walikale »   Ce sujet mérite une enquête afin de confronter les données récoltées et d’en saisir toute signification et comprendre les champs que nous avons jugé d’étudier. Nous contactons une grande cible soucieuse du progrès du secteur.  

II.14 Univers de l’enquête et son déroulement

Notre enquête s’est déroulé dans le territoire de Walikale dans le secteur de Bakano où nous avons passé dans neuf localités malgré que la pertinence du sujet nous a poussé à aller au –de –la  de notre champs de recherche est composé de 309655 habitants nous avons choisi un groupe d’étude de 106 personnes  comme échantillon d’application en interrogeant certaines personnes sensées savoir les réalités du secteur.

C’est ainsi que les sites  miniers situés dans le secteur furent par le fait concerné et changer avec les personnes connaissant ou travaillants   dans les sites miniers sur les jeunes enfants nous préoccupé de plus.

Tableau 2 : Taille de l’échantillon

Localité

Homme/jeunes

Femmes/filles

Total

Ibiro

15

10

25

Bananingi

10

10

20

Bakano

9

7

16

Banisamasi

6

4

10

Bafuna-Bakano

8

2

10

Kiundila

5

0

5

Bananingi

4

3

7

Batulanga

3

0

3

Basengele

7

3

10

TOTAL

67

39

106

  II.15 Outil  de l’enquête ou instrument

  1. L’interview : sont des petites questions explicatives que nous posions pour éclairer le but et le bien fondé de l’enquête avant l’administration de questionnaire d’enquête.
  2. L’échantillonnage : elle nous a aidés de représenter un groupe de gens aux quels nous devrions tous limiter car on ne peut pas interviewer tout l’univers.
  3. Le questionnaire d’enquête : nous nous sommes servis d’une série des questions qui étaient reparties en deux manières :
  • Volet identification des enquêtés
  • Volet ITEMS avec 15 questions issues de l’opération des hypothèses pour la vérification.

Tableau 3. Identification des jeunes fréquentant  les sites miniers.

Ages des enquêtés

Réponses

Nombre

%

1

10-15 ans

20

18,8

2

15 à 20 ans

80

75,4

3

20 à 25 ans

6

5,6

4

25 et plus

0

0

5

  Total

106

100

Le tableau ci-haut montre que la tranche fréquentant les carrés miniers selon les enquêtés menées 20 personnes soit 18,8% ont l’âge variant entre 10 à 20, 80 jeunes soit 75,4% ont l’âge variant entre 15 à 20 ans, tranche  constituant  un grand nombre majoritaire d’enfants travaillant dans les mines tandis que 5,6% ont l’âge de 20 à 25 ans.  

Tableau 4.  Nombre d’enfants fréquentant et ne fréquentant pas l’école dans les ménages visités

Réponses

Nombre

%

1

Scolarisés

60

56,6

2

Ont abandonnés les études

46

43,3

3

    Total

10

100

Il vient de montrer que dans les villages visités nous avons identifiés 60 ménages soit 56,6 % dont leur enfant sont  scolarisés mais suite à l’incapacité des parents certains ont laissé les études  tandis que 46 ménages autres soit 43,3% sont les enfants ne fréquentant pas l’école par manque des moyens et faibles revenus des ménages

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