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CHAP II MILIEU ET METHODES

II.1. Etude du milieu

II.1.1. Aspects géographiques

II.1.1.1. Localisation

                        Le groupement de Mumosho est situé au Sud-Est de la chefferie et du territoire de Kabare avec une superficie de 2.400ha soit 24 km². Il est l’un de 14 groupements composant le territoire de Kabare. Ce groupement à 4 localités à savoir : Mumoshocentre, Mandwe, Igaza et Nyantende.

Il est limité :

  • Au nord par le groupement de Mudusa séparé par le ruisseau de naciderha ;
  • Au sud par le groupement de Karhongo ;
  • A l’Est par la rivière RUZIZI qui le sépare de la République Rwandaise ;
  • A l’Ouest par le groupement de Lurhala, Kamisimbi et Karhongo tous en territoire de Walungu.

II.1.1.2. Relief et sol

                        Le groupement de Mumosho a un relief accidenté qui est constitué d’une succession de colline, dont l’altitude varie entre 500 et 100 m. celle les collines d’ihemba, d’ihasi de cirhinja de Kabanda…

L’on trouve des plateaux entre ces collines, tels plateaux de Mumosho centre, de Bulumba-Igara, de Mandwe.

                        Le sol est constitué principalement par des collées des laves basaltiques recouvertes à certaines places par des trachytes (VERMEERSH, R : et allii, 1952).

L’altération de ces roches a donné naissance à une argile rougeâtre assez caractéristique l’on trouve d’ailleurs en certaines en droits,  en mélange avec des blocs de basalte et de trachyte en voie de décomposition.

Les basaltes trouvés contiennent souvent des divines et d’almagnétisé. Le plateau de Mumosho centre est un bel exemple d’argile provenant de l’altération des basaltes purs. Cette argile se trouve sur le plateau de Bulumba-Igaza et par fois aussi à Mandwe. Les roches trachytiques se trouvent sur les collines Nyengo, Chirhinja et Ihemba où les blocs roulés sont fréquents. L’on trouve du quart sur une partie de la colline Ihemba.

                        Les marais ou bas fonds sont formés généralement des terres pluvionaises. Il en est de même de la vallée de la rivière RUZIZI.

II.1.1.3. Climat et végétation

                        Les groupements de Mumosho jouit d’un climat tropical d’altitude à deux saisons, à savoir : la saison des pluies qui va de septembre à mais et la saison sèche qui va de juin à août de chaque année.

                        Le maximum des pluies se situe en novembre, décembre, février et mars. La température moyenne, quant à elle, oscile entre 20 et 22°C. Les ¾ des terres tant arables sont couvertes des bananerais et cela surtout aux alentours des habitations. La végétation naturelle qui était constituée des arbres et des graminées n’existe plus. Cela a été abattu par la main de l’homme. Il existe maintenant une végétation artificielle composée des plantations d’eucalyptus et quinquina. Il s’agit des plantations qui datent de l’époque coloniale et qui sont gérées actuellement par la société pharmakina. Il y a lieu de noter que les habitants de Mumosho disposent de petits boisements d’eucalyptus.

II.1.1.4. Hydrographie 

                        L’hydrographie de Mumosho comprend un certain nombre de rivières et des ruisseaux dont toutes les eaux sont drainées par la rivière RUZIZI. Au sud nous avons la rivière Nakamira, ou Bishalalo au Nord, la rivière Lushamwa ouNakabongola, qui devient Mugogo. A côte de ces rivières et ruisseaux, l’on note la présence de plusieurs sources d’eau potable et non potable dans le groupement : Munda, Nkerhe, Cigogo, Narubuye, Mufa, MulekaIsharhu…

Pour ce qui est de l’eau potable, à part quelques sources aménagées, nous signalons l’existence des 45 bornes fontaines dont bénéficie la populations de Mumosho centre grâce à l’adduction gravitaire de la source MANYOGOLE en groupement voisin de Kamisimbi. C'est-à-dire plus bas avant qu’elle ne se jette dans la rivière RUZIZI.

Tableau 1 : Statistique de la population suivant les localités de Mumosho

Localité

Hommes

Femmes

Garçons

Filles

Total

%

Mumosho centre

3686

3706

3764

3857

15013

36,3

Mandwe

2693

2724

2778

2859

11054

26,7

Igaza

897

922

1095

2108

4996

12,0

Nyantende

2469

25570

2582

2658

10279

24,8

Total

9745

9922

101193

11482

41342

99,8 = 100

Pourcentage

23,5

23,9

24,6

27,7

99,9 = 100

Source : Rapport du Bureau de l’Etat-civil,2011

II.1.2. Aspects historiques et politico-administratifs

                        Le groupement de Mumosho fait partie intégrante de la chefferie de Kabare depuis des temps immémoriaux, jusque vers la fin du 19e siècle, il était divisé en 15 villages. A la tête des quelles se trouvent encore des Barhambo dépendant soit du Mwami Kabare, soit de son représentant, le Murhwali LUHOGO. Ces villages portent un nom qui a perdue jusqu’à présent bien que ne correspondant plus à l’ancienne délimitation. Ces villages sont : Nshimbi, Mufa, Ishungu, Bulumba, Burhembo, Chiriji, Nyamurhuza, Kasheke, Kavumba, Mushadu, Chinkonga, Cishugi, Kabanda, et Cindundu.

                        D’autres villages seront crées par la suite conformément à la volonté de Mwami ou celle du Murhwali, Lukugu ou de ses descendant. Actuellement, ils sont au nombre de 58 (VERMEERSCH, R et allii, 1952). De 1870 à 1890, tous les chefs de villages dépendaient du point foncier du notable LUHUGO. De 1890 à 1921le notable foncier LUHUGO est remplacé par CHIRABA CAMAKOMBE.

De 1921 à 1937, il n’existait plus de notable foncier étant donné que le chef NTABAZA avait un rôle purement politique. C’est donc directement au Mwami Kabare RUGEMANIZI que les chefs des villages versaient le Kalanzi et toutes les redevances foncières coutumières. 

De 1937 à 1945, les chefferies de Kabare et de Ngweshe sont réunies sous l’égide du Mwami Ngweshe MAFUNDWE et MUHIGIRHWA à la suite de la délégation du Mwami Kabare à Léopoldville en 1937. Le mwami Ngweshe MAFUNDWE plaça son fils MWENDANGA comme notable foncier à Mumosho.

                        A partir de 1945, c’est la séparation de deux chefferies après la mort subite et successive de Bami MAFUNDWE et MUHIGIRWA à Kabare. Vont en suite l’avènement du Mwami MPOZI conneille à la tête de la chefferie de la Kabare. Les Bashamuka de Mumoshodépendaient une nouvelle fois directement  du Mwami car le notable KAGIZI qui avait remplacé MWENDANGA ne remplissait que les fonctions politiques.

                        Donc, comme on le voit, en 50 ans, le Bashamuka de Mumoshoavaietn chargé 5 fois de suzerain. Ils ont ainsi versé chaque fois, soit le Kalinzi, soit le Mushigo, plus les redevances foncières habituellement. Le ntulo et le Butumishi.

II.1.3. Aspects socioculturels

II.1.3.1. La société

                        Le groupement de Mumosho est peuplé de 41342 habitants ceux-ci appartiennent presque tous au tribut des Bashi après un métissage séculaire entre le Bashi et le Batwa. L’on ne parle plus de ces différenciations sociales à Mumosho. L’on ne parle tous court des Bashi. On note la présence de quelques minorités de Barega et des Babembe qui sont un ancien travailleur de la pharmakina et qui ont acheté des espaces de terres de ce groupement.

II.1.3.2. L’éducation

                        L’administration tout coloniale que républicaine a crée plus d’écoles primaires à Mumosho que d’écoles secondaires. Le groupement compte 13 écoles primaires et 7 écoles secondaires qui fonctionnent avec un effectif non négligeable d’enseignants et élèves dans des locaux en matériaux durables et mur en bois mais aussi il y a des centres d’alphabétisation implantée par l’action sociale en faveur des exploitants des marais ASEMA en sigle.

Nous pouvons les présenter dans le tableau ci-après :

Tableau 2 : Ecoles primaires dans le groupement de MUMOSHO

LOCALITES

ECOLES

GARÇONS

FILLES

TOTAL

ENSEIGNANTS

01

MUMOSHO CENTRE

EP ITUGUTA

EP VICTORY CHURCH

EP BUREMBO

EP ORHEBU

EP NYAMURHOZA

359

209

192

133

162

314

195

183

117

171

673

404

375

250

334

19

8

11

7

9

S/TOTAL

1056

980

2036

54

02

MANDWE

EP FORCE UPENDO

EP KALAGANE

EP IHASI

EP KABANDA

EP ORPHLINAT

EP KWINAMA

201

281

140

171

102

148

193

243

166

117

108

274

394

523

306

288

210

522

9

10

9

8

7

7

S/TOTAL

1043

1101

2243

50

03

IGAZA

EP KWINAMA II

103

91

194

5

S/TOTAL

103

91

194

5

04

NYANTENDE

NYANTENDE

657

590

1247

23

S/TOTAL

657

590

1247

23

TOTAL

2859

2762

5720

132

  Source: Bureau de l’Etat civil groupement de Mumosho

                        Quant au domaine éducatif il y a lieu d’évoquer les nombres des jeunes analphabètes est de plus au moins 40% et reste important car ils fuient l’école pour aller creuser de l’or et faire le commerce ambulatoire, le fait loin de leur village.

La localité la plus éducative est celui de Mandwe avec 1043 garçons scolarisés est 1101 filles scolarisées suivies de la localité de Mumosho centre avec 1056 garçons et 980 filles, en suite Nyantende avec 657 garçons et 1247 filles en fin IGAZA avec 103 garçons et 91 filles scolarisées à l’école primaire.

Tableau 3 : Ecoles secondaires dans le groupement de Mumosho          

Localités

Ecoles

Garçons

Filles

TOTAL

ENSEIGNANTS

01

MUMOSHO CENTRE

INST PIERRE

INST DE MUMOSHO

INST VICTORY CHURCH

INST BURHEMBO

200

112

17

118

191

96

19

104

391

208

36

222

12

9

6

10

S/TOTAL

447

410

857

37

02

MANDWE

INST. KALAGANE

INST ETAVE

197

52

204

44

401

96

14

5

S/TOTAL

249

248

497

19

03

-

-

-

-

-

-

04

NYANTENDE

INST NYANTENDE

526

251

777

30

S/TOTAL

526

251

777

30

Source : Bureau de l’Etat civil du groupement de Mumosho

                        Nous constatons que parmi ces 3 localités, la localité de Nyantende est plus éducative 526 garçons et 251 filles à l’école secondaire suivie de la localité de Mumoshocentre avec 447 garçons et 410 filles à l’école secondaire et que la localité d’IGAZA n’a pas d’école secondaire.

II.1.3.3. Santé

                        Deux dispensaires existaient dans le groupement de Mumosho depuis l’époque coloniale. Il s’agit du dispensaire de l’Etat d’Ishangu et ce de protestant de Burhembo. Après l’indépendance, cinq autres dispensaires de Cirhegerha, d’Ituguta, de Kalagane, de Mandwe et Nyantende ce dernier est déjà au stade d’un hôpital général de référence géré par l’Eglise catholique. Il est aussi à noter la présence d’un dispensaire de la pharmakina, de 3 postes de secours de la croix rouge et de 3 pharmacies rivées. Les maladies les plus fréquentes à Mumosho sont : le paludisme, les verminoses, les gastro-entirités pour les enfants, la fièvre typhoïde.

Tableau 5 : Rapport annuel l’an 2007 sur la section de santé résidant dans le groupement de Mumosho.

LOCALITES

C. SECOURISTE

C. SANTE

P. SANTE

H.G.R

MOMOSHO CENTRE

C.S. ITUGUTA

C.S CIREGERHA

P.S BURHEMBO

P.S. NYAMURHAZA

MANDWE

1

C.S. KABANDA

C.S. KALAGANE

P.S MANDWE

IGAZA

-

-

-

NYANTENDE

1

C.S. NYANTENDE

H.G.R NYANTENDE

Source : Bureau poste d’encadrement de Mumosho

II.1.3.4. Religion

                        Deux églises se partagent la population du groupement de Mumosho. D’abord l’Eglise catholique et en suite les églises protestantes sans oublier la présence de quelques sectes : les témoins de Jéhovah et les églises du réveil. Mais, ces églises n’ont pas atteint tous les coins et recoins du groupement où il y a quelques animistes que les chrétiens appellent par mépris, les païens. Ceux-ci continuent à pratiquer la religion traditionnelle des Bashi qui croient en un Dieu suprême appelé Nyamuzinda qui a un messager en la personne de lyangombe à l’auto-consommations familiale.

                        Le calendrier agricole du groupement de Mumosho à l’instar de tous les milieux tropicaux, comprend deux compagnes : la première campagne agricole qui va de septembre à janvier et la deuxième qui va de février à juin de chaque année.

                        La société pharmakina dispose des plantations de quinquina à Mumosho est emploie une main-d’œuvre locale. Sa filiale, l’ALIMENKINA s’occupe du secteur alimentaire notamment avec la construction et l’exploitation des étangs piscicoles.

Tableau 6 : Calendrier agricole du groupement de Mumosho

Culture/

Mois

J

F

M

A

M

J

JL

A

S

O

N

D

Haricot

L+R

L

S

E

E

R

R+L

L

L+S

S

E

E

Manioc

E

E

-

-

E

E

R

R

L

S

S

S

Maïs

R

R

S

E

E

-

R

L

L

S

E

E

Sorgho

R

-

-

-

-

L

L

S

E

E

-

R

Patate douce

R

-

-

-

-

L

L

S

E

E

-

R

Canne à sucre

L

E

E

R+E

R+E

R

R+E

R+E

R+E

-

R+E+

S+E

R+E+

S+E

 Source : Rapport des agronomes de groupement de Mumosho, exercice 2001

Légende : R : Récolte, L= Labour, E= Entretien, S= semis

Toutes ces plantes dépendent de la pluie. Le retard de la pluie ou l’avancée de la saison sèche ou même la perturbation climatique en milieu d’une année peut modifier ce calendrier.

II.1.4.2. Elevage

                        La population s’adonne à l’élevage du gros et du petit bétail malgré les multiples pillages des groupes armés de 1998 à 2005 : interahamwe, troupes de l’AFDL, troupes du RCD, troupes de FARDC malgré cela, la population du groupement de Mumosho continue à élever mais à petite échelles des vaches, des chèvres, des moutons, des porcs, des poules, des lapins, des canards et de cobayes, pigeons.

Les produits de l’élevage servent pour les transactions commerciales ou dans les cérémonies de mariage. Le manque de pâturages est aussi à mettre parmi les facteurs de régression de l’élevage dans le groupement de Mumosho. La divagation des bêtes est source des conflits entre éleveurs et agriculteurs à la suite des fréquents ravages des cultures par les animaux domestiques.

Tableau 7 : Statistiques des animaux domestiques à Mumosho

LOCALITE

Etangs

Vaches

Chèvres

Moutons

Porcs

Lapins

Poules

Cobayes

Pigeons

MUMOSHO

17

300

409

27

273

141

1453

1541

30

MANDWE

10

296

501

85

460

262

1056

1255

5

IGAZA

5

116

300

20

108

90

501

628

-

NYANTENDE

10

170

307

27

116

159

850

642

40

TOTAL

42

882

882

159

957

652

3860

4066

75

Source : Rapport des vétérinaires de groupement de Mumosho

Nous constatons que la vache qui faisait la fierté au Bushi n’existe presque ou non pour certains l’élevage de bovins est marque par une régression très notoire liées diverses causes notamment : les pillages répétés par les bandits armées, l’absence d’encadrement technique. L’élevage de porcs est plus pratique aujourd’hui, car il est très prolifique et c’est une source de revenu et de fumer. Il est élevé en stabulation.

II.1.4.3. Commerce

                        La population de Mumosho vend ses produits agricoles et de l’élevage soit au marché de Kasihe dans le groupement de Mudusa soit au marché de Munya dans le groupement de Karhongo/Nyangezi. L’argent gagné grâce à cette vente sert pour l’achat des produits artisanaux ou manufacturés au grand marché de Kadutu : habits, savons, cahiers, souliers, casseroles et même des denrées alimentaires : riz, haricots,…

                        Les commerçants de Mumosho revendent ces produits artisanaux, manufacturés ou alimentaires au marché local appelé justement marché de Mumosho. Ce marché de Mumosho. Ce marché est situé à côté des bureaux du secteur de la pharmakina et du secteur catholique d’Ituguta. Ses produits qui ne sont pas vendus dans ce marché central de Mumosho sont transportés dans des petits marchés de villages tel que les marchés de Mujenjeka, de Kalagane, de Kabanda ou étales le long de la route principale « BUKAVU-NYANGEZI »

II.1.4.4. Artisanal

                        L’on note présence d’un certain nombre de travailleurs et de menuiserie. Ces ateliers sont fréquentés généralement par les jeunes qui veulent être à la mode vestimentaire ou équiper leur maison en tôles par des meubles fauteuils, divans, chaises, tabourets…

                        Les jeunes de Mumosho s’adonnent également au tissage des tapis et des cordes en sisal sans oublier la pratique des briqueteries dans les marais et l’extraction des pierres et des moellons dans la carrière de Nyantende.

II.1.4.5. Transport et communication

                        Le groupement de Mumosho regorge des routes tracées par le Mwami corneille MPOZI de 1944 à 1960 (Archives du poste d’encadrement Administratif de Mumosho dossiers Routes p.26). Il s’agit des routes d’intérêts secondaires reliant les sous groupements et les localités ou villages entres eux. Ces routes secondaires ont pour point de départ la route principale qui traverse tout le groupement de Mumosho du sud ou Nord. Il est question de la route Bukavu-Nyangezi, Kamanyola-Uvira. Cette route joue un rôle capital dans désenclavent du groupement de Mumosho. Malgré l’Etat défectueux des routes secondaires du groupement de Mumosho, elles servent aux échanges entre le sous groupements et les différents villages qui les constituent.

II.2. PROCEDURE DE COLLECTE ET ANALYSE DES DONNEES

II.2.1. Méthodes

  • La méthode historico-comparative : cette symbiose des méthodes nous a permis de suivre l’évolution des événements du passé ayant trait à l’érosion et d’autres dégâts liés à la vie socio-culturelle.
  • La méthode descriptive : cette méthode nous a aidé dans la description des données récoltées au cours de l’enquête. Pour dégager les problèmes de l’érosion en vue de préconiser des mesures visant à lutter contre l’érosion ; elle nous a en plus permis de décrire le groupement de Mumosho.
  • Méthode analytique : cette dernière nous a aidé à identifier, à comprendre et à porter un jugement critique sur les problèmes que pose l’érosion aux terres arables afin de proposer des mesures palliatives capable de sauvegarder ces terres arables.

En autre, cette méthode nous a servi d’outil d’analyse des résultats de notre recherche.

  • Méthode statistique : celle-nous permis non seulement de récolter les données mais aussi de les interpréter. Et ces données sont quantitatives et qualitatives.

II.2.2. Techniques

  • L’observation participation : nous a été une source d’idées nouvelles pour cette étude par le fait qu’elle nous a directement mise en contact avec les réalités de notre aire d’étude où nous avons vu population animée pour la lutte anti-érosive.
  • La documentation : A enrichi nos investigations par la lecture des TFC, mémoires, rapport, ouvrages, revues et autres publications afin d’une compréhension des problèmes de l’érosion et niveau d’implication de la population face à la lutte contre l’érosion.
  • Interview : Réalisée sous forme de causerie, elle nous a permis d’exploiter nos relations de face à face avec les sujets d’enquête et obtenir ainsi les informations pouvant combler les lacunes tant de l’observation que de la documentation.
  • L’enquête : nous a permis de recueillir les divers renseignements sur la situation prélevant à Mumosho. Nous avons administré le questionnaire d’enquête aux ménages du groupement de Mumosho.
  • L’échantillonnage : l’échantillon est un modèle représentatif de la population à étudier qui représente les mêmes caractéristiques que celles de la population mère. Le recours aux procédes de l’échantillonage permet de n’étudier qu’une fraction de la population considérée et tirer cependant de cette étude de conclusions valables pour la totalité de la population (MINO P.cité par MWEMA, 2004). C’est ainsi que pour mener notre enquête, nous nous sommes servit d’un échantillon de 155 ménages soit 3% de l’effectifs moyen de la population totale. Selon l’OMS. La population étant de 41342 habitants. Pour l’OMS : l’effectif moyen de ménages =

8 est le nombre moyen de personnes par ménage. En remplaçant cette formule par sa valeur, nous obtenons :

 = 5168

Tableau 8 : Répartition de l’échantillon selon les localités

LOCALITE

Effectifs

%

Mumosho centre

Mandwe

Igaza

Nyantende

41

38

38

38

26,5

24,5

24,5

24,5

TOTAL

155

100

Source : Enquêtes sur terrain

                        Nous avons enquêté sur 155 ménages, 41 dans Mumosho centre, 38 dans Mandwe, 38 dans Igaza et 38 autres à Nyantende.

Tableau 9 : Répartition de l’échantillon selon le sexe

LOCALITE

SEXES

Masculin

%

Féminin

%

Mumosho centre

Mandwe

Igaza

Nyantende

18

17

18

22

24

22,7

24

29,3

23

21

20

16

28,7

26,3

25

20

TOTAL

75

100

80

100

Source :Enquêtes sur terrain

                        Nous avons enquêté plus des femmes (80) que les hommes (75) les femmes se bornent plus à l’agriculture qu’à d’autres activités pratiquées dans ce milieu.

Tableau 10. Classe d’âge de l’échantillon

LOCALITE

Age

TOTAL

18-22 ans

23-27ans

28-32 ans

33-37 ans

 

Mumosho centre

Mandwe

Igaza

Nyantende

18

5

7

6

10

7

9

7

16

12

14

11

3

7

3

8

4

7

5

6

TOTAL

26

33

53

21

22

155

%

16,8

21,3

34,2

13,5

14,2

100

Source : Enquête sur terrain

                        Pour ce qui concerne l’âge, nous avons fortement travaillé avec les personnes dont l’âge varie entre 28 et 32 ans (34,2%), suivi de celles de 23 et 27 ans (21,3%) et celles de 18 et 22 ans (16,8%), puis l’âge de 38 et plus, en fin celles 33 et 37 ans (13,5%).

Tableau 11 : Etat civil

Localité

Célibataire

Marié

Séparé

Veuf (ve)

Total

Mumosho centre

Mandwe

Igaza

Nyantende

10

13

11

7

22

17

26

28

2

3

0

1

7

5

1

2

TOTAL

41

93

6

15

155

%

26,5

60

3,9

9,6

100

Source : :Enquêtes sur terrain

                        Partant de ce tableau, nous avons enquêté 26,5% de célibataires, 60% marié (e), 3,9% séparé et enfin, 9,6% de veufs.

Tableau 12 : Taille du ménage

Localité

Célibataire

Marié

Séparé

Veuf (ve)

Total

Mumosho centre

Mandwe

Igaza

Nyantende

17

21

19

14

20

13

13

22

3

4

4

2

1

0

2

0

TOTAL

71

68

13

3

155

%

45,8

43,8

8,4

2

100

Source : Enquête sur terrain                                                                                                                                                                                                                                                        

                           Au  vu de ce tableau, nous constatons que bon nombre de ménages ont plus de 1 à 5 enfants et moins de ménages ont 18 enfants et plus.

Tableau 13 : Niveau d’étude

Primaire

Co

D4

D6

G3

L2

Mumosho centre

Mandwe

Igaza

Nyantende

15

17

27

35

4

6

5

4

8

11

4

15

12

4

2

13

2

0

0

7

0

0

0

4

TOTAL

64

19

28

31

9

4

%

41,3

12,2

18

20

6

2,5

Source :Enquêtes sur terrain

                        Il ressort de ce tableau, que 64 sur 155 enquêtés, soit 41,3% sont de niveau d’étude primaire, 12 soit 12,2 de niveau d’étude C.O, 28 soit 18% de niveau d’étude D4, 31 soit 20% de niveau d’étude D6, 9 soit 6% de niveau de G3, enfin 4 soit 2,5% sont de niveau d’étude L2.

Tableau 14 : Ancienneté dans la localité 

Localité

Ancienneté

Total

1 à 4 ans

5 à 9 ans

10 à 14 ans

15 ans et plus

Mumosho centre

Mandwe

Igaza

Nyantende

3

2

2

3

12

2

11

16

6

11

4

15

20

23

21

4

TOTAL

10

41

36

68

155

%

6,5

26,5

23,2

43,8

100

Source : Enquête sur terrain

                        Départ ce tableau, nous remarquons que sur 155 enquêtés, l’ancienneté de 4 ans sont d’un effectif de 10 soit 6,5%, l’ancienneté de 9 ans sont d’un effectif de 41 soit 26,5%, l’ancienneté de 14 ans effectif de 36 soit 23,2% et enfin 15ans et plus sont d’un effectif de 68 soit 43,8%.

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